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OEUVRES DIVERSES
Sor-toat quand aa même séjour Une belle ame a sa demeure.
J'ai cité Bourbon à propos :
Joignez tout ce mérite insigne , Il n'est déesse ni béros Qai de notre encens soit si digne.
Je ne devroîs pas commencer ma lettre par un sujet auprès duquel tout le reste vous semblera mériter très peu cette attention que je vous demande. Sans m'arréter à aucun arrangement , non plus que faisoit Montagne , je passe de rhôtel de Conti' aux affaires de delà les monts, c'est-à-dire d'une princesse extrêmement vive à un pape qui va mourir '.
Pour nouvelles de l'Italie, Le pape empire tons les jours.
Expliquez, seigneur, ce discours Du côté de la maladie; Car aucun saint-père autrement Ne doit empirer nullement.
Celui-ci véritablement ^
N'est envers nous ni saint ni père : « Nos soins , de l'erreur triomphants , Ne font qu'augmenter sa colère Contre l'aîné de ses enfants ^ Sa santé toujours diminue.
L'avenir m'est chose inconnue , £t je n'en parle qu'à tâtons .
Mais les gens de delà les monts Auront bientôt pleuré cet homme ^ ; Car il défend les Jeannetons S Chose très nécessaire à Rome.
Comme il ne coûte rien d*appeler les choses par noms honorables , et que les nymphes de
' Il étoit situé sur le quai qui depuis a pris le nom de quai Conti , entre le Pont-Neuf et la porte de Nesle , sur l'emplacement qu'occupe actuellement Thôtel des Momioics. Sur le plan de Paris, gravé par Berey en «660, cet hôtel porte le nom d'hôtel Guén«^f;aud. parcequ'il avoit appartenu au secrétaire d'état de ce nom, <iui lavoit fait rebâtir. On y admiroit une chapelle construite par Mansard. Voyez Le Maire , Paru ancien et modn'ne , 168.1, t. III, p. 237.
a Benoît Odelscalclii , ou Innocent XI. fut élu pa[K; le \\ septembre 1676 , et mourut le 12 septembre 1689, six jours avant la date de cette lettre ; mais cette nouvelle n'étoit pas encore parvenue à Paris, ^■oyez l'Histoire de la vie et des ouvrages de La Fantaine , troisième édition, 1824 , ln-8<» p. 516.
3 On sali <pie le roi de France a en cour de Rome le titre de fils oint' de l'Église. La Foulaine parle ici des mesures violentes prises par les ministres de Louis XIV contre les protestants , que le pape avoit raison de ne pas approuver.
4 II fut au contraire feulement re:;retté , excei>té par la France, qui s'étoit opposée ^ sa nomination.
5 On sait ce i\\w La Fontaine entendoil par les Jeannetons , et il s*cn cxplii|ue assez clairement dans sa lettre au due de Veudôuàe.
delà les monts, les bergers même, poiimMi s'offenser de celuî-d , je leur dirai qnefai^ooli d*abord les qualifier de Ghioris ; mais ma w m'a fait choisir l'autre nom , que j'avois dqi consacré à ces sujets-là. Les registres du hrnasse ont un cérémonial où il y en a pour ums les degrés et pour tous les âges. Je ne m'arrête |3oint à cela , et ne prends pas garde de si près à la distribution de ces dignités, que je dôme fort souvent par caprice ou pour une considération fort légère.
Je me contente à moins qn'Horaœ :
Quand l'objet en mon oœur a i^ace , Et qu'à mes yeux il est joli , Do nomen quodlxbet %U% '.
Horace les avoit ennoblies auparavant; m ce privilège ne m'appartient pas.
Après vous avoir parlé de l'Italie, jeTiess. monseigneur, à ce qui cooceme rAngieterre*.
Halifax , Bentinck , et Danby, N'ont qu'à chercher quelque alibi Pour justifier leur conduite.
Quoi qu'en puisse dire la suite , C'est un très mauvais ioddent.
Halifax ' sembloit fort prudent.
Danby 4, je ne le conoois guère.
' « Je lui dpnne le nom qu'il nie pUit. • ( Voyez iloin • Salir., lib. I, ii, v. 125, 126). Notre poète se plaiwitifiR remarquer celte conformité de fçoût entre lui et Horacf:il[ Tait encore alliuion dans le conte intitulé le cas de conseina liv. II , V.
> Var. Dans la contrefaçon faite en FloUande des OEwPi •posthumes de La Fontaine , 4696, p. IS3. on a sapfiriocit mot l' Angleterre , et on a mis « à ce qui concerne les aifl» pays. > On a retranché les seize premiers Ters, et oa jai^ stitué cette phrase : « On dit que le parlement d'Angietem^ « faire une exacte recherclie de plusieurs particuliers qui ftf' « enrichis dans les rognes précédents , ou des dcpoaiBft te c malheureux , ou des revenus de la couronne. * Ces âiattments prouvent que le prince d'Orange ne souffroit pas U 1b<Tté de la presse en Hollande pour ce tiui le concerocML U Convention lui avoit donné, le 17 février, la couronne 4 Hi« à sa femme; et ils avoient été proclamés souverains te 24 «U même mois, ou le 13, vieux style. Le roi Jacques II èldàrbarque à Kingsdal, en Irlande, le 17 mars. C VoyeiMi«» Mém.d'un voyageur en Angleterre, in- 12, p. 166-171- Mém. du maréchal de Berrvick , t. I, p. 45 - 54. ]^uwl> j/ist. ofhis oum time, édit. in-12 , 1753, t. IV, p. If..
