‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 656 sur 670 · M" LK DUC DE VKNIMÎME · texte numérisé non relu

M" LK DUC DE VKNIMÎME

Prince «aillant, humalu et «âge, Aroiim-nous que l'assclnblagn

• Iji Pmilfline aïolt r«lwn -. Jiii»|un 11 rdmii place: et cqiondant on bisall mfnie niiirir priiK» d'OnnRC HoH prit. Vores la letln' de l'abbé de RnioML ,1 m date du ID JiriUet IM9 . dans tes l.tltra de uuttg-KabuOè,.' l-Tll,p.T.H.

> n s'aElt de t'onlTe du nuKcbal de Ravn . de rt II»! la protati ni* do anUtmt de LundonOenr. ri ilr cer d'ratrcr dim la «lllir . alln de auMiinmcr If peu de pur doosqul t'y Irenvoil Ol antre cmelue liil pst fi^'i'nlif ■ et II n'viuiui' |Uir Jae:|nni II. V»trt la l'Ir itf /nn|ii^. let Mcmatrti frriU de n> innfn. traducltuo h'.inttilse. IHt'ûj iri-l». I. tV. p. <m.

I ht binlne ht u Knnde que la cbalr ilf cheval , les et iFtchkoi. el juBin'ani lourli et aui rais, sr nmdnWnt d pHi lanrtiiUnti. ( ytt dt JurijUft II . d'ayrét lit MA» erriUdtiamaht.K. IV. gi. m).

4 Vnyet. [«ir tes frlatrrliMniento relltHli 1 (tfllr leUni, t' lalrt dt la fie tt dit outrait de Jttm de la futdolM . M

ŒUVRES DIVERSES

De cet troif bonnei qmlUés Vaut miem que troif prindpaotéi.

Force grands pement d'autre lorte :

S'ils oat raison , je m'en rapporte; Hais je sontiens encore nn point.

C'est qne songent ils ne l'ont point.

Sans traiter ici cette aflSrire , Gommenl , seigneor, poii?ei-TODS lUre ?

Vous plaignes les peuples dn Rliin '.

D'antre o6té , le sonrerain Et l'intérêt de ? otre gloire Yoos font conrir à la Ticloire.

Mars est dor ; ce dien des combats Même an sang trou? e des appas.

Rarement ?oit-on , ce me seôiblet Guerre et pitié loger ensemble.

Aurions-nous des botes plus doux.

Si l'Allemagne entroit cheinous ?

J'aime mieux les Turcs en campagne Que de voir nos Tins de Champagne Profooés par des Allemands *.

Ces geus ont des banape * trop grands; Notre nectar vent d'autres verres.

En un mot , gardes qu'en nos terres Le chemin ne leur soit ouvert :

Us nous pourroient prendre sans vert.

Prendre sans vert notre monarque !

Les conducteurs de cette barque Y perdroient bientôt leur latin.

Lorraine eut le nés bien plus On ^.

n faut se lever plus matin Que ne font beaucoup de ces princes.

Pour pénétrer dans nos provinces.

Je vois ces héros retournés Chez eux avec un pied de nés , Et le protecteur des rebelles Le cul à terre entre deux selles ; Et tout le parti protestant

* La Fontaine bit allusion à l'horrible inoendie da Palatinat Dans le Journal de Dangeau , sous la date du 3 Juin 16S7, il est dit : « On a fait brûler Spire , Worms. et Oppenheim... , On a fait avertir les habitants quelques jours auparavant •

» Les Turcs faisoicnt alors la guerre à l'empereur d'Allemagne , ennemi de la France ; et un des principaux reproches qui furent faits à la diète, séant à Ratisbonne, étoit d'exciter les Turcs contre l'Empire. Notre poète approuve ici cette politique. Voy. Reboulet, Histoire du régne de Louis XI K, t II, p. 430.

