en beauté veincus
1. C.-à-d. : comme les blonds épis du blé s’agitant au souffle de la brise.
2. La déesse Vénus, qui avait un temple à Paphos et à Chypre.
3. « Quand Ovide parle de beaux doigts, il les appelle dignos Baccho digilos : au 3 de la Metamorphose ». Cette note de Richelet est fondée
Tant leurs branchetes sont plenes
De mile rameuses venes,
Par où coule le beau sang
Dedans leur ivoire blanc :
Ivoire où sont cinq perlétes [p. 158]
Treluisantement grélétes r,
Ornans les bous finissans
De cinq boutons fleurissans?.
C’est toi, douce fonteléte,
Qui dans ta douce ondeléte
As baigné ses deus beaus piés,
Piés de Tethys deliés 5 :
Et son beau cors, qui resenble
Aus lis & roses ensenble :
Cors, qui pour l'avoir veu nu
M'a fait Actéon cornu,
Me transformant ma nature
En sauvagine figure + :
Mais de ce mal ne se deut
Mon cœur, puis qu’elle le veut.
C’est toi, douce fonteléte,
56. 67-84 Tresluisantement | 87 Luisantes, cleres & nettes 60. 87 ta froide ondelette 62. 78-87 de Thetis
sur le texte des anciennes éditions d’Ovide. Dans les éditions actuelles on lit au vers 421 de ce 3° livre : « Et dignos Baccho, dignoset Apolline crines ». Il s'agit seulement des cheveux de Narcisse, dignes de Bacchus et d’Apollon.
1. Il entend par là les ongles, comme Pétrarque, s. O bella man, s.
2. Ronsard semble avoir imité ici une pièce des Amours de Baïf. Cf. Marcel Raymond, Influence de Ronsard sur la poésie française, thèse de Paris, 1927, tome I, p. 142 et suiv.
3- C.-à-d. : pieds délicats comme ceux de Thetis, qu'Homère qualifie” dpyvpreta. Cf. Rufin : « Thetis n’a pas d'aussi jolis pieds d'argent». (Anthol. gr., éd. Jacobs, Epigr. érot., n° 48).
4. Souvenir d'Ovide, Mét. III, 190 et suiv., ou de Pétrarque, canz. Nel dolce tempo, st. vrrr.
Dont la mignarde ondeléte A cent fois baisé les brins De ses boutons sinabrins, De ses levres pourperées, De ses levres nectarées, De ses roses, de qui sort Le ris qui cause ma mort.
C'est toi qui tâtes sa hanche, Sa gréve r, & sa cuisse blanche, Et son, qui ne fait encor Que se friser de fils d’or 2.
C’est toi quand la porteflame, La Chienne du ciel 3, enflame [p. 159] Le monde de toutes pars,
Qui vois les menbres épars
De ma dame, sur ta rive,
Lors que sur l’herbéte oisive
Le somme, en ses yeus glissant, Flâte son cors languissant :
Et lors que le vent secoüe
Son sein, où pris il se joüe,
Et le fait d’un dous soufler
78. 60 par erreur que cause (corrigé aux errata) 79. 78-87 qui laves sa hanche