La négation est de trop (cf. ci-après le vers
4. Je ne pense pas qu’on doive prendre ces deux vers äla lettre. En tout cas les poésies d’Ant. Chateignier n'ont jamais été publiées et le manuscrit semble bien avoir été perdu.
Tu es un bel ami ! d’ainsi faire bruncher Desous la mort son chantre le plus cher.
Mais las ! que di-je las ! son âme est bien heureuse D’avoir quité sa vesture boüeuse 9) Pour s’envoler au ciel, sans pratiquer ici Plus longuement la peine & le souci.
Heureus vraiment celui qui, jeune d’ans, s'envole, Fraudant les hains : de céte vie fole, Qui toujours nous abuse & d’un espoir trop vain 100 Nous va pipant toujours du lendemain 2.
Et toi Pere vieillard de l’anfant que je pleure, Réjoui-toy de ton fils à cette heure, [p. 168] Car bien qu’il ne soit mort en plus meure saison Desous le toict de ta propre maison, 105 Bien qu'il soit entonbé d’une pierre étrangere, Et que la main de sa piteuse mere A l'heure du trépas ne lui ait clos les yeus, Et qu’en nommant crüelimes les Dieus 5 N’ait cuilli de sa levre à-lentour de sa bouche 110 L'ame fuiante 4, & que dessus sa couche Ses sœurs aus crins épars, & ses freres pleurans 91-92. 60-87 d’ainsi faire toucher D’un coup mortel son chantre le plus cher 97-100. 71-87 guillemettent ces quatre vers 108. 60-87 Et qu’en blasmant la cruauté des dieus
109. 60-87 N’ait cueilli 11I. 53 par erreur au crins (éd. suiv. corr.)