s Un hanap est une grande tasse à boire. Ce mot se trouve dans Micot et dans la première édiUon du Dictionnaire de l'A' eadémiê , 4696 , in-Iblio. Ahisi il étoit en usage du temps de La Fontaine. Il parott saxon d'origine , et se rencontre fréquemment dans les écrits du quatorzième siècle. (Voyez un édit de Philippe VI , en 1 332 , dans les Ordonnances des rois de France , t II, p. 86 ; les KauM de rire d'Olivier Basselin , édit. in-8o, 1824, p. 426 et 266; Roquefort, Glossaire de la langue romane , t L p. 7S1, et Supplément, p. 480.) Brantôme s'en est servi au si^el d'une coupe où l'on avoit sculpté des si;^ets licencieux, c Et vous , monsieor, encore plus d'avoir acheté ce « beau hanap, » {Dames galantes» Œuvres, t. II, p. 99.)

4 Le duc de Lorraine prit Maycnce le 8 septembre, et lui seul des alliés avoit obtenu quelques succès. Voyez Reboulet , Histoire du régne de Louis XI K, t. II . p. 424.

Du saint-père en vaio très oontanf • J'ai Uhdessus un eoote à iliire.

L'auhPe jour, touchant eette alMre, Le dievalier de SiUery S En parlant de ce papc^ y SoulMitoit, pour Ui psdz pablique , Qu'A se fût rendu catlioBqiie , Et le roi Jacques huguenot.

Je trouve asseï bon ce bon-mot.

Inouïs a banni de la France L'hérétique et très sotte eogemoe.

n tenta sans beaucoup d'éStbrt Un si grand dessein dans l'abord; Les esprits étoient plus docilea.

Notre roi voyant qudqœa viltoa Sans peine à Ui foi se rangeant.

L'appétit lui vint en mangeant.

Les quolibets que je hasarde Sentent un peu le corpe-de-garde.

Ce style est bon en tempe et lien.

Une antre ibis , moyennant IMea , Votre altesse me verra mettre Du françois plus fin dans ma lettre.

Cependant d'un soin obligeant

L'abbé ■ m'a promis quelque argenL

Amen ! et le del le conserve 1

Apollon , ses chants » et sa verre ,

Bacchus , et peut-être l'Amonr.

L'occupent souvent tonr-è-tonr».

Sans compter l'hydre créancière.

Quelque jour ce sera matière

Pour lui donner, avec raison ,

Autant de têtes qu'à Typhon. *

Il veut accroître ma chevance '.

Sur cet espoir, j'ai par avance

Quelques louis au vent jetés ,

Dont je rends grâce à vos boutés.

Le reste ira sans point de fisute

(Ou bien je compte sans mon hôte :

Le paillard m'a dit aujourd'hui

Qu'il faut qoe je compte avec lui.

Aimez-vous cette parenthèse ?);

Le reste ira , ne vous déplaise ,

En vins, en joie , rr CiBTKBA.

Ce mot-ci s'interprétera

Des Jeannetons, car les Clymènea

Aux vieilles gens sont inbamaiues.

I Carloman Philosène Brulart, dit comte de Siller est UA question , et auquel est adresAée une lettre d taine qu'on trouvera ci-après , étoit le septième des fil Roger Bnilart de Sillery et de Marie-Gatherino de 1 foucauld , et par conséquent le neveu du duc de La cauld , auteur des Maximes. Sillery, après avoir élé de vaisseau, fut promu au grade de colonel d'iiilanu gimeut du prince de ConU , dont il étoit le premic Le 34 mars 1719 il fût nommé gouverneur de la tU nay, en Champagpe, et mourut 4 Paris le 27 nuven àgt^ de soixante et onze ans.

^ L'abbé de CliauUeu. > Mon bien , mou a>

LETTRES A DIVERS

Je ne tous réponds pas qa'eooor Je n'emploie un peu defotre or A payer la brune et la blonde; Tout peut arrifer en ce monde.

Non que j'assemble tons les jours * Barbe fleurie et les Amours.

Mt'ute dans peu votre Onanoe An sacrement de pénitence A mon égard échappera.

Pour noufelles de par-deçà , Nous faisons au Temple mer? eiUes.

L'autre jour on but fingt bouteilles ; Régnier ' en fût rarchitridin «.

