Sans ce malheur l’autre plus grande envie
À 4. 60-72 Jamais, helas | ne m’eust le cœur tanté | 78-87 Ne nr'eust jamais le courage tenté ; 7. 60-84 Ainsi je vais
1. Pétrarque avait dit : « Mon cœur pris là, comme un poisson à l’hameçon » (s. ]n quel bel viso, $), et : « Je ne lâche pas les doux hameçons appâtés » (s. Di di in di, 2). Ronsard a repris plusieurs fois cette image (v. ci-après les sonnets xLVII et CCXI).
2. Cette forme, pour je vais, est courante au xvi° siècle, ainsi que celle du subjonctif, que je voise, pour que j'aille. Cf. le tome I de la présente édition, p. 24, vers 5.
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FL 108 LES AMOURS | D’un beau tetin doucement apâté.
Qui eut pensé, que le cruel destin Eut enfermé sous un si beau tetin Un si grand feu, pour m'en faire la proïe ?
Avisés donc, quel seroit le coucher Entre ses bras, puis qu’un simple toucher
De mile mors, innocent, me foudroïe.
Donte mon cœur, mais quand je te veus dire Quel! est ma mort, tu ne t’en fais que rire, Et de mon mal tu as le cœur joïeus.
Puis qu’en t’aimant je ne puis avoir mieus, Soufre du moins que pour toi je soupire :
Assés & trop ton bel œil me martire,
Sans te moquer de mon mal soucieus.
Moquer mon mal, rire de ma douleur,
Par un dedain redoubler mon malheur, Haïr qui t'aime, & vivre de ses pleintes, Rompre ta foi, manquer : de ton devoir,
Contre mon gré l’atrait de tes beaus yeus