LIVRE I
montre que pour le besoin. Pourquoi les raretés de ce séjour, si on ne lui permettoit de s'en faire honneur? car à son égard ce n'étoit plus rar^és : rémail des parterres, celui des prés , et celui des pierreries , comniençoient à lui être égskux; leur différence ne dépendoit plus que des yeux d*autrui. II ne falloit pas blâmer une ambition dont elle avoit pour exemple tout ce qu'il y a de plus grand au monde. Les rois se iriaisent à étaler leurs richesses , et à se montrer quelquefois avec Tédat et la gloire dont ils jouissent. Il n'est pas jusqu'à Jupiter qui n*en fasse autant. Quant à elle, cela luiéloit interdit, bien qu'elle en eût plus de besoin qu'aucun autre : car, après les paroles de l'orade, quelle croyance pouvoit-on avoir de l'état de sa fortune? point d'autre , sinon qu'elle vivoit enfermée dans quelque repaire, où elle se nourrissoit de la proie que lui apportoit son mari , devenue compagne des ours : pourvu qu'encore ce même mari eût attendu jusque-là à la dévorer. Qu'il avoit intérêt, pour son propre honneur, de détruire cette croyance, et qu'elle lui en parloit beaucoup plus pour lui que pour elle; quoique, à dire la vérité, il lui fût fôcheux de passer pour un objet de pitié, après avoir été un objet d'envie. Et que savoit-elle si ses parents n'en étoient point morts , ou n'en mourroient point de douleur? Si ses sœurs l'aimoient, pour(|uoi leur laisser ce déplaisir? Et si elles avoicnt d'autres sentiments , y hvoit-il un meilleur moyen de les punir (|ue de les rendre témoins de sa gloire? C'est en substance ce que dit Psyché.
Son époux lui repartit : Voila les meilleures raisons du monde ; mais elles ne me persuaderoîent pas, s'il m'étoit libre d'y résister. Vous êtes tombée justement dans les trois défauts qui ont le plus accoutumé de nuire aux personnes de votre sexe, la curiosité, la vanité, et le trop d'esprit. Je ne réponds pas à vos arguments, ils sont trop subtils; et puisque vous voulez votre perte , et que le destin la veut aussi , je vais y mettre ordre, et commander au Zéphyre de vous ap|)orter vos sœurs. Plût au sort qu'il les laissât tomber en chemin !
Non, non, reprit Psyché quelque peu piquée, puis(|ue leur visite vous déplaît tant , ne vous en mettez plus en peine : je vous aime trop pour
vous vouloir obliger à ces complaisances. Vous m'aimez trop ! repartit l'époux ; vous , Psyché, vous m'aimez trop , et comment voulez-vous que je le croie? Sachez que les vrais amants ne se soucient que de leur amour. Que le monde parle, raisonne, croie ce qu'il voudra; qu'on les plaigne, qu'on les envie, tout leur est égal, c'est-à-dire indifférent.
Psyché l'assura qu'elle étoit dans ces sentiments ; mais il ialloit pardonner quelque chose à sa jeunesse , outre l'amitié qu'elle avoit toujours eue pour ses sœurs ; non qu'elle insistât davantage sur la liberté de les voir. En disant qu'elle ne la demandoit pas , ses caresses la demandoient, et l'obtinrent enfin. Son époux lui dit qu'elle possédât à son aise ces sœurs si chéries ; qu'afin de lui en donner le loisir, il demeureroit quelques jours sans la venir voir. Et sur ce que notre héroïne lui demanda s'il trouveroit bon qu'elle les régalât de quelques présents : Kon seulement elles, lui dit l'époux, mais leur famille, leur parenté. Divertissez-les comme il vous plaira; donnez-leur diamants et perles; donnez-leur tout, puisque tout vous appartient. C'est assez pour moi que vous vous gardiez de les croire. Psyché le promit , et ne le tint pas.
