‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 86 sur 203 · Qui le matin caresse · texte numérisé non relu

Qui le matin caresse

1. Le mot ef a ici le sens de l’interjonction eh, comme il arrive souvent au xvi° siècle. V. ci-après l’Ode sur les misères des hommes, vers 26, et l'Elegie sur le trepas d'A. Chateignier, Vers 69.

2. Ces tercets sont inspirés d’un distique de Properce, IT, xvir, début.

3. « Non encore meur. Les Italiens disent acerbe poppe, tetins verdelets, et qui peu à peu commencent à s’enfler. Ainsi ai-je leu dans quelque Epigramme grec OUPAXA UAGTOV » (Muret). Rien de semblable dans l’Anthologie. On trouve seulement Oupaë pate, et seulement au datif, dans les Dionysiaques de Nonnos, I, 71 et XLVIIL, 957. Mais ce ne sont pas des épigrammes, et d’ailleurs Muret a-t-il pu connaître en 1553 le texte de Nonnos, publié seulement après 1560 ?

4. Le singulier pour le pluriel. Ronsard dit de même « une levre jumelle », « une levre bessonne », « le feu jumeau», « cet œil besson», « l'astre besson », pour désigner les deux lèvres, les deux yeux. Cf. ciaprès les ss. L, vers 4, CXCV, vers I, CCXII, Vers 1, et le sonnet sur les Erreurs amoureuses de Pontus de Tyard, vers 9.

s- Mais plutôt.

6. Bienveigner, c’est accueillir quelqu'un en lui souhaitant la bienvenue.

S'Europe avoit l'estomac aussi beau 1, De t'estre fait, Jupiter, un toreau, 11 Je te pardonne ?. Hé, que ne sui-je puce!

La baisotant, tous les jours je mordroi Ses beaus tetins, mais la nuit je voudroi 14 Que rechanger en homme je me pusse 3.

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