‹ Œuvres complètes, avec notes et commentairesChapitre 31 sur 46 · I. as · texte numérisé non relu

I. as

vironnent, elle découvrait , en s'agitant doqcement^ la moitié de «es <;barmes , comme si elle eût voiilu modérément profiter "de la discrète ntiit pour mettre au jour ses plus secrets 'appas.

67. Gela n'est pas , ainsi que d'abord on pourrait le croire , une contradiction ridicule : «il faisait nuit, mais y comme je Fai déjà remarqué , la salle était éclairée de lampes ' . —Une troisième, dont les beaux traits étaient couverts de .pâleur , rappelait l'exprès* sion de la douleur endormie \ l'agitation, de son sein annonçait assez qu'elle rêvait à quelque rivage lointain, chéri , regretté^, et cependant , seml>Iables à la rosée du soir qui vient légèrement humecter les

' M. A^ P. a cm devoir faife, à propos de cette phrase, le commentaire soiyant : « La rime amène cette sotte interruption. » Cette note contient une faute (fim^ressipn. Au lieu de la ritne , il faudrait lire ma prose; car la prose de M.. A. P. j>ré8ente seule une sotte interruption. Pour le prouver avec la dernière évidence , je vais reproduire le passage de sa tradvction : <c On eût dit aussi que , trompée par llieure » de la ntût,' eUe rougissait soudain de la lumière qui trahisicUt ses M ébats; et ce n'est pas une bévue que ce que je viens de vous dire, » quoique bévue cela puisse vous paraître ;, car s'il était nuit , il y avait » des lampes, vous ai-je dit. » Ici Ton touche 'du doigt la sotte interruption amenée par la pj-ose de M. A. P. Voici maintenant le fexte de Byron : "

« Her beautieSf seized tHe unconscious hour ofnight

» j4ll hashfully to struggle into lighu —

» This is no bull, although it sounds so ; for

» Twas night , hut ihere were lamps , as hath heen saiA. »

Ces vers sont faciles, gracieux, spirituels ^ et Ton n^ pourrait reconnaître un seul mot inspiré par la nécessité de la rime. -—Il est k remarquer que la même faute grossière se reproduit dans les quatre éditions de formats dîffiérens , données par le sieur lia^vocat.

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boutonti' d'un cyprès , des larmea étaient, prêtes à cooler des noires frangés de ses yeux. '

68. Une quÀtrtème , aussi tranquille qu'une sta*tue de marbre, reposait d'un sommeil calme ^silen* cieux et insensible y elle avait la blancheur eila froide pureté d^un ruisseau comprimé par la glace , ou d'un neigeux clocher, élevé dans les Alpes sur un précipice, ou de la femme dé Loth> changée en sel , — • ou de ce qu'il vous plaira. — Tài fait un monceau de mes comparaisons ^ vous n'ave2 qu'à juger et choisir;'— peut-être vous aurais-je satisfait ^vec celle d'une dame sculptée sur un tombeau.

69. Et de ce câté, voyez-vous une cinquième? — QuelljB est-elle ? dame d'un certain âgé , c'est-àdire, certainement âgée, — je ne vous dirai pas le nombre de ses années, attendu que je ne compte plus passé vingt ans ; mais eûfia elle dormait et ne laissait plus apercevoir tous les charmes qu'on lui réconnaissait avant d'être arrivée à- cette désolante, période qui rejette à l'écart tout le monde , hommes et femmes , et les laisse méditer sur leurs péchés et sur eux-mêmes.

70. Cependant, comment rêvait, comment dormait Dudù ? Jamais, malgré toutes mes recherches , je ne l'ai pu découvrir, et je rougirais de prononcer ici une syllabe mensongère. Mais à l'instant même où finissadt la seconde veille, lorsque les lampes épuisées ne jetaient plus qu^une lueur bleuâtre, et que les esprits apparaissaient ou semblaient apparaître le long

de8 voûtes à ceux que leur compa^ie affriaude^ en ce moment-là^ dis-je> Dudù poussa 'im.CFi; - 71 . Uu si grand cri que tout Foda -eu fut réveillé dans la plus g^érale émotion : matrone^ "vierges^ celles même qui ne réclamcdent ni l'un ni Fautre titre se réunirent en un seul groupe de tous le&points de la salle ^ pareilles aux vagues de l'Océan. To^tes> elles tremblaient , s'étotuiaiént, et ne derinaient pa^ mieux que moi-même ce qui avait pu réveiller si brutalement la paisible Dudu.

72. Elle était effectivement bien éveillée : toutes d'un pas léger ^ mais rapide ^ accourent autour de son lit i enveloppées dans de flottantes draperies ^ les cheveux épars , les yeux inquiets , les bras et les pieds nus et «ussi brillans que jamais météore enianté par le pôle septentrional > — elles demandant la. cause de ki frayeur ^ et - en effet elle, paraissait agitée, elle frissonnàity elle brûlait-, ses yeux étaient •dihté^ y ses joues vivement coloréesi

73. Mais une chose étrange, f^- et ce qui prouve bien comme on est beureux d'avoir le sommeil dur, — c'est que Juanna ronflait aussi hautement que jamais mari près de son épouse légitime. Tqutes leurs clameurs ne purent la faire sortir de ce bien&isant assoupissement : il &llut la remuer, — du moins je le tiens aibsi d'elles->mémes ^ — Juanna ouvrit les yeux, et, avec la plus discrète surprise, se init à bâiller de toutes ses forces. *

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