Qu’ainsi | 67-78 graphie primitive
46-47. 57 (éd. de Rouen) Fait montrer son bras vainqueur, Dechassant la gent poureuse 3 | Toutes les éd. parisiennes reproduisent le texte primitif
1. Pour cette forme, v. ci-après les Amours, s. XLV, vers s, note.
2. La conquête de Metz, Toul, Verdun, Luxembourg eut lieu au printemps de 1552; Henri II disloqua son armée à la fin de juillet (c’est la trêve dont ilest question ci-dessus, aux vers 11 et 34); il la rappela à Saint-Mihiel au début de l'hiver, et c’est en décembre que Charles Quint voulut réparer ses échecs en reprenant Metz. Cf. Fr. de Rabutin, Commentaires des dernières guerres en la Gaule Belgique, liv. II à IV; et ci-après les notes de la Harangue de Mgr le duc de Guise.
3. Ce remaniement est dû, non pas à Ronsard, qui n’est pour rien dans la réimpression de Rouen, mais à Chr. Plantin, quila imprimée pour le compte de Nicolas le Rous, libraire de Rouen (cf. Maurice Sabbe, Plantin et les Amours de Ronsard, article du Compas d’or, bulletin des
DE FOLASTRIES, III 2
Vostre lacheté couarde.
Donc, si quelque honneur vous point, Soldars, ne cagnardez point, Suivez le train de voz Peres,
Et raportez à voz Meres
Double honneur, & double bien :
Sans vous je garderay bien
Vos sœurs : allez donc gendarmes, Allez, & vestez les armes, Secourez la fleur de lis :
Ainsi le vineux Denys,
Le bon Bacchus portelance
Soit tousjours votre defence :.
FOLASTRIE II
En cependant que la jeunesse D’une tremoussante souplesse Et de manimens frefillars
SI. 55-78 De vos victoires le bien
82-83. 60-78 Voz sœurs je garderay bien Sans vostre aide : allez gendarmes
Ebrrions. — Livret de folastries, 1553. — Continuation des Amours, 1557 (2° éd. parisienne). — Retranchée dès 1560. — Livret de folastries, 1584 (contrefaçon de 1553). — Muse folastre (x livre), 1600. — Muses güillardes, 1609. — Cabinel satyrique, 1618. — Recueillie dans les Œuvres pour la premiére fois par P. Laumonier (Paris, Lemerre, 1919,tome VII).
Titre. 57 Gayeté
4 Ce rappel des vers 23-28, déjà fait aux vers 35-40, est un des procédés des hendécasyllabes de Catulle.
2. D’après J. Vianey, les Dialogues plaisants de l’Arétin ont inspiré « probablement » cette folastrie, ainsi qu’ils ont inspiré « certainement» la Vieille courtisane de Du Bellay (thèse sur Mathurin Régnier, p. 144). Je crois que Ronsard, pour peindre sa Catin, s’est plutôt souvenu dela {lena » Dipsas d'Ovide (Amor. I, vu) et de la « lena » Acanthis de Properce (IV, v), tout en lui faisant jouer un role opposé au leur. Il
IS
Agitoit les rougnons paillars
De Catin : à gauche & à dextre, Jamais ny à Clerc ny à Prestre, Moine, Chanoiïine, ou Cordelier N'a refusé son hatelier.
Carle mestier de l’un sus l’autre ?, Où l’un dessus l’autre se veautre, Luy plaisoit tant, qu’en remuant, En haletant, & en suant,
Tel bouc sortoit de ses esselles 5, Et tel parfum de ses mammelles, Qu'un mont Liban ensafrané En eust esté bien embrené4.
Ceste Catin en sa jeunesse Fut si nayve de simplesse, Qu’autant le pauvre luy plaisoit Comme le riche, & ne faisoit Le soubresaut pour l’avarice,
Mais ell disoit que c’estoit vice De prendre ou cheine, ou diamant,