‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 607 sur 670 · EN PROSE · texte numérisé non relu

EN PROSE

malheureux s'ils étoient obligés de no vivre que i)our la gloire. J'estime autant la conquéto de cette reine que celle de l'Egypte entière. Du temp<*rament dont Ccfsar étoit , il en devoit devenir amoureux; c'est une marque de son bon goût. Je le loue d'avoir été fonmnun spectaior elegam. Votre altesse sérénissime rofuseroit-elle cette louange? Je ne le crois pas. Il suffit qu'on traite ces choses d'amusement, et qu'elles ne détouinent pas un grand pcf sonnage de son chemin. Alexandre et monsieur le prince en ont usé de la sorte. Je pourrois tirer mes exemples de plus haut , et alléguer Jupiter. Quem dcum «? Tiendriez-vous à honte de l'imiter? Jules César a donc pu le faii^. Je souhaiterois seulemeni que sa passion ne l'eût point mis en un danger aussi grand que a»lui où il se trouva. Je souhaiterois encore, f)our le bien universel de tous les peuples d'alore, qu'il eût été aussi superstitieux et aussi adonné aux devins et aux songes que l'étoit le prince de Blacédoine; il n'auroit pas été au sénat se livrer à ses ennemis. Je conclus delà que la défiance est bonne quand on est au suprême degré de la fortune. Dans ce chemin • je conseille la confiance ; et après les réflexions , diccnda tacenda loaUtu. Je vous supplie d'agréer ee petit ouvrage, aussi bien que les assurances du profond respect avec lequel je suis , etc.

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