Comme un brandon de feu le rond de son bouclair
1. Claude IT de Lorraine, duc d’Aumale, chargé en octobre 1552 de surveiller les déprédations d'Albert de Brandebourg en Lorraine, avait été blessé et fait prisonnier par les troupes de cet aventurier, qui était à la solde de Charles-Quint. Cf. les Mémoires de Tavannes et de Vieilleville ; Forneron, op. cil., t. I, p. 159 et suiv. et p. 171.
2. La variante des vers 277-282 (v. à la page précédente) traduit un mot célébre de Charles-Quint après son échec devant Metz.
Non autrement qu’on voit une rouge comette Flamer sanglantement sous une nuit muette:
Ou tout ainsi qu’on voit flamber le Sirien Au plus chaud jour d’esté, quand la gueule du Chien Alumant tout le ciel d'une flame trop forte, Aus hommes & la soif & les fievres aporter.
Voi donc, prelat?, que vaut un vaillant conducteur: L’Enpereur étonné trenbla de si grand peur Voiant ton frere armé, que sur l’heure sur l’heure Du tout desesperé de fortune meilleure, Tourna le dôs honteus, tant pour nôtre salut Le magnanime cœur de ton frere valut, Sur les bornes de Gaule afrontant sa jeunesse Aus desseins plus rusés de la grise viellesse D'un si caut Empereur. 163, Prince Lorrain :
Encore quelquesfois de ma tronpe d’airain Je cornerai tes fais d’une longue Iliade :
Car ceus-là de Pericle, ou ceus d’Alcibiade N’égalent tes honneurs, ni le brave renon De celui, qui d'Afrique aporta le surnont,
300. 78 Flamber | 87-87 Enflamer tout le ciel d’une crineuse trette 302. 67 par erreur Ja guelle (éd. suiv. corr.)