Alors commença une stricte investigation , k
laquelle qb homme d'esprit et un 8ot eussent' été éga*. lemënt embarrassés de répondre pai* un discours ^é-^ cis. Les odalisques interrogeaient toutes à jla fois, et plus que jamais elles se montrai^:! surprises^, soupçonneuses et difficiles à sàtis&iré. Il est biei^ vrai qkie Dttdù ii'ayait jainais passé pour manquer de lx>n sens, mais n'étant pas un orateur de la forcé deBru-^ tus ^ f elle ;ne pcmyait de suite indiquer la cause de tout ce scandale.
75 4 Enfin «île dit qu'au milieu d'un profond som*meil elle avait rêvé -qu'elle se promenant dans un bbis , -^ un bois obscur , semblable à celui ou Dante liti-i-méme s'égara, dans l'âge où tout le monde pense à se réformer-, au milieu du chemin de la vie'^ , ou les dames,, bardées, de vertu, sont moins exposées aux attaques de leurs dangereux adorateurs. Dudù ajouta que ce bois était rempli de fruits agréables «t d'arbres élevés , toufius et majestueux.
76. Au milieu de ces arbres était suspendue une pomme d'or , — une pomme d'une grosseur prodi7 giëuse.) mais elle était trop baùte et trop loin de sa portée. Après l'avoir long-tems regardée , elle s'était élevée, et même avait jeté sur ce fruit des pierres et tout ce qu'elle avait rencontré ^ il restait toujours
' ShaLfpea]:e, Jules César, acte m, scène a.
^ lYel mezzo del camirUn di nostra vita Mi Htrovai per una selva oscura Che la diriUa via era smarrUa.
(Oantb y Infemo ^ c. i. )
fortement attaché à la branche ^ il ne cessait de s'y balancer , mais toujours à la même désolante hauteur. ^ .
77. Tout d'un coup, lorsqu'elle l'espérait le moins, le fruit était tombé de lui-même à ses pieds ^ son premier mouvement avait été .de le saisir et de le mordre jusqu'aux pépins \ mais justement comme ses jeunes lèvres commençaient à presser le fruit d'or qu'elle croyait voir ; une abeille s'en était échappée et l'avait piquée un cœur. C*est alors — r qu'elle s'éveilla ejSrayée et en jetant un grand cri.
78. Elle exposa tout cela , no'n pas sans une sorte de confusion et de peine , suites ordinaires des mauvais rêves, quand il ne se trouve dans l'instant même personne qui puisse en donner la vaine et futile explication. -^ J'en sais plusieurs qui réellement sem* blaient renfermer quelque exacte prophétie , ou ce que certaines gens prendraient pour une singulière coïncidence y manière de. parler fort usitée de nos jours en pareil cas.
79. Les demoiselles, qui d'abord avaient imaginé quelque grand malheur^, se mirent alors, comme c'est assez l'effet de la peur, à murmurer un peu de la feusseté de l'alarme qui avait frappé leurs oreilles endormies* La matrone , de son coté , parut indignée d'avoir quitté son lit échauffé pour venir écouter le récit d'un songe. Elle gronda vivement la pauvre Dudù , qui ne fit que soupirer et assurer qu'elle était bien fadiée d'avoir crié.
: âQ. ii J'ai eoteudu coater bien des histoires fri- » voles , syûuta.la mère ^. mais nous ravir notre som^ » meij naturel et faire sautertoutToda hors.du lit à* » trois heures et demie du matin y et cela. pour nous^ » apprendre un réye d^ > pomme #t,d*alieiUe, voilà >> ce qui prouverait assez qjyie let lune est dans, son D^ plein. Mon eq&nt^ vous étes.suri^ment, malade ^ il )) faudra démain voir le médecin de sa faautesse pour » s3;yoir.ce1[{^'il pense de cette ;attaqpe , de n6r&. à » propos d'un rêve. .
81 . 0), Et la panvre Juanna ! la pauvre enfant 1 .1* » preipière nuit qu'elle p^sse dans cette enceinte ^ » être réveillée^ par tant de bruit ! —J'avais cru bien» »' faire^ puisqu'elle ne, pouvait coucher seule^ de m^et-y^ tre cette jeune étrangère. avec^vous^ Dudii, commit )> la plus tranquille ,.^fin qu'elle put mieux dormir ^^; >) mais à présent, je vais la confier aut soins dei » Lolah-^ quoique son lit soit. un peu mx)ins large* ».
