‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 532 sur 670 · SKRVANT DE DÉDICACE AU RECUEIL DE POÉSIES CHRÉTIENNES ET DIVERSES · texte numérisé non relu

SKRVANT DE DÉDICACE AU RECUEIL DE POÉSIES CHRÉTIENNES ET DIVERSES

Prince > chéri du ciel , qui fais voir à la France Les fruits de l'âge mûr joints aux fleurs de l'enfance, CoNTi , dont le mérite avant-courrier des ans , A des astres bénins épuisé les présents, A l'abri de ton nom les mânes des Malherbes ^

* nemerré, petit. JPuecimct ne s'applique qu'au diaooan. et rtt op|KMc^ A proliie; iiiaifi cependant on dit figurément et par plaiuQterie , un repaa succinct . c'es^à•dl^e un repas où il y avoit peu de choM à nianxrr, et qui a duré peu de temps.

• Cette éftlUv, insc^réc dam les ot:urres diverses ^ sert de dédicace au BecutU de }>o^sies chrétiennes et diverses , qui parut eu trui» volume)! in-l'i. en 1671 . mmm le nom de La Footainr , mai« qui avoit Hé ctMD|Hlé |»ar Henri-Louis de Luménie, cuiule de BiiMuie . pour r<UucaUu» du prince de Contt. Voyci à ce »uj('t V Histoire de la vie et des ouvrages de J. de La Fïtntaine, tnii^ii-iue iditi<Mi» 1724, p. 211.

> Aniuiid (1«> Buurtwn-Conti . mort en 16tS. 4 i*ri-« du quart du scctNiil V(4unie du rccneU se compose dr fiocsies cIioIhics dans Malherbe.

Paroltront désormais plus grands et plus superbes ; l.es Racans ', les Godeaux % auront d'autres attraits; La scène semblera briller de nouveaux traits *; Par ton nom tu rendras ces ouvrages durables * Après mille soleils ils seront agréables. Si le pieux y règne, on n'en a point banni Du profane innocent le mélange infini 4. Pour moi , je n'ai de part en ces dons du Parnasse Qu'à la faveur de ceux que je suis à la trace. Ësope me soutient par ses inventions ' ; J'orne de traits légers ses riches fictions : Ma muse cède en tout aux muses favorites Que l'Olympe doua de différents mérites*'. Cependant à leurs vers je sers d'inUroducteur. Cette témérité n'est pas sans quelque peur. De ce nouveau recueil je t'offre l'abondance , Non point par vanité, mais par obéissance. Ceux qui par leur travail l'ont mis en cet état. Te le pou voient ofTrir en termes pleins d'éclat; Mais, craignant de sortir de cette paix profonde Qu'ils goi'kteiit en secret loin du bruit et du inonde. Ils m'engagent pour eux â le produire au jour, Et me laissent le soin de t'en faire leur coiu*. Leur main l'edt enrichi d'un plus beau frontispice : La mienne leur a pin simple et sans artifice. CoMi, de mon respect sois du moins satisfoit. Et regarde le don, non celui qui le fait.

Page 1