La nuit étant sur son déclin , Lorsque j'eus Tidé mainte coupe , Langeamet ', aussi de la troupe , Me ramena dans mon manoir.

Je lui donnai , non le bonsoir.

Mais le bonjour : la jeune Aurore, En quittant le rivage maure.

Nous ayoit à table troufés , Nos verres nets et bien lavés , Mats nos yeux étant un peu troubles , Sans pourtant voir les objets doubles.

Jusqu'au point du jimr on chanta , * On but, on rit, on disputa.

On raisonna sur les nouvelles ; Chacun en dit , et des plus belles.

Le grand-prieur 4 eut plus d'esprit Qu'aucun de nous sans contredit J'admirai son sens ; il fit rage :

Mais , malgré tout son beau langage Qu'on étoit ravi d'écouter.

Nul ne s'abstint de contester.

Je dois tout respect aux Vendômes ; Mais j'irois en d'autres royaumes ,

t U t's^ Id probablenient de Régnier Desmarets . seerélire de TAcadémle françobie. Le nunuKril de M. Uéricard de Imry a Eégnier. Dans les édttkms impriméet on a mis à tort

• Le inattre buveur, oo plot6t le maître dliOCel . l'ordoona- , peut-être le sommelier.

• n est tait meotioa de Langeamet dans un grand nofl sali- |i|iae qui fbt composé V en ce temps contre les personnages de ■ eonr.

Daw U divÎM iuMf Apparat Laaf«aai«t , Ajaal •• air capaMc El ■•* «l# p«rt%<|— t; El , d*«« toa 4« fcatMi Coaiaiea^aat khi raaMf* , Fatigaa 1« poupoa Atm , doa.

Si fort ^a'il ordoaaa là , U , ^'oa l« r«aUi ca caga.

Keemtil mmimtcrit êe ckmnfm erili fme»

H kitu>ri^mt$ , t. III , p. 339.

I 4 Le grand-prieur de TendAme. I^^ère du doc de VendAme , loi demeoroit an Temple, et cbes qui avott eu lieu le festin lonl parle notre poète. Dans le Benùu mmmserit des ekan' Il est parlé des débaocbes de M. le grand-prteur, et de ses avec Pandioa Moreau . actrice de l'Op^ , t. III , p. SS8 rtSBI.

S11 leur falloit en ce moment Céder un ciron seulement.

Je finis ; et je vous souhaite 13 ne victoire très complète , Chance à tous jeux , de Ui santé , Non pas pour une éternité :

Je suis en mes vorax plus modeste; Pourvu que la bouté céleste, A vous , au grand-prieur, à moi , Donne cent ans de bon aloi , Je serai content du partage.

Vous en mérites davantage ; Mais la raison d'un si beau lot Ne se dit pas toute en un mot.

Ainsi je ferai fort bien de remettre la chose à une autre fois , et de finir cet écrit par une protestation solennelle d*étre, autant que dureront ces cent ans de vie que la Parque aie doit filer, etc.

A S. A. S. MM LE PRUtCE DE CONTl \

Novembre leaa.

Monseigneur ,

On m*a dit tant de fois que votre altesse sérénissime ëtoit en chemin , et que mes lettres ne la trouveroient plus à Farmëe , qu'enfin j'ai manqué Toccasion de faire partir celle-ci. En quelque lieu quelle vous soit présentée, je vous dirai, à mon ordinaire, que les choses nous paroissent suspendues, tant en Flandre qu'aux bords du Rhin; et , rien ne réveillant les esprits, il est arrivé un changement dans la robe et dans les finances, qui nous a donné matière de raisonner.

On dormoit id quand le roi , Ayant ses raisons , et très sages , Parmi les gens d'un haut emploi A bit un vrai remû-ménage , Et mis Harlay premièrement A la tète du parlement *.

