‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 533 sur 670 · IX. - POUR MIGNON · texte numérisé non relu

IX. - POUR MIGNON

chien de s. a. r. madame douairière

d'orléans'.

Petit chien , que les destinées T'ont filé dlieureuses années!

> Les poésies choisies de Raca» sont dans le tome D du recucU. p. 90 à 116. et 409 à 417.

* Les poésies choUles de Godean sont dans le tome I du recueil, parmi les poésies chréUennes, p. 2S7 à 338.

1 U y a plusieurs scèoet extraites de ComeiUe et d'autres auteurs dans le recueil.

4 u pieux, ou les Pensées chrétiennes, sont rentnmées dans le premier Tolume du recucU. Le profane innocent, ou les Poésies diverses , composent les deux derniers. U y a des pièces d'un fcraml nombre d'auteurs.

s La FunUinc (ùt ici aUusion à seiie de ses fables qui se trou- ▼ent insiérécs daas ce recueil, t III . p. 334 ^ sas.

< OuUv Loménie de Brienne, qui étoit retiré à l'Orattiire. U paivlt que Nicole et Lancelot ont U*avaUlé i ce recueU.

7 Pour les éclaircLHftenu^ts rclatifo i celte éplUv , U faut coii* sulter l'Histoire de la vie et des ouvrages de Jean de La i-\mr taine, Utjisidnie édiUoo, 1824. p. 154.

* Marguerilc-Louise de Lorraine . seconde femme de Gast<i» d'Orléans: elle dvviiit wnwv en 1600. et mourut le 3 a%ril I6?i. Vo}Pi fk» Calmct. Histoire de ijor raine, t IV. p. 28S.

ŒUVRES DIVERSES

Ta sors de mains ' dont les appas De tons les sceptres d'ici-bas Ont pensé porter le plus riche *; Les mains de la maison d'Autriche Leur ont ravi ce doux espoir' :

Nous ne pouvions que bien échoir.

Tu sors de mains pleines de charmes :

Heureux le dieu de qai les larmes Mériteroient, par leur amour, De s'en voir essuyer un jour !

De ces mains, hôtesses des grâces.

Petit chien , en d'autres tu passes Qai n'ont pas eu moins de beauté, Sans mettre en compte leur bonté.

Elles te font mille caresses :

Tu plais aux dames, aux princesses; Et si la reine t'avoit vu , Mignon à la reine auroit plu.

Mignon a la taille mignonne; Toute sa petite personne Plaît aux Iris des petits chiens.

Ainsi qu'à celles des chrétiens.

Las ! qu'ai-je dit qui te fait plaindre ?

Ce mot d'Iris est-il à craindre?

Petit chien , qu'as-tu? dis-le-moi :

N'es-tn pas plus aise qu'un roi?

Trois ou quatre jeunes fillettes

Dans leurs manchons aux peaux douillettes

Tout l'hiver te tiennent placé :

Puis de madame de Crissé

N'as-tu pas maint dévot sourire < ?

D'où vient donc que ton cœur soupire?

Que te faut-il ? un peu d'amour.

Dans un côté du Luxembourg,

Je t'apprends qu'Amour craint le suisse;

Même on lui rend mauvais office

Auprès de la divinité

Qui fait ouvrir l'autre côlé \

— Cela vous est facile k dire ,

< De celles de la fiUe atnée de la duchesse douairière, des mains de Marguerite-Louise d'Orléans, qui aToit donné ce petit chien à sa mère.

* Le sceptre du royaume de France. On eut long-temps le projet de marier Marguerite-Louise d'Orléans avec Louis XIV.

3 Par le mariage du roi avec Marie-Thérèse, fille de Philippe, roi d'Espagne . et de la maison d'Autriche. On maria Marguerite-LouUiC d'Orléans à Côme III , grand-duc de Toscane.

4 La dévotion n'empêchoit pas madame de Crissé d'aimer les procès, et l'on sait que c'est d'après elle que le malin Racine a peint la comtoise de Pimbêche dans sa comédie des Plaideurs,

s C'étoit madenioisclle de Montpellier, belle-fille de la duchesse douairière d'Orléans , qui cmpèchoit qu'on ouvrit cet autre côté du Luxembourg : comme elle ne put s'accorder avec sa belle-mère , elle partagea avec elle les palais et le jardin du Luxembourg, et chacune d'elles eut la jouissance exclusive de sa moitié.

Vous qui courez par-tont y beaa sre; Mais moi... —Parle bas, petit dûen; Si l'évêque de Bethléem * Nous entendoity Dieu sait la vie.

Tu verras pourtant ton envie Satisfaite dans quelque temps.

Je te promets à ce printemps Une petite camusette , Friponne , drue , et jttUette y Avec qui l'on t'enfermera :

Puis s'en démêle qui pourra.

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