‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 154 sur 203 · SUR LES ISLES FORTUNÉES · texte numérisé non relu

SUR LES ISLES FORTUNÉES

Enyon.) La déesse furieuse de la guerre. — Demarer.) Departir hors du port, mot de marine. — Fideles à nos yeus.) Constans & fermes sans se changer. — Nostre ayeule.) La terre. — Les presens de Ceres.) Les blés. — La rouge pluie.) Les pluies sanglantes sont signes de quelque meschef advenir. — Phedre.) Fut seconde femme de Thesée, laquelle accusa à tort son fillastre Ippolite, envers son pere, de lui avoir voulu forcer son honneur : à la fin Ippolite fuiant l’ire de son pere Thesée : deschiré par ses chevaus mesmes mourut sur le bort de la mer. Voi Oppian au livre qu’il a fait des poissons. — Biblis.) Fille de Menandre, fut tellement amoureuse de son frere Caunus, que

laissant | toute vergongne requise, & à une sœur, & à une[p.268]

pucelle, osa bien soliciter son frere Caunus de son deshonneur, lequel la refusant, de dépit elle quitta le païs et s’enfuiten Phrygie, où elle fut muée en fontaine, qui porte encores aujourd’hui son nom. Voi le neufviesme livre dela Metamorfose d'Ovide. — Leandre.) Pour jouir de s’amie Eron, passait toutes les nuits le destroit d’Ellesponte nommé aujourdhui le bras Saint-George : & advint [que], comme il passoit l’yver par là, pressé des vens & de la tempeste, il fut noïé. Voi ce qu’en a écript Musée.

Page 1