‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 60 sur 203 · Imité de Flaminio, Carm., I, Ad Bacchum · texte numérisé non relu

Imité de Flaminio, Carm., I, Ad Bacchum

. adest, adest jam Semeleia propius Soboles, io venit, tinnula cymbala resonant, Phrygiis recurva stridet grave tibia calamis. Cf. Eschyle, fragment des Edoniens (cité par Decharme, Myth.or., p.433). 3- Cybèle, qui portait sur la tête une couronne de tours. Cf. Lucréce,

Herisséz De cent fueilles de lierre, Qui font rebondir la terre De leurs piés, & de la teste A ce Bouc font si grand feste ?

Chantant tout autour de luy Ceste chanson bris’ennuy Jach ïach Evoé, Evoé ïach iach.

Tout forcené, à leur bruit je fremy, J'entrevoy Bayf, & Remy :, Colet, Janvier, & Vergesse, & le Conte ?, Pascal, Muret 5, & Ronsard 4 qui monte Dessus le Bouc, qui de son gré Marche, affin d’estre sacré Aux pieds immortelz de Jodelle, Bouc le seul pris de sa gloire eternelle :

Pour avoir d’une voix hardie

1. Antoine de Baïf et Rémy Belleau. Pour le premier voir les tomes I, p.128 et suiv.; I, p. 212; IV, pp. 75, 129, 180, 185 ; et ci-après un sonnet liminaire des Amours. Quant au second, c’est la première mention qui soit faite de lui dans les œuvres de Ronsard, auquel ila dû être présenté vers la fin de 1552 par N. Denisot. V. ci-après les Jsles fortunées, vers 75.

2. Sur Claude Colet, poète et traducteur, v. ci-aprèsles Zsles fortunées vers 77, note. — Janvier, personnage inconnu. — Vergesse, c’est Nicolas Vergèce, helléniste, auteur de vers français sur la mort d’Adrien Tur-… nèbe, et de quelques autres épitaphes. Originaire de la Crète, il mourut en Normandie, à Coutances (v. l’épitaphe que lui a consacrée Ronsard). Il était le fils d'Ange Vergèce, qui fut le premier maître de grec d'Ant. de Baïf. Cf. Augé-Chiquet, thèse sur Jean-Antoine de Baïf (Paris, 1909), pp. 17-18 et 29-30. — Le Conte désigne Nicolas Denisot, qui signait le Conte d’Alsinois, anagramme de son nom (v. ci-après l'Epigramme xv1, vers x etles Jsles forlunées, vers E7, note).

3. Sur Pierre de Paschal, v. les tomes I, p. 160 ; II, p. 85; IV, p. 95 ; et ci-après les Isles fortunées, vers 73, note. — Sur l’humaniste Muret, v. ci-dessus l'Introduction et ci-après les Jsles fortunées, note r.

4. On peut s'étonner de la présence du nom de Ronsard dans ce passage. S’il est l’auteur de cette pièce, a-t-il pu dire : « J'entrevoy Ronsard... » ? L’objection est plus spécieuse que solide, vu le désir naturel qu’il dut avoir de se mettre en scène.

Faisant à tes Tygres la guerre : :

Ores aveques tes Evantes ?, Et tes Menades bien boivantes, Redoublant à pleine voix Par les boix Jach ïach Evoé, Evoé ïach ïach.

Maugré moy, Pere, ta fureur Plain d'horreur My traine, & ne voulant pas, Maugré moy je sens mes pas Qui me derobent mal sain, Où Jodelle, de sa main Du Bouc tenant la moustache, Que poil à poil il arrache, Et de l’autre nonparesseuse Haut élevant une coupe vineuse, Te chante, o Dieu Bacchique, Ceste hymne dithyrambique Jach ïiach Evoé, Evoé ïach ïach.

Hayavant 3 Muses Thespiennes 4,

Page 1