‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 156 sur 203 · Quand ce grand Empereur | 84-87 Quand Charles Empereur · texte numérisé non relu

Quand ce grand Empereur | 84-87 Quand Charles Empereur

1. Ils’agit de François de Guise et du siège qu’il soutint victorieusement dans la ville de Metz contre les troupes de Charles-Quint (novembre 1552-janvier 1553). 11 crut « avoir l’assaut » le 7 décembre. Il défendit la place avec tant d’héroïsme que l'Empereur fut contraint de se retirer après avoir perdu 30.000 hommes, la moitié de son armée. Cf. les Mémoires de Tavannes et de Vieilleville; Forneron, Les ducs de Guise et leur époque (Paris, Plon, 1877), tome I, chap. v.

2. Forme contractée du superlatif reverendissime. On en trouvera deux autres exemples ci-après : foläfrime (au titre des Bacanales), et cruelimes (Elegie sur le trepas d'A. Chateignier, vers 108). Ronsard a encore usé des formes grandime et bonime pour qualifier Bacchus dans ses Dithyrambes de 1553 et excelentime dans une ode (tome III, p. 105, var.). Mais c’est tout, et il faut noter que ces six termes disparurent des éditions collectives. Cf, un sonnet de Du Bellay à A. de Baïf (éd. des Œuvres par Chamard, t. II, p. 286) et la réponse de Baïf (éd. des Œuvres par Martÿ-Laveaux, t. IV, p. 216), qui ne sont qu’un jeu.

3. C.-à-d. : cet Empereur fier, arrogant (sens primitif). Cf. le tome IV, P+ 99, note 2, et ci-après, vers 257.

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De vouloir, à son dam, contre nôtre Roi prendre Les nouveaus murs François d’une foible cité, Où le destin avoit son OULTRE limité: :

De gens & de chevaus éfroia la canpagne, Atrainant avec soi les peuples d’Alemagne

Et toute la Hongrie, & l’escadron ardent

Des peuples basanés, mi-mores d’Occident2.

Et quand lui forcené contre l’honneur de France, Les guidoit, furieus, en plus grande abondance Que les vens enpannés5 de roüés tourbillons, Poussés du foudre aigu, ne courbent de sillons, Les uns bossus devant, & les autres derriere, Dans le sein de Tethys, la vieille mariniere :

Et quand lui, mal suivi de tant de gouffanons, Fit braquer tout d’un rang cent pieces de canons Sur le bord du fossé, qui de gorges beantes Vomissoient tout d’un coup cent balotes tonnantes Contre Mez ébranlé, & d’un choquer plus dur Qu'un éclat foudroiant, ébrecherent son mur

8. 84-87 Troupe à troupe espuisant les peuples d’Alemaigne 11. 84-87 Et quand tout forcené

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