‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 601 sur 670 · OPUSCULES · texte numérisé non relu

OPUSCULES

dans Ivs affoires aussi biea que dans les lois ; amateur des leUi*es, {;rand iicrsonnage , et de qui re$[>rii a consei*vé sa vj{;ueur jusques aux derniers moments , quelques attaques que la fortune \ (|ui en veut toujours aux grands hommes, lui eût données.

Enfin notre prince a mis cotte compa{][nie en un si haut |)oint , que les pei*sonncs les plus êle- \écs tiennent à honneur d'être de ce corps. Moi, :qiii vous en fais le remerciement, je n*y puis rparoître sans vous faire rqjretter celui à qui je [Succède dans cette place, homme dont le nom •te mourra jamais, infati{][able ministre qui a Biériti^ si lonf[- temps les lionnes grâces de son maître : combien dignement s*est-il ai^quitté de tous les emplois qui lui ont (ité conHés ! combien de fidélité, de lumières, d'exactitude, de Tijplance! Il aimoit les lettres et les savants, et les a favorisés autant qu'il a pu.

J*en dirois beaucoup davantage s*il ne me fisdloit |)asser au monarque (|ui nous honore aujourd'hui de sa protection fKirticulière : tout le monde sait diMpi(*l jioids elle est. N*a-t-elle |>as fidt restituer (k^s états dans le fond du Nord dès la moindre instance (|ue notre prinœ en a faite? Ijo nom de Louis ne tient-il pas lieu ù nos alliés de légions et de flottes? Quelques uns se sont étonnés qu*il ait bien voulu recevoir de vous le même titre que des souverains tiendruient à honneur (|u'il eût reçu d*eux; mais pour moi je m'étonnemis s'il Feùt refuscî : y at-U rien de trop <'levé pour les lettres? Alexandre neconsi<léroit-il jiasson précepteur comme une des princi|)ales personnels de son état? Ne 8*est-il |>as mis en qucl(|ne façon à côté de Diogène? N*avoit-il pas toujours un lloiiu>rc dans sa cassette? Je sais bien que c'est cpielque chose de plus (H)nsidérable d\Hre rarbiti*e de l'Europe que (*elui d'une [partie de la Grèce; mais ni rEui*ope ni tout le monde ne reconnoit rien que l'on doive mettre an-ik*ssus des lettres.

ht n'entreprends ni ce |)arallèle ni tout Téloge de liOuis-hvlirand: il me faudroit l>eaucoup plus tie temps <|ue vous n*avez coutume d*en aa-order, vl beaucoup plus de capacité que je n'en ai. Comment représentemis-je en

frnnroiit . par I^'lli^MHi, iii-t», p. 71 ot «iiiv.. ri p. I76rt Miiv. • I.IS MT.iiix lui fiircnl <iilf\iV« «'ii latO l't 4*ii 1652 1 maU IN lui fiin'Dl miilii^ (*n IKiR; rt II liiiKanU jiMiirà «i iwirt.

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