II.P.JS
« Ce inol nt brut par La FutHalnc. Il ni Id ijnaaftoi
InBUr mal drflni . n'il' <1"' " oouifrrmi , et méioc w ill
nîvelier ' de tant marrêteràce saint Jérôme 4b Il faut le laisser ; aussi bien dois-je réserver mes louanges pour cette fomeiise table dont vous devez avoir entendu parler, et qui ttùt le principal umement de Richelieu. On l'a fl dans le salon , c'est-à-dire au bout de la galerit, À le salonn'en étant séparéque par une arcade. S ' me semble que j'aurois bien fait d'invoquer lu i muses pour parler de cette ubie assez digne--'-i ment '.
Elle ni de pINus de rapport ,
Et clioque piice eit un trAiori
Car ce tout toute» pierres Rue».
Atralei, jupe», comaUncs,
Pierres de prii, pierre* àp nom.
Pierres d'AJal el de remini :
Voila liieii de la pierreric.
Causiderei que de ma vie Je n'ai IroMjé d'olijel qui fùl >■ pnWeu». Ce i|u'ou priia aui Wpi» île PcTisc el de Turquie , Fleuron), compartimenls, animaux. Iimdnrie,
Tout cda l'y pn^utc aux jeut.
L'aiguitle el le pinresu ne rcneonlrent pu oiicui.
J'en admirai cliaque llinire ; El qui n'adniireroit ce qui naît nou* les cieui ? L^tBToirde Pallu, ahlédeU teinture, * Ct-de au caprice lieumii de la lioiple nature :
I.C liaiard produit de> morceaui Que l'art n'a plui i|u'ï juiodre , et qui Tout tant peiulure Dei modèles partails du fleurent el d'mieaui.
Tout cela pourtant n'est de rien compté * : ce qui fait la valeur de celle table c'est une agate qni est au milieu, grande presque comme un ■ iKissin^, taillée en ovale , et de couleurs e inement vives. Ses veines sont délicates et ii lées de feuilles mortes , Isabelle . et eouleurd'ai rorc. Au reste vraie agate d'Orient, laquelle a toutes les qualités qu*oi) peut souhailer aux pierres de celte espèce ; El pour dire en ua mol , la reine de* (giles.
ifMtt. prttiiiwfW
' I," nlfllaunnlrt df l'.lcadifviif (i aaa . t. n . p. TS . uout appreoil i|u'aii nkiettir. Vf inot nl^lk cdiu ijui at itUUrt.imeéiainir.
• Via, LI rootaioe «tuII d'aUnil fcrtl : Ma nuA-mtmf ftmr um wittttrr. tljt m'artlaU f<M... Inili II a rijten miiW. ri a fait 1 la mi:
634 ŒUVRES DIVERSES
Dans tout i*einpirc des Camayeux (ce sont peuples dont les agates font une branche) je ne crois pas qu*U se trouve encore une merveille aussi grande que celle-ci , ni que rien de plus rare nous soit venu
Des bords où le soleil commence sa carrière.
J'en excepte cette agate qui représentoit Apollon et les neuf muses; car je la mets la première 9 et celle de Uichelieu la seconde.
Ce palais si raiiieiix des princes de Florence , Riche et brillant si^jour de la ma^niiflcence; I^c trésor de Saint-Marc; celui dont les François Kecommandenl la (;arde aux cendres de leurs rois ; Les vastes magasins dont le sérail abonde, Maf^asins eriricliis des dépouilles du monde: Jule ' enfin n'eut jamais rien de plus précieux.
Et pour m exprimer familièrement et en termes moins poétiques,
Saint-Denis , et Saint-Marc , le palais du grand-duc , I/bAtel de Mazarin , le sérail du grand Turc , N'(mt rien, ii ce qn'ou dit, de plus considérable. Je me suis ijifornié du prix de cette table : Toulez-vons le savoir? Mettez cent mille écus, Doublez-les , ajoutez cent autres par-dessus; Le produit * en sera la valeur vérital>le.
Dans le mùme lieu où on Ta mise sont quatre ou cinq bustes, et quelques statues, parmi lesquelles on me nonuna Tibère et Livie^; ce sont personnes que vous connoissez , et dont M. de La CalpreniMlc Uous entretient quelquefois. Je ne vous on dirai rien davantage; aussi bien ina lettre commen<^o à me sembler un peu longue, il m*est pourtant impossible de ne point parler d'im certain buste dont la draperie est de jaspe : belle tète, mais mal IXîignce ; des traits de visage grossiers, (juoique bien proportionnés, et qui ont quelque chose d'héroïque et de farouche tout à-la-fois , un regard fier et terrible, enfin la \Taie image d'un jeune Scythe : vous ne prendriez jamais
< Lp caiilinal de Mazarin.
' C'cst-à-diir'si^it cent mille livns , qui valent quatorze cent inillr francs de la nioiiiioie actuelle.
3 Voyez Vignier, p. 140 et Ht. et1)(tsniaresLs, p. 61, promenade VIII. n yavuit <>iicorc ailleurs un buMtc dcLivie. Voyez Vi^nier, p. SI.