82. Cette proposition fit briller les yeux de Lolah :. mais la, pauvre Pudù , les yeux obscurcis vde larme» occasionéespar les reproches ou la vision , implora son pardon sur-le-champ pour cette première faute r d'un air humble et. touchafit elle supplia qu'on ne lui enlevât pas Juanna , et elle promit bien qu'ello saurait dompter tous les rêves.. . ' .
83. Elle promit même de n'en avoir jamais à l'avenir^ ou du moins de n'en plus avoir d'uoe aussi bruyante espèce. Elle-même ne concevait pas coiiiment elle avait pu songer, ^-r Elle était folle , ou si
on raimait mieox trop Bervense; elle 'avait en. une yéritable absence , bi^n digne d^étre raillée ^ — mais elle se sentait encore faiMe, et elle implorait à ce titre leur indulgence. Quelques heures hii i-endraient ses forces et son j«igemènt ordibavre.
• 84. Ici intervint ehatilablement Juaùnà. Elle ex^ posa qu'elle se trouvait parfaitétfient bien oti elle était y que la prettve en était sob prolbiid sommeil , quand toutes , elles étaient accourues autour de leur lit, comme au bruit du tocsin. Elle n'avait pas la moindre disposition à quitter son aimable voisine , et à laisser seule une amie dont tout le crime était d'avoir une foisrévé mal à pf^pas.
85. Tandim que Juanna parlait ainsi y Dudù lui passa un de ses bras sous le cbu et caclia sa figure sur sa poitrine. Son cou seul restait à découvert et ressemUaît à l'extrémité d'un bouton dé rosb fermé. Je ne puis dire la cause de cette rougeur , il faudrait que j''eo8Se deviné le mystère de son sommeil interrompu. T&ut ce que je sais^ c'est qiiè les faits qne j'expose sent vrais , auséi vrais que chose du âMMïde.
' 86; Ainsi donc Souhaitëns-^leu^ boUue nuit , — ou si TOUS voulez bonjour, -'— ^ ear déjà le coq avait chanté,; le jour commençait à couronner les montages asiatiques , et déjà 4és lonitainos caravanes voyaient rougir le cfroiësant des mosquées , en c4tc^atit dans une enveloppé dte froide «t matinale rosée ce baudrier de roches qui entourent l'Asie ,
aux lieux îoemes où JiLaff ^ voit à ses pieds le Kur* distân. ...
' &7« GuUe^az ii'échappà de sa couche inquiète, avec le premier rayon ou plutât la precDière luetir du^msititi; Pâle comme la paMion pi'ofondéioeiit blés- 8ee> cillé se couvrit elle--méme d'un mfanteau , de ses pierreries et de son voile. Hélas ! le rossignol qui ^ suivant la feble, chante^ le sein percé d'une épine profonde^ a plus de calme dans la voix -et dans le çcEur que ceux dont les viVes passioxks font le supplice intérieur; ...
88. Et voilà justement la morale que présenterait ' eê liv^o, si l'on voulait bien «n oonsidérer Tinténtioii ] *>— mais on ne peut se défendre de soupçons: tous lés benoils lecteurs ont le don. de fermer à la lumière la pupille de leurs yeux^ et, de leur câté, les' benêts auteurs aiment naturellement à élever temrs voix fesruns contre les autres. Bien de plus na* turel y ils sent en trop ^rfiiid nombre pour pouvoir tolus être flattés;
.89. La suhanè ^Ttit d'un fit de splendeur plus moelleux que celui dans lequel là sensibilité d'un «tbàrite pe pouvait ^supporter le pli d'une feuille de rose. — Malgré la pâleur née de la lutte de l'amour
* Chi Caf: c^est une taontagne dé la Grande-Tarfarie ; mais les mnsultnaBs ddiment ce nom à une montagne fabulense qui , selon eux, entoure le .globe terrestre. Ils prétendent même que le soleil , à son lever , parait sur une des croupes du Caf, et.qu^il se couche derrière Pautrc. (Voyez d'Hcrbelbt , Bibliothèque orientale, )
et de la fierté > Gulleyaz était encore trop belle pour avoir besoin des secours de Tart ^ — et telle , était d'ailleurs son agitation , qu'elle oublia de se regarder dabs son miroir.
