INSCRIPTION TIRÉE DE BOISSARD
AVERTISSE»IENT
Un des quatre récits que j'ai fait faire am FUtedelnée contient un événement véritable, et tiré daofifi' tés de Boissard '. J'aurois pu mettre en la place li aflimorpbose de Céix et d'AÎcione, ou qudqiie autre i^ semblable. Les critiques m'allégueront qu'il le blloit Me, et que mon ouvrage en seroit d'un caractère pin ontam
' Midiel Le Tellier, cbancelier, père du maniiiis de naquit à Paris le 19 avril 1603, et monmt le 28 octobie 101
* Jean-Baptiste Colbcrt mourut à Paris le 6 septembre MH( U étoit né à Reims le 29 août «6f 9.
s U n'est que trop vrai que ta France eut le tort de se rq«r de la mort de ce grand ministre, et qu'il mourut après aw perdu la faveur de Louis XIV : exeinple mémorable à j^ooltri tous ceux que lliistoire fournit de l'ingratitude «les peupla tf des rois.
4 Cette traduction d'une antique InscriptioQ a éléfmpnM pour la première fois, avec l'avertissement qui la préc«de. ita suite du poème intitulé les Filles de Minde , et dans le rend des Ouvrages de prose et de poésie de* sieurs de Mameréxé de La Fontaine , 1. 1 . p. 230 à 261.
s C'est celui des aventures de Chloris et de Télamon. (To*s page 234 de cette iklition. ) Ce récit est en effct iM longue inscription qui se trouve dans les antiquités de : (Voyez J. J. Boissardi , Antiquitatum romanarum fMrti pars , sice t. 11, p. 49, in-folio, 1598.) Notre fabuliste a oamdL^ré cette aventure comme véritable, parceque Boissard l'^ lève aucun doute sur l'authenticité de cette in!«criptioo ; M elle est évidemment supitosée. et elle a été redonnée oooBe telle daas l'édition que Grxvius a publiée du recueil d*biic#> tlonsdc Grulcr. {Corpus insaiptionutn , 1707, in-folio, LU. p. sv, no8. des Spuria ac suppositîa.) Dans rin«crip(ioB.lB noms des deux amants sont M. Lucius et Sardica. On voit . d^i* près cet éclaircissement , qu'on a eu tort d'avancer que le rW des aventures de Télamon et de Chloris étoit tout euiier deTBvention de La Fontaine. (Voyez Observât iotis sur les qusin demià'es fables de La Fontaine restées Jusqu'ici sans r»»mentaires, \ifl\, in-8o. p. 139.) On n'a ]»as fait attenlioo q» noli-e poêle av(»it dit précisément le contraire.
t> qu'ÛTlde conte a on ahr tout particoUer} Il est impôtilble de le ooutrefaire. Mais . après a?oir lait réflexion làdeasos , j'ai appréhendé qu'un poème de six cents vers ne tài ennnyeux » s'il n'éloit rempli que d'a?entures connues. C'est ce qui m'a fait choisir celle dont je tcux parler : et comme une chose en attire une autre, le nulbeur de ces amants tm^ le jour de leurs noces m'a été une occasion de placer ici une espace d'épitaphe , qu'on pourra ?oir dans les mêmes antiquités. Quelquefois Ovide n'a pas plus de iDodement pour passer d'une métamorphose à une autre. Les diTcrses liaisons dont il se sert ne me semblent que plus liellcs; et , selon mon goût, elles plairoient moins si elles se suivoient davantapfe. Le principal motif qui m'a f attaché à l'inscription dont il s'agit, c'est la beauté que j'y tl trouTée. II se peut faire que quelqu'un y en trouTera moins que moi. Je ne prétends pas que mon goût serre de règle à aucun particulier, et encore moins au public. Toutefois je ne puis croire ({ue l'on en juge autrement. D n'est pas besoin d'en dire id les rabions; quiconque seroit capable de les sentir ne le sera guère moins de se les imaginer lui-même. J'ai traduit cet ou?rage en prose et en Ters , aOn de le rendre plut utile par la comparaison des deux genres. J'ai eu , si l'on leut , le dessein de m'éprou- Ter en l'un et en l'autre : j'ai ?oulu Toir, par ma propre eipérieoce, si en ces rencontres les Ters s'éloignent beaucoup de la fidélité des traductions, et si la prose s'éloigne beaucoup des graces. Mon sentiment a toujours été que quand les Ters sont bien composés , ils disent en une éjnile étendue plus ({ue la prose ne sauroit dire. De plus habiles que moi le feront Toir plus à fond. J'ajouterai seulement que ce n'est point par Tanité , et dans l'espérance de conaacrer tout ce qui part de ma plume , que je joins ici l'une et l'autre traduction; l'utilité des expériences me l'a fait faire. Platon , dans Phsdrus , fait dire à Socrate qu'il seroit à souliaiter qu'on tournât en tant de nuinières ce qu'on exprime , qu'à la fin la bonne fût rencontrée. Plût à Dieu que nos auteurs en Toulussent bire l'épreuTe, et que le public les y invitât! Void le sujet de l'inscription : Atlmète, afn^nchi de l'empereur, fufHe mari d'IIomo- Dée , affrancliio aussi , mais qui par sa l)eauté et par ses graces mérita qu'Atimète la préférât à de célèlires partis. H ne jouit pas long-temps de son bonheur : -llomonée mourut qu'elle n'avoit pas Tingt ans. On lui éleva un tombeau qui subsiste encore, et où ces Tcrs stmt gra\ es '.
■ XonseoleMent rrttr iawription m trouve rapportée dans Botmard , aoMis lo tonilnrau «ur \vt\\w\ rlle e^ lU'avée y est fitnin* . (Voyrz Jani-Jac<)bi Rol^sardl. .^n/içifi/nfHm romatuimm trr' tia pars, AÏrr (. I, pi. Lixx\ii . In-folio, 1587.) Otte planclie de lIoJNMrd a été rqiriHliiilf* dam (înilrr. Oirfius itwriptio' nmm , 4707. in-folio, p. 007. n<» iv. L'iuxcripUon m Uvuve sur les ilrux c<)t(^ du marbre qui (brmoit li' tnmbt'au ; le cAté pniicâftal, t't le phu lari^i^. ooiilii'iit I<>h Utr^^ d'.Vtiniete. et quatre Tert ((rrc« . qui !a»u( le n*Hiiiii«Mit> lVl<v;n d'Ilomont'C. On trou- Tera cch i|ualr«' vrr» d.iUH !(>» Atmlrrîa grctca de BrundL , t. IV, p. 'J7H, u^t 732. Li l'oiiuim' a aHumenoé la lecture de cette biHcripluMi |ur la fjiMdr du nioinimcnt gravée k «purhe, et a conliuut* aiiiHi juo4pri la tin. AVenwlorf. qui adtmué ceUeépi- Iaplie«lan4 m^ />oi/rp lutini mimtrrs. 1792. iu-llo, t. III. p. 213, coinuH'nri* au contraire rinv^rlptioii |»ar la tirade gravfkî ik «InHte . iM lit d<ï suilr h"* |>araf;rapli«*;« qui* tunw avtian nuuiérol«*A m f l IV ; il rr^ i^nt après i la brade Rauche . et transcrit fiNit
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