‹ Œuvres complètes, avec notes et commentairesChapitre 28 sur 46 · DES · texte numérisé non relu

DES

SlXIÈBfE, SEPTIÈME ET HUITIÈME CHANTS.

^ liM détails du siège dlsmaïl dans .deux des . chants suirans (le septième et le huitièniQ')^ sont tirés d'un ouvrage français intitulé .\^i>toire de la NoupeUe Russie. Quelques«-unsde9 incidens attribués à Don Juan sont de toute réa^ lité; * outre autres la circonstance d'un enfuit sauvé par lui et qui le fut effiectiTement par le dernier duc de .Richelieu ^ alors volontaire au service de Russie^ et devenu plus- tard le £01»-' dateur et le bienfaiteur d'Odessa> oh son nom et sa mémoire seront à jamais respectés. >

On trouvera, dans le cours de ces chants une ott.deux stances l'clatives au dernier marquis de Londonderry (lord Gastlereagh), mais écrites quelque tems avant sa mort. •'^ Si Foligarchie de ce personnage avait expiré avec lui, elles auraient été supprimées; mais comme elle lui a

surrécu, je pense qa'il&'y a rie^ dans son genre de vie et de mort qui soit propre à retenir l'expression franche des opinions de ceux qu'il s'efforça d'asservir pendant toute la durée de son exiitenof. Que dans la vie prirée il aiH été ou non un homme aimable^ e'est ce qu'il importe peu au public de savoir} et pour ce qui est de pleurer sa mort , il en sera assez tems quand l'Irlande ne pleurera plus sa naissance. Comme mfaiialM , }t le ùrtm, aveepliisieura millions de isitofito»^ rhomme dm tnleationa las plus àm* pûtiquas ft de l'inteUigpettaa la pluii fidhle qui jamaiaait optnîmé use oatiMi ^ C'est ^ depuis 1m JUanoÈBés^ lupraBiiëra fois que FAn^efterrc ÈtéiéiûÊiiàiée par u» ministre {du moiaè^) qui 9ie aavaîÉ paa ptirlar aug^a^ et que leporiemenft osnaantifcà Mcavoir das ûrdroa dans le langage 4a: aiiitf eat^ Malapr^.

Il n'est pa* néoasattre d^eutrar dans beaucoup de détails sur sa mort ; je remaerquepaî seulement fiM ai un pauvre radieal^ tel que Waddington eu Wataon, s'étaLl ainû coupé le eau , on l'ai^

■ Ce jogpiDcnt paanoimë fat, eomnke il est fiicile de le roir, écrit cû iSai. '

* l^iefiff roîf ifltglàift ê'éltAnt tfooTéf, «vanl Gi|»^lenftgh^ dAii* le n^me ca«y entre aatres, Guillaume m et Georges 1"'. C«flt ce que cette^ ]^«Knaiète semble Toiiloîrirtf|»pieler.

JREFACE. 559

rait enseveli dans un carrefour, avec l'escorte ordinaire d'un pieu et d'une potence. Mais quant au ministre , ce fut un lunatique de bon ton^-^ ' un suicide sentimental .' -^ il sa coupa tout sim-* plement ut P artère çdtrotide n (admires leurs oon* naissances) I Vite donc la pompe funèbre ; Tab^ ba:ye; les sanglots de la douleur poussés *^ par tes journaux; -« Féloge du défunt ensanglanté , prononcé par le Coroner (digne Antoine d'un pai*eil César) y <— «ef Jes pi*opos atlt>ces et nau-i séabond^s d'une poignée de conspirateurs dég^dés^ contre tout ce ^e la patrie renSémie de sincère et d'bonprable. La loi ' dorait t|*onvep dans sa mort de d^ux choses Fune, ~-ou qu'il était un criminel^ ou bien un fou; -^dans ces deux cas, il n^ avait pas grande matièr^ à panégyrique. Il avait été dans sa vie -<^ ce que tout le monde sait, ce que la moitié de Tunivers sentira lôtig-tems encmre,à moinsque sa mort ne donne une leçon monde aux S^ans eu-^ ropéens^ qiii lui survivent ^. Mais en tout cas ,

* J^énfendb la loi Ûupays : -eelles de rhumanit^ sont moins rigoiii'reuses ; mais comme les légitimes ont toujours eu bouche le mot- de loi, il est bon de s'eii seprir une fi>U dans c^' ^ les regarde.*

(JVôl^ de Lord Byron,)

* n faut excepter Canuing de ce nombre*' Canning a du gënie , a» g^nie presque unifersel. C^est un orateur, un poète ; im bojoune d^Ktat

c'est quelque chose de consolant pour les na-!tions de voir que leurs oppresseurs ne sont pas he^eux , et que même , de temsii autre , ils ju^ gent assez bien de leurs actions^ pour prévenir eux<-mémes la sentence du genre humain. — Cessons donc de revenir sur cet homme ; et laissons rirlande écarter du sanctuaire de Westminster les cendres de son illustre Grattan '••. Faut-41 que le patriote de l'humanité soit rem* placé par le Werther de la politique! ! !

Pour ce qui regarde les objections que Ton a faites, sous un autre point de vue, aux chants de ce poème déjà publiés, je me contenterai , pour toute réponse, de faire deux citations de Voltaire : v

<^ La pudeur s'est enfuie des cœurs et s'est » réfugiée sur les lèvres. »

« Plus les mœurs sont dépravées, plus les ex- » pressions deviennent mesurées ; on croit:rega- » gner en langage ce qu'on a perdu en vertu. »

et dVsprit. Or, un homme vraiment .distingué ne peut long-tems se traîner daiis Pormère d'un.prédëcesseur tel qne Castlereagh. Si jamais homme . *put sauver son pays c'est Canning; mais le voudra-t-il? Ten ai au moins

respérance.

(^ote de Lord Bjrron, )

' M. Grattan, membre de la chambre des communes, Fun des de'fenseurs les plus zélés de Tind^p^ndance de rirknde et de rafiianchissement 1^- catholi4|ues, mort en i8. . .

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