qu’on voulust secourir | 78-87 texte primitif
4. 60-87 Ce (84-87 Le) dous torment (ef tourment) pour lequel je souspire
1. Vieux mot (moyen âge m'aésier) ; c.-à-d. me satisfaire tout à mon aise. Il a aussi le sens d’alléger (tome IV, p. 24, vers 9).
2. Forme courante au xvi° siècle, d’après la forme antique &u@c061a, ambrosia. — D'après Muret, « cette fin est prise d’un epigramme Grec de Rufin ». Voici la traduction littérale de la fin de cette Epigramme (Anthol. gr., éd. Jacobs, Epigr. érot., 94) : « Heureux qui te voit; trois fois heureux qui t’entend; demi-dieu qui taime; immortel qui t'épouse. » Il est vrai, comme le note encore Muret, que A. de Baïf avait déjà paraphrasé cette épigramme dans ses Amours, publiés en déc: 1552 (v. l'éd. crit. d'Augé-Chiquet, thèse de 1909, p. 38). Mais Ronsard est bien plus près de la tradition française des « cinq points en amour», dont il rappelle ici les trois derniers, tradition qui par Cl: Marot, J. Lemaire et Guill. de Lorris remontait aux trouvères et aux trouba= dours (v.mon Ronsard poëte lyrique, p. 514 et suiv.).