90. Environ à la même heure , un peu plus tard peut^-etre, se leva son magnanime époux, maître su-^ blime de trente royaumes et d'une femme dont il était abhorré ^ mais, dans ce pays, c'est une chose de bien, moindre importance^ -— pour ceux ^u moins aux-* quels la fortune permet de compléter leur cargaison, conjugale , — que dans les pays où l'on met un em;bargo sur la polygamie.
91 . Il ne se tourment^ pas beaucoup de cette réflexion, ni même de toute autre. En sa qualité d'homme il voulait toujours avoir sous sa main une belle maîtresse j comme- un autre çût voulu un' éventail : il possédait en conséquence un bon nombre de Circassiennes y chargées de l'amuser après le divan \ nmiS| bien qu'il connût pep les-exig^ces de l'amoui! ou du devoir^ il avait pensé, cette dernière nujt, à aller se réchauffer aux cdtés de sa charmante épouse.
92. Et maintenant il se levait : après 1^ nombre d'ablutions exigé par les usages orientaux , après avoir fait ses prières et d'autres pieuses évolutions^ il prit six tasses de café pour le moins , et puis sortit pour savoir des nouvelles 'des Russes. Les victoires de ce peuple s'étaient en effet récemment multipliées sous le règne de Catherine, que la renommée vénère
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encore comme la plus grande des souveraines et des Catins'.
- 93. Mais toi^ le fils de son fils^ 6 grand légitime Alexandre ! ne va pas t'offenser "de cetle phrase en l'honneur de ta grànd'mëre^ si jamais elle parvient à ton oreille \ — car de nos jours les vers franchis^ sent presque la distance* de Pétershourg, et , par leur terrible impulsion , les vagues larges et indignées de la liberté vont joiéler leur murmure à celui des flots de la Baltique. — Pourvu que tu sois le fils de ton piëre^' c'en. est assez pour moi.
94. Dire d'un homme qu il est le fruit de l'amour, et de sa mère qu'elle forme l'antipode exaqt de Ti-^ mon le misanthrope, voilà bien évidemment une diffamation, une injure, ou tout ce qu'il vous plaira, mais jxos aïeux à tous sont à la merci de l'histoire ; et si la glissade d'une dame pouvait flétrir la bonne renommée de toute une génération , je voudrais bien savoir ce que deviendrait la plus honorable des gé* néalogies.
95. Si Catherine et le sultan avaient bien entenda leurs intérêts (mais les rois ne les entendent guère avant de recevoir quelques boniles et rudecf leçons), ils avaient un moyen de terminer, sans prîf^ce ou
' n y a dans Panglais -wombs ; mais le mot français qai y correspond ett yëritablement le diminutif de Catherine, Voltaire , dans quelquesunes des lettres adres8<$e8 à cette princesse, ne craignait pas de l'appeler, en lÉimt, sa Catin, Il fut même assez mal reçu d'elle quand il Tonlut rengager k prendre un nom plus héroïque. (Voyez sa Correspondance* )
plénipot, leurs querelles enveaimées. Peut*éti^ eût-^ il été précaire, mais dans le cas seulemeot où ils l'ailraietitjugé de. leur goût. Elle n*avaîrqÉi'à. renvoyer ses gardes, lui son Hàrem , et quaînt au reslë à s'aboucher et s'entendre à Famiable. .
96. Quoi qu'il en fût , sa hautesse avait à travailler avec son conseil ordinaire , sûr les voieft et moyens nécessaires pour résister à ce foudre guer* tièr y à cette amazone moderne ^ à cette reine des pnn* cesses '« On ne saurait exprimer là perplexité dé tous ces soutiens de Fétat^ qui ne sont ^ il est vrai; jamais fort à leur aise.^ quand ils n'ont pas à leur dis{)osition l'expédient d'une iiouvelle taxé.
97. Pour GuUeyaz , dès que son roi fut parti , elle courut à son boudoir, lieu fait pour l'amour ouïes déjeuners ; lieu sécreï, agréable ^ orné de tout ce qui peut ajouter au charme de ces aimables réduits* — Les lambris étincelaient de pierreries -, ça et là étaient posés des vases dé porcelaine remplis de fleurs^ — ces captifs consolateurs des heures de captivité.
