LIVRE II, ODE XIX
A SA GUITERRE
ODE xiIx
Ma Guiterre je te chante, Par qui seule je deçoi,
Je deçoi, je ron, j'enchante, Les amours que je reçoi.
Nulle chose tant soit douce Ne te sçauroit egaler,
Toi qui mes ennuis repousse Si tost qu'ils t’oient parler.
Au son de ton armonie
Je refréchi ma chaleur Ardente en flamme infinie, Naissant’ d'infini malheur :
ÉDITIONS. — Quatre premiers livres des Odes (IL, x1x) 1550 ; (xn) T3 (vin) 1555. — Œuvres (Odes, II, xvur) 1560 ; (xvIn — xVI) 1567, 1571, 1573 ; (XV) 1578. — Supprimée en 1584. — Réimprimée dans l'éd. lyonnaise de 1592, Œuvres, t. Il, p. 431. — Recucil des Pièces retranchées, 1609, 1617, 1623, 1630.
Blanchemain (t. I, p. 387) ; Marty-Laveaux (t. VI, p. so).
Titre. 53 À sa guiterne