4 l^)rMiue La Fontaine écrivoit ces mots , La CaljirenOde devolt MenUH teniiiiicr sa carriiirc ; il mourut dans les premiers jour» d'oclubre 16(i3.
cette tête pour celle d*un de nos galants ; c'a aussi celle d'Alesiandre*. J^eusse fait tort it» prince si j*eusse regardé après lui un ummixIr héros que le grand Armand. Nous renlriMi pour ce sujet dans la {jalcrie. On y \oiia ministre peint en habit de cavalier et de cardinal , encourageant des troupes par sa préseoR, et monté sur un cheval parfaitement beau*. Ce pourroit bien être ce barbe qu'on appeloil 1» pudcnt ; animal sans considération ni resiçtA, et qui devant les majestés et les éminenœsrii à toutes celles qui lui plaisoient. Les taUean de cette galerie représentent une partie d» conquêtes que nous avons faites sous le m» tère d'Armand.
Après que j'eus jeté Tœil sur les principal nous descendimcs dans les jardins, quiui beaux sans doute et fort étendus; rien m Ib sépare d'avec le parc. C'est un pays qoe 9 paix;; on y court le cerf. Quant aux jardiiii,i( parterre est grand et Touvrage de plus Sm jour. Il a fallu , pour le foire , qu*on ait unét toute la croupe d'une montagne. La rem» des terres est couverte d'une palissade à philyrca apparemment ancienne , car die es chauve en beaucoup d endroits : II est liai q« les statues qu'on y a mises réparent en queip façon les ruines de sa beauté. Ces endroits, comme vous savez, sont d'ordinaire lequâriier (les Flores: j'y en vis une et une Venus,» Bacchus moderne, un consul (que fait œa» sul parmi de jeunes déesses ? ) , une dame |pw> que, une autre dame romaine, avec uneaunt sortant du bain^ Avouez le vrai; cette dsor sortant du bain n'est pas celle que vous vciria le moins volontiers. Je ne vous saurob dn comme elle est faite, ne Tayant conskiéw que fort peu de tem|>s. Le déclin du jour ^■ la curiosité de voir une partie des jardins a
« ViJ^nioren |»arlc, p. 440. D'après ce qiic dit LaFoiti» ce buste paroit à tort avoir (^tè consUlt^ré comme cvhid^ lexandnMc^rand , (piuiqne DeMDaresb ait dît :
La valeur il' Alexandre en ce bu>te rr«|>ir«.
Piomerua.de viii , p. 3.
« Vi^iicr. p. 133. i)arle de ce portrait, et noiu xpçK^P daivt l'éloigiiciiicnt on avolt représenté le c«Hnlial de y^ Vo>'cz Uesinarests , p. 61. ftt'omùHade wii.
3 Vipiiirr, p. 132-135, fait aiisfti mention de I.i stanic ik ft** cpii se trouvoit daiis les jardins , ainsi que de la ùasœ ;xtoçt ri lie la (lame romaine sortant du bain. Le véleroeotikcitL demiùre (!'toit de marbre noir.
LETTRES A MADAME DE LA FONTAINE
(Ji'i
Furent la cause. Du lieu où nous rc(;ardioDS ces siaïucs, ou voit ù droite une fort longue |)elouse, et ensuite quelques allé(*s profondes, couvertes, agréables, et oii je me plaii'ois cxtiVîniement à avoir une aventure amoureuse; en un inot, de ces ennemies du jour tant célébrités par les poètes : à midi véritablement on y entrevoit quelque chose.
Comme au Mur. lorMiiic l'ombre arrive en un sc^joiir. Ou lorsqu'il n'est plus nuit , et n'est pas encor jour.
Je m*enfon(.^ti dans l'une de ces allées. M. de Chaieauneuf , qui étoit las, me laissa aller. A peine eus-je fuit dix ou douze pas , que je me sentis forcé par une puissance secrète de commencer (|uelques vers à la gloire du grand Armand. Je les ai d<^puis achevés sur les mémoires que me donnèrent les nymphes de Richelieu : leur pnfsence, ù la vérité, iii*a manqué trop tôt; il seroit ù souhaiter que j'eusse mis la dernière main à ces vers au même lieu qui me les a fait ébaucther. Imaginez-vous que je suis dans une all<*e où je me dis ce qui s'ensuit :
Blânet du grand Armand , si ceni qui ne sont plus
Peuvent roAUt eucor des lumneurs superflus,
Recefez ce tribut de la moindre des muses.
Jadis de vos iMintès ses siuurs étoicnt confuses :
Aussi n'a-t-ou point \u (|ue d'un silence iu^rHt
Ptîi*bu.s de TOfi hicnraits «il ëtoufré l'éclat.
Ses enfants uni chanlt^ les ficrtcs de l'Ibl're ,
Elle destin forci^ de nt>us être pn>^re
Par-tout oii vos conseils , plus craints que le dieu Mars ,
Ont portt^ la terreur de nos flers étendards;
Us out repn*seuté les vents et la fortune
Vainement indi{;nés du tort fait h Neptune,
Quand vous tintes ce dieu si long-temp» enchaîné '.
