par erreur Basan (éd. suiv. corr
1. C.-à-d. : formée de couleuvres. Cf. ci-dessus, vers 8. 2. C.-à-d. : le vent (Borée était dit roi de Thrace). Marulle dit : « ammae Acoliae ».
3. Synonyme de Bacchantes. Ce sont les femmes des Edônes, peuple Thrace sectateur de Bacchus.
4. C.-à-d. : le vieux Silène; tard — tardif (comme le latin fardus). $S. Epithètes de Bacchus. Pour Evan, v. ci-dessus, vers 113. Quant à Basar (mis pour Bassar), c’est le lydien grécisé Béoosacos ou Bassapeus — vêtu d’une peau de renard (H. Orph., xLv, 2; zur, 12). Cf. Horace Carm., 1, XVIU, 11 : candide Bassareu. Au reste cette strophe et la précédente viennent de Marulle, op. cit. :
Evoe, date cymbalum huc, huc date cornua querula. Cingat virentem mihi taenia viperea comam, Comam diffusam animis Aeoliis hederigeram.
Quäm hinc mille secutae, atque illinc, trepidante pede sacro Ululent citatis Edonides usque tripudiis Valido sub thyrso jacientes vi capita fera, Evoe sessore pandi geminante quadrupedis.
De ta fureur, ce jour, gaigner le pris,
Et haletant à grosse alaine
Faire poudrer sous mes piés ceste pleine.
Çà ce Thyrse, & ceste T'iare,
C’est toy, Naxien :, qui m'egare
Sur la cime de ce rocher :
Il me plaist d’acrocher
Mes ongles contre son escorse,
Et chevestré dessous ta douce force
Aller devant ton Orgie inconnue ?,
La celebrant de voix aguë,
Orgie, de toy Pere
Le Mystere,
Qu'un panier enclôt saintement 5,
Et que nul premierement
En vain oseroit toucher, sans estre
Ton prestre :
Ayant neuf fois devant ton Simulacre
Enduré le sainct lavacre
De la fonteine verrée 4,
221. ÿ$3 On lit Ca ce Thyrse | 1604-1617, 1630 par erreur Car ce Thyrse (1623 corr.)
1. Bacchus était particulièrement adoré dans l’île de Naxos (v. Decharme, Myth. gr., p. 422 et suiv) —. Dans le vers précédent la tiare rappelle la mitre dont on coiffait le Bacchus gréco-lydien, d’où l’épithète de ptTenpdpos (A. Orph., Li, 4).
2. C.-à-d. : la cérémonie religieuse dont les pratiques restent secrètes, dpytoy &opntoy, H. Orph., Lu, 5; obscura orgia (Catulle, Lxrv, 260),
3. C’est la corbeille mystique contenant un phallus parmi des fruits, que les initiés seuls pouvaient regarder. Virgile l'appelle « mystica vannus Jacchi. » (Georg, I, 166).
4. Le mot « lavacre », calqué sur le latin lavacrum, signifie le bain ou la simple aspersion, deux moyens de purification. — Le mot « verrée », qui traduit l'adjectif latin vifrea, signifie cristalline. Cf. ci-après l’ode À la fonteine Bélerie, p. 241, vers 171.
et
Aux Muses sacrée 1. LE lach ïach Evoé, Evoé ïach ïach.
O Pere, où me guides tu 2?
Devant ta vertu Les bestes toutes troublées Se baugent dans les valées :
Ny les oyseaux n'ont pouvoir de hacher Comme ils faisoyent le vague, sans bruncher, Incontinent qu’ilz te sentent 5 :
Dessous leurs goufres s’absentent De l’Ocean les troupes escaillées, Horriblement emerveillées, De voir La force de ton pouvoir.
Jach ïach Evoé, Evoé ïach ïach.
Par tout les Amours te suivent, Et sans toy les Graces ne vivent, La force, la Jeunesse, La bonne Lieesse Te suit,
245. 1617,1630 par erreur de lascher (1623 corr.) 246. 53 On lit il faisoyent (erreur reproduite en 1609, aggravée en 1617 1630 par il faisoit, corrigée en 1623)
1. Cette strophe vient de Marulle, op. cit. : Et ipse vagus, anhelans, animo duce nimio, Totus nova plenus mente per avia nemora Orgia praecedam acutis celebrans ululatibus, Orgia verendis arcana recondita calathis, Penitus quae sanctis frustra captes sineinitiis, Novies perpessus sacra Castalidos vada vitreae. 2. Souvenir d'Horace, Carm., III, xxv : Quo me, Bacche, rapis...? 3- Pris à Marulle, op. cit. :
Fugiunt deserta turbatae per nemora ferae, Regio volucres nec sustinet aetheria suas.
Nomien, Double, Hospitalier *, Beaucoupforme, Premier, Dernier ?, Lynean, Portesceptre, Grandime ;, Lyssien, Baleur, Bonime 4, Nourrivigne, Aymepampre, Enfant 5.
276. 1604-1617, 1630 Beaucoup forme (erreur aggravée en 1623 par Beaucoup, Forme) 277. 1623, BI. Lenean
1. Nomien, du grec V6{it06, pastoral, Anfhol. palal., IX, 524 (éd. Didot, t. II, p. 107). — Double, synonyme de Diphyen, vu ci-dessus au vers 47. — Hospitalier correspond au grec Éevodutn<, qui procure des hôtes, ou 70AŸxwU0£, qui préside à des festins abondants, Aw/hol. palat., IX, 524 (éd. Didot, t. Il, p. 107).
2. Beaucoupforme correspond au grec pugtduoppoe, qui revêt de nombreuses formes, Anlhol. palat., IX, "524 (éd. Didot, t. Il, p. 107). Sur les métamorphoses de Bacchus en taureau, en lion, en dragon, etc., cf. Euripide, Bacch., 1017. — Premier, synonyme de Protogone, vu ci-dessus, au vers 74. — Dernier, non pas parce qu'il fut connu des Grecs en dernier lieu (Hérodote, II, 52), mais parce qu’il est le dernier-né de Ja lignée olympienne. Cette épithète semble contredire la précédente ; elles s'accordent pourtant l’une et l’autre avec la doctrine orphique (communication de mon collègue A. Boulanger).
3. Lynéan correspond au grec Anvaïse, dieu du pressoir (An/hol. palat., loc. cit. ; H. Orph., 1, $ ; 111, 2). — Portesceptre est calqué sur Je grec 62n7xtoy0c (H. Orph., rit, 7). — Grandime est une forme syncopée pour Grandissime ; Marulle dit « maxime ».