' françois-Loois, prince de ContL MaaiUlon . dans roraisoo funèbre qu'il a prononcée pour ce prince (éd. 1758. in-fS. p. lOf ). nous apprend qu'il avoit écrit des mémoires sur les évé« nements de son temps et sur la vie du grand Coodé. c fli œs Mémoires , dit l'orateur, que nous stous enoore écrits de sa main avec tant de noblesse et de précision, étoient enfin mis aujoor.rienoemanqueroitphisàlagioiredeoegnuMllioauDe. • n n*a rien paru de ces précieux manuscrits. Que sonl-lls de»

» Nicolas Potier de Novioo . qui filsifioU ses arrêts , M forcé de vendre sa charge à de Harlay. Voyei LeaMmtey, A'i

OEUVRES DIVERSES

U en est digne, et j'ote dira QaeTbémis en tout ton empire TrooYeroit à peine aoionrd'bal Un oracle approchant de Ini.

Ne plaides qu'ayant bonne came ; C'est maintenant la seule cbose Qui peut faira au gain dn procès.

Vous contestes a?ee succès Par-deYant le dieu des alarmes , Appuyé do seul droit des armes :

Harlay règle d'autres débats , Où, je crois, tous n'eicelles pas.

Ni la grandeur ni la ▼aillance Né font îndiner sa batanee.

Son éloge entier irolt loin :

J'aime mieux garder arec soin La loi que l'on se doit prescrira D'étra court, et ne pas tout dira.

Pour ériter donc la longueur Qui met les cboses en langueur, Pontcbartrain ' règle les finances.

Si jamais j'ai des ordonnances , Ce qui n'est pas près d'arriver.

Il saura du moins me sauver Le chagrin d'une longue attente , Et lira d'abord ma patente.

Homme n'est plus eipéditif , Mieux instruit, ni plus inventif.

Talents aujourd'hui nécessaires.

La Briffe* est chargé des afiSdrès Du public et du souverain.

Au gré de tous il sut enfin Débrouiller ce chaos de dettes Qu'un maudit compteur avolt Wes.

Ce n'est pas là le seul essai Qui le rend successeur d 'Harlay. Ce poste , avec celui qu'il quitte, Dcmandoit un ample mérite Au sujet qu'on a placé l&.

Hardi quiconque le suivra !

Non que Louis , par sa sagesse, Ne puisse en conserver l'espèce ;

Mémoires de Dangeau , som la date du 22 septembre 1689, p. Xi ; lettre du comte biusy-Rabutin à Pfovion , en date du 10 octobre 1689, dans le Supplément aux Mémoire* et aux lettres du comte BuMy-Rabutin,L h p. 171. Sur Harlay. voyez ci-dessus , p. 557 ; et la Lettre de madame de sévigné, en date du 5 septembre 1689, t. IX, p. 136 , édition de SI. Monmcniné , 1820, in-8o.

« Louis Plielipcaux , comte de Pontcbartrain. Il avolt succédé à M. PellcUer, contrôleur des finances , qui avoit demandé la permission de se retirer. Voyei OEuvies de Saint-Simon , t. XI, p. 1 15 à 145 ; le Journal de Dangeuu , en date du 28 8e|)tembrc 1689; et les Lettres de madame de Sévigné ^ en date du 25 septembre 1689, t. IX, p. 136 à 162, édition de M. Monuierqué, 1820, iii-8o.

a La Briffe étolt un ami intime de Turenne; et nous apprenons t par un aveu du grand bommc , que La Brifte lui prétoit souvent de l'argent sans intérêt. Voyez la lettre de Turenne à Colbert , dans M. Delort , Met voyages aux environs de Paris , 1. 1. p. 300.

Tout le bien que J'ai dit d'antmi Retombe à juste droit sur loi.

Comme j'étois près de fermer ma letb a écrit ici de Versailles que le rok avoit la qualité de ministre à M. de Se^neby \ |Vois persomie qui n'eo tëmoigiie beaûa joie.

n doit ce nouvel ornoneal A son mérite seulement.

Ses soins, dignes que la ftMimie Avec eux veuille concourir.

Sauront bientôt par-tout €»flHr L'abondance en ces llebx conunaiie; Sur nos deux mers DM matèioCs, Quelque inconstants que coient lea flots. Sauront ménager pour nos ToUea L'aide des vents et des étoilei.