Le monstre partit, et quitta sa femme plu& matin que de coutume : si bien qu'y ayant encore beaucoup de chemin à faire jusqu'à l'aurore , notre héroïne en acheva une partie en rêvant à la visite qu'elle étoit près de recevoir, une autre partie en dormant. Et à son lever elle fut tout étonnée que les nymphes lui amenèrent ses sœurs. La joie de Psyché ne fut pas moindi*e que sa surprise : elle en donna mille marques, mille baisers, que ses sœurs reçurent au moins mal qu'il leur fut possible, et avec toute la dissimulation cl^nt elles se trouvèrent capables. Déjà l'onvie s'éloit emparée du cœur de ces deux [tersonnes. Comment! on les avoit fait attendre que leur sœur fût éveillée ! Étoit-elle d'un autre sang? avoit-elle plus do mérite que ses aînées? Leur cadette être une déesse , et elles de chétives reines ! La moindre chambre de ce pakiis valoit dix royaumes comme ceux de leurs maris ! Passe encore pour (li^ riche^sses, mais de la divinité, c'éloittrop. lié quoi ! les mortelles n'étoient pas dignes de la servir ! on voyoit une douzaine de nymphes à
LES AMOURS DE PSYCHÉ
l'entour d'une toilette , à Tentour d'un brodequin : mais quel brodequin ! qui valoit autant que tout ce qu'elles avoient coûté en habits depuis qu'elles étoient au monde. C'est ce qui rouloit au cœur de ces femmes , ou pour mieux dire de ces furies : je ne devrois plus les appeler autrement.
Cette première entrevue se passa pourtant comme il faut, grâce à la franchise de Psyché et à la dissimulation de ses sœurs. Leur cadette ne s'habilla qu'à demi, tant il tardoit à la belle de leur montrer sa béatitude ! Elle commença par le point le plus important , c'est-à-dire par les habits, et par l'attirail que le sexe traîne après lui. Il étoit rangé dans des magasins dont à peine on voyoit le bout : vous savez que cet attirail est une chose infinie. Là se rencontroit avec abondance ce qui contribue non seulement à la propreté, mais à la délicatesse : équipage de jour et de nuit, vases et baignoires d'or ciselé, instruments de luxe; laboratoires, non pour les fards : de quoi eussent-ils ser\î à Psydié, puisque l'usage en étoit alors inconnu? L'artifice et le mensonge ne régnoicnt pas comme ils font en ce siècle-ci. On n'avoit point encore vu de ces femmes qui ont trouvé le secret de devenir vieilles à vingt ans et de parottre jeunes à soixante, et qui, moyennant trois ou quatre boîtes , l'une d'embonpoint , l'autre de fraîcheur, et la troisième de vermillon , font subsister leurs charmes comme elles peuvent. Certainement l'Amour leur est obligé de la peine qu'elles se donnent. Les labomtoires dont il s'agit n'étoient donc que pour les parfums : il y en avoit en eaux , en essences, eu poudres, çn pastilles , et en mille espèces dont je ne sais pas les noms , et qui n'en eurent possible jamais. Quand tout l'empire de Flore, avec les deux Arables, et les lieux oii nait le baume, seroient distillés, on n'en feroit pas un assortiment de senteurs comme celui-là. Dans un autre endroit étoient des piles de joyaux, ornements et chaînes de pierreries , bracelets, colliers, et autres machines qui se fabriquent à Cythère. On étala les filets de perles; on déploya les habits chamarrés de diamants : il y avoit de quoi armer un million de belles de toutes pièces. Non que Psyché ne se pût passer de ces choses , comme je l'ai déjà dit ; elle n'étoit
pas de ces conquérantes à qui il faut un pea d'aide : mais , pour la grandeur et pour la forne, son mari le vouloit ainsi.