3 Halifax avoit été créé marciuis et garde «lu sceau \\n\t p» Charles II. Il fut fait président du conseil par Jaoïoes n en 1682; et cependant il fut un de ceux qui conUiboémit Ir plus à la réxplution qui mit le prince d'Orange sur le In^ Voyez Hume'8//i5(. of England, t. Vlll, p. 175, %\%, jR et 302.
4 Danby avoit été fait trésorier sons Charles H, en *67«:'t il fut un de ceux «jui hivitèrent le prince d'Orange t en» 'br r Angleterre. iKJur détrôner Jacques II. Voyez il ufiie>.^'
LETTKES A DIVEUS.
Bentinck i »uo mallr Jiuqn'A quel poinl , j
ilptaire,
S-Un'eûUI CooiniesoDt loiulei nanTinèiln, On auroil enduré de lui, £1 dans ta pi^ d'aujourd'hai Bentiork Icroit peu J'intennèdei ; Uii) prompi , habile , diligent , A niiir un certain argent , Smume aui iitsppclears Mbippée.
n ■ du cAlé de IVpf'e Mil, M dil-uo, quelque» deoieri.
Aprta Iniil > est -il des preniîen A qui pareille cboN arrire?
Pie Taul-il pai qne chacun titeî Ceppndant il a qnelquo tort , Si le gain cal un peo trop rorl.
Vu le> KngliAi et lears cootumas.
Le prorerbe est bon , selon md , Que , qui l'oue ■ a mange du roi , Cent ans aprèa en rend lei plumet.
Manger celle du peuple angloii Eit plut dangereiu mille foin, Beutinck' nous en laiira que dire :
Je n'i voi« pour lui point A rire , On va lui barrer liien et beau l<e chemin aui (Erandes fitrlunes.
Dieu me garde de Teu et d'eau , De tnautaii vin dam un cadeau ' , D'avoir rencontres importunm , De liseurs de vers yBW n^pil , De mai [rase a^aut Iropd'efprit.
El de la chambre dt
f. a». Vuyei FiKon! la rie itt lanjita n . d'itprt'i In ret écrIU dt ta piopremaln. tM9. In*'. I. lU.p. JWi • , Hittoirt ((• la rtcalHUon dt I6U en AnçliUirr . .ir->°, L UI. p. IIS.
dlmH l'ont pour l'ai* . quand en |>rof erin a éU tMI. mtifol* dt VédUeur dtt <Ktnm posthunus^
~ niBeBliiMk.ii#«iii(U,tuld'alHinlpi««d1innnffur
il'Uraiige. iiul le rnllcniulle itant un onmeU ptlit'. ■» France , «n IWl. On peut emmdtcr. <iur
yavitetitfaiarudti-it
tm . p. m el ilZL I ■ 1 • dire un liiUn. L« mol rarfMH ■tgnlfloll alon un ftivpai dnnnd a des fcmnies. |Vot«i, an «delde es mol. le
- -i; ks (ikwrrttdt xai»l-
I tvrtnuMd. Mil. ITSS. L ), p. «. dans la pièce inUbiUe If
t Hoirctilt* oàtaealloiu.iHigiitrr» titil* det Franr^t mr Ih :, p. tm. su mol «iitur* : et euOn dif «rata ptbifli r les cadtBui cm t» frirtMa doiuiM 1 da dame*, dan) la suilidu mrwoH rteiirll dr-flaïUurt 't itieertrt plt^ tu galaHlu dt a Itmpi , IMa.p. mi IW. Dans lonere, le mol ««d'à N w trente emptorédacw le sens de IMIn et aiivl dans criiil dr dlterlinentrDt* itonoAi 1 da leninin. ■ Tuul le
• monte a oniru entuulr * la majnltceticv de ta BUdunt t'a-
• niuur itu |iriiu:i) IpMcrale >icnl de récalrc sur ta mrr la pro-
• maiaded«prtnenars.laniltsqn'ellrsTonlrTtadesr()d(«.r
• monrellteui lir. inintque et de ilan«. i i,iM Jmamti magul-
LondonderTT s'en ta te rendre .
VoiU ce qu'on ïne tient d'apprendre : Mais dana deux jours je m'attends bien Qu'un bruit tiendra qu'il n'eueilrken'.
J'ai m'me cocor certain scrupule :
Ce tii?ge est-il un sWgE , ou non ' Il ressemble à l'Ascension , Qui n'aiance ai ne recule.
Jac(]ue aura mooté sa pendule Plut d'uuc r>iis aiant qu'il ail Tous ces rebelles a souhait.
Ou leur a men^ptres, mires, Femmes, enrauls .'personne!! cliCrcs.
Qu'où retient par forée eulaisét Comme muulom dans les Towéi '.
Cette troupe out aiti^i^ crie :
Rendei-iuns.sauTei-nonsIa >le!
Ptrint de nonielle; an diantre l'an Qui ne soit som^. Le bruit commun Esl qu'ils n'ont plusdeqwri repaître'.
A la clémence de leur maître Ils se detroienl abaudoniwr.
El puis , allei-nMd pardonner A cette maudite canaille.
La gêna trop bons et trop d^rols Ne Fuiil bien souTcot rien qui nilte.
Faul-il qu'un prince ait ces di^faula ,'
C'est envoyer de l'cait :i la met' que d E-ci'ii'G des réflexions. Ainsi je les laUsc, pour! vous assurer que je suis avec un profond r puct, etc.
XXXIU*.