DE JEAN DE LA FONTAINE
séances de l'Académie, travailloit sans cesse pour terminer la tâche qu'il s'étoit imposée, et formoit même encore le dessein d'un autre ouvrage , pour lequel il espéroit être aidé par son ami de Maucroix. Tout-à-coup ses forces diminuèrent rapidement , et il expira âgé de près de soixante et quatorze ans, entre les bras de Racine, de Hervart et de sa femme, qui avoient comblé ses derniers jours des soins les plus tendres et les plus attentii^.
Quand Fénelon apprit cette mort , il chercha à soulager ses r^[rets et sa douleur en écrivant.
en latin , un éloge du poète que l'on venoit de perdre, et il le donna à traduire à son royal élève. Cet éloge se termine ainsi : c Lisez-le, et c dites si Anacréon a su badiner avec plus de c grâce, si Horace a paré la philosophie d'omec ments poétiques plus variés et plus attrayants , c si Térence a peint les mœurs des hommes avec c plus de naturel et de vérité , si Virgile , enfin, c a été plus touchant et plus harmonieux ! >
Walckenaer.
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