98. La nacre , le porphyre et le marbré y étaient prodigués à l'envi ; on y entendait le gazouillement des oiseaux voisins^ et les glaces coloriées qui éclairaient cette grotte ravissante variaient de mille nuances les rayons du jour. — Mais tous mes tableaux seraient inférieurs à l'effet réel ; il vaut donc mieiix
' Çneen ôf queéns. Ce éexrkex taùï répond exaétement à celai de jftUept^iêi^f&e', aiafsr* « lë^lecteor français. veut être respectif.
ici n'offi^r qu'un aimple trait au chapmaat lecteur , TT- 80U imaginatibD fera le reste,
99. C^est donc en ce lieu qu'elle fit Yenir Baba. Aussitôt elle a'enquit de Don Juan et de ce qui s'était pa98é depuis le départ de toutes les esdayes. Juan avait-il partagé leur appartement? les choses oat-^ elles été oomme il le désirait ? son déguisement a-t-il frompé tous les yeux ? Mais surtout elle parut inquiète de savoir comment il avait passé la nuit* ^
100. A ce long catéchisme de questions^ pins aisées à faire qu'à jésoudre , Baba , quelque peu embarrassé y répondit — qu'il avait &it de son mieut pour remplir la mission qu'on lui avait confiée. Mais il avait l'air de cherchera dissimuler quelcpie chose, et ses efforts le trahissaient au lieu de le servir. — Il se grattait Toreille , ressource à laqjuelle les gens embarrassés ppt un infaillible recours.
i 01 . Gulleyaz n'était pas; absolument un modèle de pfitience ; elle n'avtiit àueùnç disposition i^ lohgr te^l^ attendre un mot ou uue chose, et dans tontes les çonversatipiis elle voulait de promptes réplliques« Quand elle, vit Baba broncher, comme un cheval, sur ses réponses, elle l'en accabla de nouvelles , et comme l'eunuque bégayait de plus en plu», la rougeur commença à couvrir ses joues, ses yeux étincelèrent , l'azur des veines de son froQt superbe se* gonfia et se .rembrunit. .
102. Quand Baba vit ces symptdipes, qu'il savait n'annoncer pour lui rien de bon, il chercha à con-
jurer sa colère et à demander la grÀce d'être en*^ tendu : — ^ « il n avait pu empêcher ce qu'il allait ra^ » conter ; )i — enfin il prit sur lui de dire « que » Juan, avait é$é confié à Dudu.; ipais il n^y avait en » cela rien de sa faute;.» et alors il jura par le Ck>ran et , de plus y par la bosse du saint Chameau.
1 03. La première dame, de l'oda , aux soins de laquelle est confiée la discipline de tout le harem ^ dès l'instant où les dames sont rentrées dans leurs salles I car les fonctions de Baba ne s^étendaient que jusqu'à la porte *, la première dame , dit-îF^ avait tout &it 1 et il (le susdit Baba ) n'aurait pas hasardé quelque chose de plus, sans éveiller des soupçons faits pour ajouter epcore à l'embarras des circonstances.
104. Il espéiïiity il pensait, il pouvait même assurer que Juan ne s'était pas découvert : du reste il était impossible de douter de la pureté de sa conduite ; la moindre indiscrétion folle ne l'eût paà seulement mis dans une situation critique , elle l'eut fait saisir , en$aquer et jeter à la mer. — C'est ainsi que Baba raconta tout, excepté le rêve de l)ud^y dans lequel il ne trouvait pas le mot pour rire.
i05. Il passa donc prudemment sur ce point et se mit à discourir d'autre chose; — il parlerait encore s'il eût attendu^ pour s'arrêter, la moindre réponse : tant étaient profondes les angoisses dont le front de GuUeyaz était couvert. — La fraîcheur de ses joues prit une teinte cendrée , ses oreilles bour-
donnèrent y et, comme si elle.eutreçu un coup imprévu , tous les objet» tournèrent autour de sa tête. Une sueur froide y véritable rosée du cœur , inonda son beau front ^ semblable au lis que vient humecter celle du matin.