Ses sœurs soupiroient à la vue de ces objets : c'étoient autant de serpents qui leur rongeoîeBt l'ame. Au sortir de cet arsenal, elles furent menées dans les chambres, puis dans lesjardins;cl par-tout elles avaloient un nouveau poison. Une des choses qui leur causa le plus de dépit fut qu'en leur présence notre héroïne ordoni aux zéphyrs de redoubler la fraîcheur ordinait de ce séjour, de pénétrer jusqu'au fond des bois, d'avertir les rossignols qu'ils se tinssent prâu, et que ses sœurs se promèneroient sur le soir en un tel endroit. H ne lui reste , se dirent lei sœurs à l'oreille, que de commander aux saisons et aux éléments.
Cependantles nymphes n'étoient pas inutiles: elles préparoient les autres plaisirs, chacune selon son office; celles-là les collations, cellesci la symphonie; d'autres les divertissements de théâtre. Psyché trouva bon que ces dernières missent son aventure en comédie. On y jooa les plus considérables de ses amants, à l'exception du mari, qui ne parut point sur la scène: les nymphes étoient trop bien averties pour le donner à connoître. Mais, comme il falloit ime conclusion à la pièce , et que cette mndusioD ne pouvoit être autre qu'un mariage, on fit épouser la belle par ambassadeurs ; et ces ambassadeurs furent les Jeux et les Ris : mais on ne nomma point le mari.
Ce fut le premier sujet qu'eurent les deux sœurs de douter des charmes de cet époux. EUes s'étaient malicieusement informées de ses qualités , s'imaginant que ce seroit un vieux roi, qui , ne pouvant mieux , amusoit sa femme avec des bijoux. Mais Psyché leur en avoit dit des merveilles; qu'il n'étoit guère plus âgé que la plus jeune d'entre elles deux ; qu'il avoit la mine d'un ftlars , et pourtant beaucoup de douceur en son procédé; les traits du visage agréables; galant, sur-tout. Elles en seroient juges ellesmêmes : non de ce voyage, il étoit absent ; les affaires de son état le retenoicnt en une province dont elle avoit oublié le nom; au reste, qu'elles se gardassent bien d'interpréter Foracle à la lettre : ces qualités d'incendiaire et d'empoisonneur n'étoient autre chose qu'une
ii{fme r|u'clle leur pxpliqiicroit quelque jour, quand )es affoires de son époux le lui permct- Iroicnt.
Les deux soeurs écoutoienl ces choses avoc I chQfrrin qui alloit jusqu'au désespoir. Il fallut pourtant se conlraindre pour leur honneur, H i poursc conserver quelque créance en l'esde leur cadette : cela leur étoit nécessaire le dessein qu'elles avoient. Les maudites fi'éloient pt-oposcr de tenter toutes sortes moyens pour engager leur sœur à se perdre , |0oit en lui donnant de mauvaises impressions de son man, soit en renouvelant dans son urne souvenir d'un de ses amants.
Huit jours se passèrent en divertissements lolînuels , à toujoui's chanfrer : nos envieuses I gardoient bien de demander deux fois une éme chose; c'eût été faii-eplaiurà teursœur, ri, de son cAte, les accabloit de caresser, oins elle» avoient lieu de s'ennuyer, et plus less'ennuyoîent. Ellesauroienl pris congé dés second jour, sans b curiosité de voir co mari , l'eflcs ne croyoicnt ni si beau ni si aimable te disoit Psyché. Beaucoup de raisons le leur boient juger de la sorte : premièrement les iroles de l'oracle; cetlc prétendue absence, li se rencontroil justement dans le temps de ur visite; celle province dont Psyché avoil iblic le nom; l'embarras oii elle étoit en parùl de son mari : elle n'en parloit qu'en hésiint, étant trop bien née et titip jeune pour pouvoir mentir avec assurance. Ses sœurs faî- •cnent leur profit de tout. L'envie leur ouvrotl les yeux : c'est un démon qui ne laisse rien Miâpper, et qui tire conséquence de toutes c(io«es, aussi bien que la jalousie.
