Je pense., avçc Alexandre % que l'actîoji de
' Voyez la f^ie d'Alexandre , dftns Plutarque.
ifianger çt uae ou deux autres nous font doublement aeutir. que nous sommes morteb.. Quand un râti, un ragoÂt , un poisson et une soupe y mêlés de. quelques entremets , peuyent nous égayer ou nous rendre mér lancoliques, qui voculrait eiisuite compter 9ur Ulie intelligence doqt le suc gastrique modifie tout Tusage ? * • ■ • •■'•.' J ' . ; 33.; L'autre^ soir (c'était Vendredi. dernier } , ceci est.un fiiic et non pas une fable poétique , '— * je venais de jéier ma grande capote sur mes épaules ' , mon'cbapeau et méa gants^ étaient eiïcore sur k table, quand : j'entendis une détonnation. ^-, Huit heures y^oaient de sonner. .—' 7e courus ausni vite qiie j'en étaia capable f ,- je trouvai le commandant militaire étendu daus la rue, et respirant à peine.
34* PaÙYfe diable I il avait été, par TeÇct d'une vengeance sans, doute odieuse, percé de cinq lingots ^ y etlaissé expirant sur le pavé. Je le transportai cheE moi , je l'étendis sur un escalier, je le déshabillai, je me mis à le considérer-; — mais pourtpioi ajouterais-je ici quelques détails ? Tous les soins
I Gr^at côat, M. A. P. traduit : robe de chambre. Je crains cpie.K^ ne 8oU une erreur» Ce qa*il y a de sûr , c^est que Byron était sur le point de sortir à <^eT«l quand cet érénesmtni eut lien*
>. L'assassinat «uqud il e%t fait ici allusion ipi commis le 8 décembre 1890, dans les rues de Raveone, à moins de cent pas de la demeure de Fantciir. Los circonstances en sont ici exactement décrites. • ■
(JVote de Lord Byron. Voyes sa vie. )
^ Grosses balles cylindriques et oblongues.
furent inutiles, l'homme n'existait déjà plus, il avait été trop bien atteint par un vieux canon de iîisil '. 35... Je m'arrêtai à le regarder», car je te. connaissais beaucoup : j'ai bien vu des ca^dayres, mais jamais, dont les traits, ^pres ua. semblable accident , ' fussent ^ussi, calmes* Bien que percé ^ l'estomac, au cœur et au foie, il. paraissait çndormi ; et comme le sang\s'était épanché à. j'intérjeur^ sans que-^nul flot hideuXr vînt au dehors indiquer la réalité, il vous eût été difficile de le croire mort. £p le regardait ainsi, je pensai ou je dis : . ? ; ^ . 36. <( Est-ce bien là la ||ort ? Qu'est-ce alors que » la vie ou la mort ? Parle! ^) mais il ne/ parla pas : ;«, Éveille-toi.! » mais il dormit toujours, — « Hier » encore , ^uelle^ voix avait plus de puissance ? à sa » première parole mille guerriers, étaient frappés de » crainte^ tel que le centurion , il disait ; Va, et l'on .» allait; yien^ et l'on, ^'avançait. La trompette et le » cor se taisaient jusqu'à ce qu'il eût parlé ; et main- )> tenant il ne lui reste, plus qu'un tambour voilé de » crêpes. »
37« Ceux qui naguère lui obéissaient et le respectaient avancèrent alentour de son lit leurs visages hâlés, pour voir encorç un chef dont le corps saignait pour la dernière , mais nôii pour la première fois. Hélas! finir ainsi, lui qui si souvent avait àf-
' On trouYa près du corps çoort un TÎeux canon de fusil qui était scie ^r le uiliea. H yenàit d'être déchargé et était encore chaud. .
{Note de Byron^)
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fronté jusqù'atimoment de lèttr ftitte les eûnemis de NapoWcm! --^' Lfe prefeîèr à la <;haf ge et dam le« sorties f' falldit-il mâinteiiaiît qu^dn Tassassinât dans une ville pabîblé?
38. Près des nonvellés Uessâres étatielit les er-» catrices des anciennes; cicatrices *hcnoral|>les qui avaient fondé sa gloire ^ et qui offi*aîent avec les ia»trcs un botriUe contraste. -^ -Mais laîsftons ce sujets i) demande peut-être plus d'attention que je ne doiè ici .lui en donner: je lé regardais f comme fen «A souvent regardé d autres) pour essayer de débrcniîlier dans la mort quelquetchose qui peut confirmer , ébranler ou motiver une croyance .