1.06. Bien qu'elle ne fût pas fort sujette aux vapeurs, Baba s'imagina quelle allait se trouver mal ; il se trompa : —c'était 'simplement une convulsion, mais que , malgré sa rapidité , il serait impossible de peindre. Vous avez tous entendu parler , et il en est même parmi nous qui QQt fait l'épreuve de cette stupeur mortelle occasionnée par un accident extraordinairis; — ainsi dans uu' instant d'agonie , GuUeyàz ressentit ce qu'elle n'aurait pu exprimer. — f Comment donc voulez-vous que moi je le puisse ?
107. Un instant elle se leva, telle que la Pythonisse dressée sur son trépied et abîmée dans l'inspiration née de l'excès de sa détresse, alors que toutes les cordes du Cjoeur , semblables à dès coursiers sauvages, sont tiraillées en sens contraire. — Mais bientôt comme leur furie s'apaise et que leurs forces diminuent plus ou moins , elle retomba par degrés sur son siège , et appuya sur ses genoux chancelans sa tête palpitante.
108. Son visage penché cessa de paraître , et, semblable au saùlé pleureur , ses cheveux tombèrent en longues tresses sur les dalles de marbre qui soutenaient son siège ou plutôt son sopha (car c'était une b^sse et moelleuse ottomane , toute formée de
coussins). Le sombre désespoir soulevait apn sein : c'est ainsi que le rivage irrite là violence des flots et recueille ensuite les débris de naufrage qu'ils transportent. .
i 09. Sa tête était donc inclinée^ et sa longue cbe* velure ^ en tombant ^ cachait ses tfaits beaucoup mieux, qu'un voile. Sur l'ottomane était languissamment jetée une main blan'cbe^ diaphane et pâle comme l'albâtre. Que ne sùis^je un peintre , pour réunir en un groupe toua les détails auxquels les poètes sont forcés de recourir ! Qh ! que n'aj-je des couleàrs en place de paroles! mais du moins, peut^^ être mes teintes serviront-elles d'esquisses et de lé^ gers croquis.
iiO. Baba qui, pair expérienpe; savait quand il était à^propcis de parier, ou quand il fallait fermer la bouche y se garda bien de l'ouvrir tant que la pas* sion tourmenta Gulleyaz ^ il craignait trop de contrarier ses intentions taciturnes du communicatives^ A la fin elle se lève/ et fait lentement quelques pas dans la salle , mais toujours en silence^ le front éclairci, mais l'œil toujours égarée le vent était calmé, mais la mer était encore aussi haute.
111. Elle s arrête ; elle élève 1^ tête dans Tinten-* tion de parier, — puis elle la laisse retomber et recommence à marcher d'un pas rapide*, mais, ordi* naire efTet d'une vive émotion, elle ne tarda pas k se ralentir. — Quelquefois chaque pas révèle un sen-^ timent distinct , et c'est ainsi que Salluste noyas dé-
coQYre CaUlina en proie aux démons de toutes les passions » et kiis^lEmt deviner tous ses projets par le peu de régularité de. sa marcbe.
i 1 2. GuUeyaz s'arrêta ^ncbre, et faisant un signe à Baba : « Esclayé> amène les deux .esclaves ^ » dit^ elle d'une voix bàssè, mais d'une Voix à laquelle Baba n'aurait osé résister. Il en .fe|t cependant interdit^ et paraissait assez disposé à y contredire : il implora donc :1a grâce de coanluitre^ dans la crainte d'une nouvelle err^eur, de quels enclaves (il les connaissait bieû) sa bautesse avait voulu parler.
1.13. « De la Géotgiefnnie et <le son amant^ » ré«« pliqua l'imj]^éria}e épouse, — et elle ajouta.: « Que » la barque soit tenue pré^ devant le secret portail / » tu, connais le reste. » La. parole expira sur ses lèvres , en dépit de . son orgueil furieux et de son« amour outragé. Baba, le remarquant avec empressement; la conjura aussitôt; par chaque poil de la barbe» de Mahomet , de vouloir bieu révoquer Tondre quil avait entendu. . , ...
114. « Entenûdre, c'est obéir^ dit-il ; mais eepen-: » daat, 6 sultane, pesez bien les résultata^; ce n'est; » pas que j'hésite jamais à accomplir vos ordres, et » même dans foute l'étendue de leurs conséquences; » mais une pareille précipitation' peut être fefale à. » votre impériale personne. Je n'entends parier ici )» ni de votre ruine ni de votre position dans le cas » où laŒiire viendrait à se découvrir ;