LIVRE IN, ODE V
Ta toile peindre toute pleine De ton tourment propre tu dois.
Quand je te voi, & voi encore [80 vo] Ce vieil mari que tu ne veus,
Je voi Tithone, & voi l’Aurore,
Lui dormir, elle ses cheveus
Trésser d’un lags doré comme eus
Pour aller chercher son Cephale, Et quoi qu’il soit alangoré,
De voir sa femme morte, & palle, Si suit-il celle qui egale
Les roses d’un front coloré.
Parmi les bois errent ensemble Se soulant de plaisir, mais làs, Jamais le jeune amour n’assemble Un vieillard d’ans recreu & las, À un printens tel que tu las 2.
9-10. 84 Tu dois ta gaze toute pleine Peindre de ton propre tourment