Au bout des huit jours, Psyché conj^ta ses ibtees avec force dons et prières de revenir : qu'on ne les feroil plus attendre comme on avoit Adt: qu'elle tâcheioît d'obtenir de son mari qne les dragons fussent enchaînés; qu'aussitôt 'qa'elles oeroient arrivées au pied du rocher on les enlèveroit au sommet, soit le Zéj)hyre en pcrsoime, soit son haleine : elles n'aurmeut qu'à s'abandonner dans les airs, ijes présents que leur fit Psyché furent des essences et des pierreries, force raretés à leurs maris, toutes sortes de jouets à leurs enfants; quant aux personnes .^|pnl ta belle tenoii le jour, deux fioles d'un
éliiir capable de rajeunir la vieillesse mAme.
Les deux sieurs parties, et le mari revenu, Psyclié lui conta tout ce qui s'éioit passé, oi Ift reçut avec les caresses que l'absence a eoutumer' de produire entre nouveaux maiiés , si bien que le monstre , ne trouvant point t'aroour de sa femme diminué ni sa curiosité acciuf, se mit en l'esprit qu'en vain il craignoil ses sœurs, se laissa tellement persuader, qu'il agréa ~ visites , et donna les mains à tout ce que voul sa femme sur ce sujet.
Les sœurs ne trouvèrent pas à propos de vêler ces merveilles: c'eût été contribuer elh mêmes ù la gloire de leur cadette. Elles dii que leur voyage avoit été inutile, qu'elles n'avoient point vu Psyché , mais qu'elles espéroient la voir par le moyen d'un jeune homme appelé Zcphyre , qui tournoit sans cesse ii l'enlour du roc, et qu'elles gagneroient infailliblement, pourvu qu'elles s'en voulussent donner la peine.
Quand elles étoieut seules, el qu'on ne pouvait les entendre , elles se platgnoient l'une à l'autre de la félicité de leur sœur. Si son mari , disoit l'une, est aussi bien fait qu'il est riche , notre cadette se peut vanter que t'épouse de Jupiter n'est pas si heureuse qu'elle. Pour<[Uoi leSortluia-t-il donne tant d'avantages sur nous? Méritions-nous moins que cette jeune étourdie? et n'avions-nous pas autant de beauté et plus d'esprit qu'elle? Je voudrois que vous sussiez, disoit l'autre , quelle sorte de mari j'ai épouse : il a toujours une douzaine de médecins àl'entour de sa pei-sonnc. Je ne sais comme il ne les fait point coucher avec lui : car, pour me feirc cet honneur, ceb ne lui airive que rarement , et par des considérations d'état; encore faut-il qu'Escubpc le lui conseille. Ma condition, contiouoit la première, est pire que tout ceb; car non seulement mon mari me prive des caresses' qui me sont dues , mais il eu tait part à d'autres personnes. Si votre époux a une douzaine de mi-dccinH â l'entour de lui , je puis dire que le mien a deux fois autant de mahresses, qui toutes, grâces à Lucîne , ont le don de fécondité. 1j fûuiillo royale est lantAt si ample, qu'il y auroit de quoi faire une colonie très consJdei-able. C'est ainsi que nos envieuses se confirmoienl dans leur mécontenleineot et dans leur dessein. Un mois étoii h peine écoulé , cju'clln
proposèrent un scoond voyage. Les parents l'approuvèrent fort; les maris ne les désapprouvèrent pas : c'cloit autant de temps passé sans leurs femmes. Elles partent donc, laissent leur train à Feutrée du bois , arrivent au pied du rocher sans obstacle et sans dra{][ons. Le Zépbyre ne parut point , et ne laissa pas de les enlever.
Ce méchant couple amcnoit avec lui La curieuse et misérable Envie , Pâle démon , que le bonheur d'autrui Nourrit de flcl et de mél&ncolie.
Cela ne les rendit pas plus pesantes; au contraire, la maigreur étant inséparable de l'envie, la charge n*en fut que moindre, et elles se trouvèrent en peu d'heures dans le palais de leur sœur. On les y reçut si bien , que leur déplaisir en augmenta de moitié.
