‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 152 sur 203 · Et cest autre · texte numérisé non relu

Et cest autre

45-48. 87 Celuy par un procés se mine Et se banist du doux sommeil Et l’autre accueilly de famine Perd la lumiere du Soleil

1. Il s’agit ici du Styx (Stygia palus, Stygius lacus, Virgile, En. VI, 323 ; VIII, 296) et de l'oubli éternel; non pas du fleuve Léthé où les âmes buvaient l'oubli de leur vie antérieure avant d’être réincarnées (Lethaei fluminis unda, #bid. VI, 714). — Quant au mot oblivieus, calqué sur le latin obliviosus, nous l'avons vu déjà au tome II, p. 9:

2. Ce thème de l'égalité des hommes dans la mort, que Ronsard trou: vait chez Horace (Carm., I, 1V, 19 ; XxvVINT, 15 3 II, 11, 21 ; XIV, 10-12; XVI, 32-34 ; III, 1, 15, etc.), revient très souvent dans ses œuvres. V: mon Ronsard pote lyrique, p. 360-361.

3. Hellénisme homérique (ohov toc), déjà vu au tome I, p. ror(ode à Guy de Chabot, vers 12). ’

4. Cette strophe et les quatre vers qui suivent viennent de Simo-

Lyriques grecs, de Bergk, II, p.736. Cf. Horace, Carm., I, XXVIT, 15-20.

Des hommes bourreaus inhumains :

Et des ce jour il fitentendre

Le bruit de son foudre nouveau,

Et depuis n’a cessé d’épendre

Les dons de son mauvais tonneau.

ODE A CASSANDRE [p. 266)

Mignonne, allon voir si la rose Qui ce matin avoit declose Sa robe de pourpre au soleil, À point perdu, cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil.

Las, voiés comme en peu d’espace, Mignonne, elle à dessus la place Las, las, ses beautés laissé cheoir !

O vraiment maratre Nature, Puis qu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir.

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