Ne doutes point qu'en son emploi , Redoublant ses soins et son lèle , Sous la conduite de son roi Le nouveau ministre n'exoidle.

N'avons-nous pas vu de noe boida Une double flotte réduite Et se renfermer dans ses poils , Mettant son salut dans sa fkiite *7 Le travail y ciott, j'en conviens ; Mais tels maux en eoor sont des biens. Et Seignelay peut y sofBre.

On le voit sur-le-ebamp écrire Toocbant des points très importants.

Mieux que moi, seigneur, c*est peo dire : Mieux qu'aucun écrivain dn temps.

Pour passer à d'autres matières , Vous saures qu'on m'a dît naguères Que cet hiver-ci l'opéra A Rome se rétablira.

Cela me semble un bon aagore En la présente conjoncture , Et commence à sentir la paix :

Je ne pense pas qu'elle échappe Aux premiers soins du nouveau pape.

' Jean-Baptiste Colbert . marquis de Seignelay. fi grand Colbert, naquit à Paris eo 1651. fut nilnbtrv d'état au dé|)artement de la marine . et moorat U bre 1G90, à l'âge de trente -neuf an-s. il «voit de 1> il étoit peu laborieux, et foisolt (Mister ses plaisirs av voira. Voyez la Lettre XVI de wiidatne de. Maim comtesse de Geran , en date du 1 0 septembre I6S3 . l édit. 1736.

* La Fontaine fait ici allusion an combat nayal don» let à la hauteur de Dieppe, où M. de TiMu^iUe . Tici France , et M. de Cliàteau-Rcnaiid , battirent les Hott et hollandoise. On poursuivit l'ennemi; et le coinle fils du maréchal , fit une descente à Teignmoulh le il brûla quatre vaisseaux de guerre ennemb et plu seaux marchands. (Hénauit, Abrégé eknmoioçiqt de Walckenaer, t. III , p. 958, in-8o. f 82f .)

Si le Sdinl-lispril mil jainili Quelqu'un au Iràne de uiul Pierro PiMU- qui le iltiiium (le la itoerre Enl de la craiale et du re^Kct , C'est Aleiindre ' ; car, mtw dire Qu'a uul étal H n'eut luiperl , Il a tout CE que \'oa dedre, EipAience , fermelé , Joïlice, et meeue proFoude.

L'Olympe inlurposc au Irailé La preiiiitre léle du monde En ban «enseoittme eu dignilé.

IU»-i-pré>eDl a lainleld S'en Ta cet onfra([a ealrepreodiv.

O Pali '. ne le faii point attendre.

Veiii-tu que pour loi l'unlTcn Soupire encore 6eui hiteisT Fille dn ciel et d'Alexandre, Car je te prdelouscei notnt, BeriTuiean >'ord Ira aquiloni ; Fais qn'aTPc eui Manie relire, Faiuut place a Flore, a Zépbjrr.

Citer ces dieu» , me la-l-ou dire , En parlnnldu pape.ed-il bien?

Non ! mait l'art dei poêle* n'esl rien . Leun dlïcoar» n'onl beanl* ni purc- Saoi ce lanijai^e dn Faroane.

Qu'Apollim ■'t'iprlme en piten, Troiiie^-on c*la fort élrange !

Pour bannir pourtant ce niébuige .

Et parter du pape on chrdtieii, Souluitona ipie Ueu rlllomine.

Et que la paît, par son moyen , Vcn lis OdÈloi s'achcminr Atpc l'uitataneo dMnc jnbilti pnK;ureni.

INsi|uc le \io6\e lui lerra Réunir la dune pulillquo, D'ici un* peine il partira.

El les vert il rolonncra De Siméon dam >ou cantique ' i Mais il peut vivre in*quc-Ui.