Le remiNirt qui couvroit un peiq>le mutiné ,
Kua voisins en\ieux de notre diadème ,
Et les rois de la mer, et la mer cllt*-mème ,
Ne purent arrêter le cours de vos efforts ».
I^ Seine voas re\it triomphant sur ses bords.
Que ne firent alors les peuples du Ponnesse!
' 1^1 l'ont jiiiiMliM!;iio ici la iU^hmIc l«a Uuclicllc . dont on vmt ciimn* I<>^ riiini*^ qiiJiHl la iikt <">t liavto.
> I.i* Cdniiiinl (11* liu'lH'licii riit . par (XJiiiiiiivKifin e\prr<sc. vn datf du 4 fi^rii.T iri27 ,H mm «lu 9 . le riHiiiiiaïuleiiirnt en cliff t\v rariiii'i> dfvaiit La ItiN'lirlIi* . ayant {MMir m*!* lifutciiant^ \c dm* d'.\n:;(iiili^nic, rt Ivn niamiiaiix di' SrlioinlH.TK et de Ba<>sonipicrrc. La \\\\v uo ne midit rt n'ailniit If s trdiqH'sdn n>i qiir II* ."îU «tctolirc KîiK. apri:<» un siO^i* d'un an rtdiMix nii>i>. St**i luliitantH avoit-nt rti^ rtHJiiitx, liuiaiit (*r siô;;(' . de vingthuit mille iprilii étoionl d'aljiHii . à cinq niiile : la faim avoit fait périr tiHit \v n»5tc. \o\fi Arrfrp. I. II. p. r»i".
On leur ouït clianter vos faits, votre saj^essc ,
\ os projets c-Io\és, vos triouqdies di\i'i's ; I Le son en dmx* encore au\ bouts de l'univers. I Je n'y puis ajouter qu'une sinqde prière : I Que la nuit d'aucun tenq» ne bonie la canière
De ce renom si \yoau, si prand, si glorieux!
Que Flore et l(>s Zépbjrt» ne iMiup^eut de ces lieui ; i Qu'ainsi qne votre nom leur beauté soit dnr:d>li> ; { Que leur nialtiv ait le sort A s(>s vaniv tavomble : I Qu'il vieimc qnelquelois visiter ce sc^our.
Et soit toujours content du prince et de la coiu*.
Je serois encore au fond de l'allée oit je commençai ces vers, si M. de Chùteaiineuf ne liât venu nfaverttr qu'il étoit tard. Koiis n»pas-sàmes dans l'avant-cour , aiin de gafpier plus tôt Tautre côté des jainJins. Comme nous étions |)i-ès du pont-levis , un vieux domestique nous aborda fort civiU^mcnt, et me dt*manda ce qu'il me sembloit de Ilichelieu. Je lui répondis que c etoit une maison accomplie , mais que, n'ayant pu tout voir, nous reviendrions le lendemain, et reconnoitiions ses civilités et les offres qu'il nous faisoit ( j<î ne son(;eois pas à notre promesse > ). On ne mau(|ue jamais de dire cela , repartit cet homme ; j'y suis tous les jours attrapé par des Allemands. Sans la ci'ainte de nous fûcher, et par conséquent de ne rien avoir, il auroit, je pense, ajouté : A plus forte raison le serai-je par des Fianeois; même je vis bien que le liaut-de-chausses de M. de CiKUeauneuf lui sembloit de mauvais au{;ure. Cela me lit rire , et jt* lui donnai qu(>lqiie chose.
A pe»îne reiimes-nous con;;édié , que le peu qui restoit de jour nous quitta, ^'ous ne laissâmes pas de nous renfoncer eu d'autres albies, non du tout si sombres que les précckleutes ; elles pourront I être dans deux cents ans. De loul ce canton je ne remanpiai qu'un mail el deux jeux de longue paume, dont l'un pourroit bic»n être tourné vei's l'orient , el l'aulrt* vers le midi ou vers le septtqitrion ; j<* suis assuré que i'\v&\ l'un d(;s deux: tm se seri ap|»;iremn]ent (le ces jeux de paume sehm h*s dil'lérc!il(\s heures du jour, pour n'avoir |)as le soleil eu vue*.
• I»o rrjoindi-o M. Jannarl lelcndrinainà flhâtellcraull. Vu>('£ ri*il(?>Mi!(. p. tiUi . irUrt* IV.
3 La di'si'riplion ilc >i.unîi>r, p. I, n*larrdl f!e pas-na:;!*. ■ Le; mail oimmrucr pMclu- la |Mirtnileranlieonr; il rht à tournant . «•t panse autiMir ilc deux jeux de lon:;ne panmr. Il a tmi« rfnt ipiaranttMix truM's du Umir . et de Ur^c quatre toi.s«>«. <*t drmir : i] V a une petite al lëc. qui va d'une pane à l'autre, finurla'
ŒUVRES DIVERSES
Du lieu où ils sont, il iallut rentrer en denout'ellcs obscurités et marcber quelque temps sans nous voir , tant qu'enSn nous nous retrouvâmes dans cette place qui est au-devant du château, moi fort satisfit, et M. de GMlcauncuf , qui étoit en grosses bottes, fort las.