Psyché , s'entretenant avec elles , ne se souvint pas de la manière dont elle leur avoit peint son mari la première fois; et, par un défaut de mémoire où tombent ordinairement ceux qui ne disent pas la vérité , elle le fit de moitié plus jeune, d'une beauté délicate, et non plus un Mars, mais un Adonis qui ne feroit que sortir de page.
Les sœurs, étonnées de ces contradictions , ne surent d'abord qu'en juger. Tantôt elles soupçonnoient leur sceurdese railler d'elles , tantôt de leur déguiser les défauts de son mari. A la fin elles la tournèrent de tant de côtés , que la pauvre épouse avoua la chose comme elle étoit. Ce fut aussitôt de lui glisser leur venin , mais d'une manière que Psyché ne s'en pût apercevoir. Toute honnête femme, lui direntelles, se doit contenter du mari que les dieux lui ont donné, quel qu'il puisse être, et ne pas |)énétrer plus avant qu'il ne plaît à ce mari. Si c'étoit toutefois un monstre que vous eussiez épousé , nous vous filaindrions ; d'autant plus que vous pouvez en devenir grosse : et quel déplaisir de mettre au jour des enfants que le jour n'éclaire qu'avec horreur, et qui vous font rougir vous et la nature! Ilélas! dit la belle avec un soupir, je n'avois pas encore fait de réflexion là-dessus. S(\s sceui's lui ayant allégué de méchantes raisons [)our ne s'en pas soucier, se séparèrent un \yQii d'elle, alin de laisser agir leur venin.
DE PSYCHÉ
Quand elle fut seule , toutes ses craioles , im ses soupçons lui revinrent dans la pensée. Ah! mes sœurs, s'écria-t-elle , en quelle peine vm m'avez mise! Les personnes riches souhaîM d'avoir des enfants : moi qui ne suis entoaiè que de pierreries, il faut que je fasse des iqbb au contraire. C'est être bien malheureuse qK de posséder tant de trésors et appréhender h fécondité ! Elle demeura quelque temps ooom ensevelie dans cette pensée , puis reooniDai(i avec plus de véhémence qu'auparavant. Qnô! Psyché peuples de monstres tout l'univen! Psyché, à qui l'on a dit tant de fois qu*dkle peupleroit d'Amours et de Grâces! Non, bob; je mourrai plutôt que de nfexposer davan^p à un tel hasard. En arrive ce qui pourra, je veux m'éclaircir ; et si je trouve que mon nari soit tel que je l'appréhende » il peut bien le pourvoir de femme ; je ne voudrois pas l'are un seul moment du plus riche monstre de h nature.
Nos deux furies , qui ne s*étoient pas VêA éloignées qu'elles ne pussent voir l'effet du poison, entendirent plus d'à demi ces parcries, et se rapprochèrent. Psyché leur déclara namment la résolution qu'elle avoit prise. Pour fioi^ tifier ce sentiment , les deux sœurs le combattirent; et, non contentes de le combattre, elles Hrent encore mille façons propres à augmenter la curiosité et Tinquiétude : elles se parloient à l'oreille, haussoient les épaules, jetoient des regards de pitié sur leur sœur.
1^ pauvre épouse ne put résister a tout cela. Elle les pressa a lu fin d'une telle sorte, qu'après un nombre intini de précautions, elles lui dirent tout bas : Nous voulons bien vous ave^ tir que nous avons vu sur le point du joumn di*agondans l'air. Il voloii avec assez de peine, appuyé sur le Zéphy re , qui voloit aussi à côté de lui. Le Zéphyro l'a soutenu jusqu'à l'entrée d'une caverne effroyable ; là le dragon l'a congédié, et s'est étendu sur le sable. Comme DOas n'étions pas loin , nous l'avons vu se repaître de toutes sortes d'insectes : vous savez que les xienucs de ce palais en fourmillent. Après ce repas et un sifflement, il s'est ti^ainé sur levenUt» dans la caverne. Nous, qui étions étonnées et toutes tremblantes , nous nous soumies éloignées de <x^t endroit avec le moins de bruit que nous