39. Mais c'était toujours le même mystère. Nous sommes iti^ et nous allons là ^ p mais où? Çii^ morceadiL de plomb > trois, deux, un seul même nous envoient bien loin! Le sang n'est-fl donc formé que pouf être répandu ? et chactm de» élémeûs de la terre pejit-îl anéantir ceux de notre existence ? L'air, — la terre, — Feau> le feu. vivent, — et nous nous mourons, nous dont Tesprit comprend toutes cboses '. N'en parlons plus, et reprenons comme auparavant le fil d« notre histoire.
* NuUemeAt : les ëlémens terrestres (si Toir peut en distinguer dans la matière) , Tair, la .ten'e, Peau et le feu, se mélangent sans ceâse , et les particules de ce&'dlémens; qui Composent le 'corps itumain, obéissent ti la même néct^ssité. Ils ne viyent pas , ils ne meurent pas , mais ils se modUfient éteriieUtiffnimt. Ce ^i yft et ne meni^ pas, c^est Te^prit, *àaqaË\ on peut dire , avec Byrdu , au'«ioment-où il «e si|pre dn«orps> M étakwi, il va'la-j; mais oà? .
'' ■ II* ■■■ I I ■" ■■ mi^^i^mm mmmmmimmmmmmÊÊmÊmmmmmmmim.
40. L'acheteur dé Juan et de $oa compagnon con-^ daisit son acquisition près d'une barque dorée; il les y fit entrer, el^\s*étaiit place près d'eux, ils s'é-> loignèrent avec toute la rapidité que l'on pouvait obtenir des efierts ded nun^irs et du mouvemeal des eaux. Ils resisemUaient à des gens qui attendent leur sentence \ et qui s'inquiètent d'en connaître lé résultat. Enfin la oaique entra dans une petite Gri«qœ ' , au bas d'une muraille que surmontaient des çypreé noirs et élevés.
41 • Là , leur conducteur poussant le guit^et d'une petite porte dé fer,- elle s'ouvrit > et ilsavancwent d'abord à travers d'qpaisses bruyères flan-^ quées des deux câtés comme avec des to^vs pair de grandies ailées d'arbres. Ils avaient die la peine À ^rder lem route et étaient obligés de tâton»ner. ; -^ car la nuit était fennée quand ils avaient qmtté la barque , , et l'eunuque ayant ùit un signe aux r&meurs, ils s'étaient éloignés du bord 'sans dire linceul mot. : ^
42. Pour eux,, ils suivaient avec pciile leur tortueux chemin , à travers des bosquets d'orangers^ de jasmins et autres aiAmstes. J'allais vous en'' donner une description détaillée , attendu <ffxe 11» pays du nord n'offrent pas urife grande profosîon de plantes orientales, et cœtera ; mars depuis quelque tems tous vos rimailleurs croient bien faire en dressant des
' Une petite baie.
couches entières dans leurs ouvrages^ et cela^ parce qu'un poète a Êiit un voyage en Turquie \ ' 43/ Comme ils enfilaient toujours le même sentier, Juan conçut une pensée qu'il soufiOa aussitôt dans Toreille de son compagnon ^ — elle aurait pu venir en pareille circonstance dans votre tête ou dans la mienne. « U me çemble , dit-il , que nous ne ». ferions pas si mal de hasarder» pour nous rendre » libres, un coup décisif. Cassons là tête de ce vieux » noir, et sauvons-^nous. — - Cela serait plus tât fait » que dit.
44. .» — Oui, ditTantpe^ et après, que ferôns- » ,nous ? Gomment nous iauver cCici P Comment diable » y sommes-nous venus ? Et quand même nous pour- » fions nous eu tirer , et garantir notre pieau du sort )>. de celle de saint Barthélémy ^ , le jour de demain » nous verrait dans quelque autre mauvais pas, sans » , doute plus . dangereux que celui où nous étions » auparavant. De plus , j*ai faim, et j'abandonnerais yt volontiers, comme Ésaû, mon droit d^nesèe pour » un beèfsteak. •