‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 546 sur 670 · IM · texte numérisé non relu

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Les gens tenant le parlement d'Amoan

IniMmioîent , pendant les grands jours • , ^aocuns ' abns commis en l'Ile de Cytbère. aiHlerant eox se plaint nn amant maltraité y isant que de long-temps il s'efibrce de plaire

A certaine ingrate beaaté :

Qa*il a donné des sérénades ,

Des concerts , et des promenades ;

Item , mainte collation ,

Maint bal , et mainte comédie; A consacré le plus bean de sa vie

A l'objet de sa passion;

S'est toarmenté le corps et Tame y

Sans pooToir obliger la dame payer sealement d'an souris son amour.

Parlant , conclut que cette belle Soit condamnée à l'aimer à son tour.

Fut allégué d'autre part à la cour :

Qœphisla dame étoit crueUe, Pins elle avoit d'embonpoint et d'attraiU ; mtf perdant ses appas , Amour perdoît ses tnits; É^ avoit intérêt au repos de son arae;

Que quand on a le cœur en flamme

Le teint n'en est jamais si frais ; toll étoit k propos pour la grandeur du prince in^dle traitât ainsi toute cette province , % mille soupirants sans faire un bienbeureux, lormlt à son plaisir, conservAt tous ses cbarmes , kogmentât les tributs de reropire amoureux ,

Qui sont les soupirs et les larmes ; foe souffrir tel procès étoit nn grand abus, . Et que le cas méritoit une amende : Concluant, pour le surplus , Au renvoi de la demande.

■ Cett une ImiUtkm dct ArréU d* Amour de Martial d'Aii- W^^t, Voyez VffisMre delavieetdê» tmtragti de La Fam-

riiM, trolilème éditioo, ISM, p. ISI.

■ lies tribunaax des grands joun étoient des etpèoes de conn

Mihes, composées de jo^esdéléKiite par le parleaet dans • pTOftaices du royamne. sons le boo pUWr dn roif pour Bcnder et corri|(er les abos coaunis par les Jases suiMiterMs. s De qaelqaes uns. Notre poêle s*est ftnéqaenmeiit senrl do lOt aurunt. Voltaire l'a anssi employé.

Le procureur d'Amours intervint là-desras,

El conclut aussi pour la belle.

La cour, leurs moyens entendus, La renvoya , permis d'être cruelle.

Avec dépens, et tout ce qui s'ensuit.

Cet arrêt fit un peu de bruit

Parmi les gens de la province.

La raison de douter étoit tous les cadeaux ,

Bijoux donnés , et des plus beaux.

Qui prend se vend ■ ; mate rintérêt dn prince,

Souvent plus Ibrt qu'auemieB lob ,

L'emporta de quatre ou dnq voix.

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