Vousatleîtnefaii-ewicoreuneauireobjeclioii;

■ Piim OUnlionl , Bb du Kriinl^clunccLlR' de la i^iblkiun

■ ïcnUc , tut ëlo papi-. •■■i» In nom dAleiaiidfc VIH. le «oc- (•nisiu. tJii«|idllelD»rlilUIO, et uiounille I" fcïri^r lal.daniiaqualiv-vInEI-dniiltaieiDUMdc «xilge. Almlll o('('U|u le ulJil'idi^ que irlir

LETTRES A DIVERS. 671

ellR est d'une uaiure ù \cDii' de vous; c'est quo la l-'i-ance ne m'a pas donné cjiarfie dû faire des vtvux pour la paix avec laot d'empressement. Est-ce l'intérêt de la France qui vous fait aller l)i'a\er les liasards, on si c'est celui de votre glotie'j' Je ne déiniiie pas bien la chose. PcutélTc même y va-t-il de votre plaisii' : ce que je n'ose presque penser, iVcc tibi tam tUru ctipltio. Cependant vous autres héros seriez bien fâchés qu'on vous laissât vivre tianquillement. Connue si la vie n'éloit rien, et que sans elle la gloire FiU quel<]ue chose! Vous croyez élre demeurés au coin du feu , à moins que vous ne vous altita brûler sur le mont CËta , de mânie que Hl Uercule. Pour vous répondre sur luus ces pointSt je vous dirai que non pas la France, mais l'Europe entière ne peut que perdre à une guerre comme celle-ci'. Et à votre éfrard, moascigneiir, ne vous alarmez pas silât de ce mol de paix : elle est tellement difficile û faire , qu'il est malaisé qu'Alexandre VIII nuiis la donne dès son avènement au pontifical: Eia tiidabil iolii. Auquel cas j'ai dans l'esprit que plus vous auriez de part au projet, et mieux nous nous trouverions des assistances de la fortune. St Jupitei' reeueitluit les voix (j'en reviens toujours ù mon style poéUque, et it quelque clio^e encore de plus ehatouilleux ; il n'est pas besom que je m'explique ici davania{;e , vous voyez dt^a où j'en veux venir), votre esprit et voire valeur auroicnt une ample matière de s'exercer ■. Nous en parlions il y a deux jours, du Vivier et moi. Il me pria de vous assurer de ses très humbles respects. Nous fîmes des vœux très particuliers en voire faveur. Ils n'éloieni ouis que de quelques idoles chinoises , et du destin qui apparem-

rcqM.c

M i'étx

II <ln laiwr iiHHirlr en pall «u i iu le Binl du peupla. (Vuyrt VÉtaugll' tton >ain' 'uc , p. ii.vm. W.;llarotauil>cnicriCciMnlliliM'irlc'e*t.Jii mqiMtSiMni.

' La Jiikiiuin qiie U francc eicltnll partndroIttiiu'FllPRvntt Firrc^i SD rtijlcitlan du tnllé àr Mnit^iP. Ira \wMnUim du nil iiniir MtDi» . u twIlF-Mur, wr la «mmlan de l'élns Irur palatin, l'alblre dra trwirhim. U lifCiir d'Auphnirj. l'Intulin de l'Au^l'lem par le prince d'nningi'itetlséluiFnl In eauMs qui atoUnl Mlmmlaé l-mtli XlVtreprnlrr int

dtrateor djiiH laipiellH et

. et ilmt II reneiiLli parneulUiwnent

Il >pi'iill« nn Vvurril .

OEUVRES DIVERSES

ment les exaucera ; car je n'y vois rien que de raisonnable. Pour peu que je vive encore, je pourrai vous entendre dire , Et quorum pars magna fui. Ce seroit dommage que je mourusse avant l'accomplissement de ma prophétie : non qu'on eût besoin de moi pour célébrer votre gloire ; mais j'exçiterois à le faire les Malherbe et les Voiture. Y a-t-il encore au monde des Voiture et des Malherbe.^ Bonnes gens, je ne vous puis voir, comme dit maître François' dans son livre. Si je ne réponds de beaucoup de capacité pour ma part , je réponds au moins de beaucoup de zèlç, étant avec autant de passion ^ue de profondeur de respect, etc.

Page 1