‹ Œuvres complètes, avec notes et commentairesChapitre 35 sur 46 · C'était Potemkin ', — personnage recoinman · texte numérisé non relu

C'était Potemkin ', — personnage recoinman

* Né en 173©. Dè$ sa jeunesse ce 'fameux furori avait développé un' dérèglement de 'mœurs, sans exemple même en Russie. 11 avait acheté la Grimée aux Tartares, et , pour donner aux peuples musulmans de cette vaste province les mœurs rusfes , il avait exercé les actes de barbarie k& •

dable daos un tems où rhomiclde et là prostitutioa étaient les bases de la grandeur. Si les titres et les crachats pouvaient donner un renom, durable^ sa gloire égalerait encore aujourd'hui la moitié de sa fortune. Haut de six pieds ^ cet homme était bien digne d'inspirer à la souveraine de toutes les JRussies un caprice proportionné à la grandeur de sa taille ^ car elle avait Thabitude de mesurer le mérite d'un homme comme on mesure un clocher.

3Sé Tandis qu'on était en proie à Findécision, Ribas dépécha un courrier au prince , et parvint ainsi à Élire prévaloir son avis. Je ne pourrais vous dire coinDpient il s'y prit pour plaider sa cause , mais enfin il eut tout sujet d'être satisfait. En attendant , les batteries faisaient leur devoir : quatre -vingts canons , pointés sur les bords du Danube , nourrissaient un feu continmel auquel on ne cessait de répondre de l'autre côté.

39. Mais le i3, quand une panie des troupes était déjà rembarquée et que le siège allait être levé^ un courrier^ arrivant de toute la vitesse de son chc-

plus multiplies. U mourut subitement eu 1791 , à quelques lieues de Kerson en Crimée , au moment oii Catherine commençait à se lasser de lui. On croit que sa mort fut Pefiet dVne indigestion; mais dans toute l'Europe on accusa d'abord la Tengeauce de Catherine. Ce que Ton rapporte de la gloutonnerie de ce courtisan russe est presque incroyable. Hiné par une fièvre lente , il mangeait , à son déjeuner , une oié entière , buYait dix bouteilles de yin et de nombreux terres de liqueurs ;, puis , quelques heures après , se remettait à table et y dînait avec la même y»racité. (Voyez la f^ie du prince Potemkin , 1807 , in-8<». )

val , vint ranimer Teapoir de tous le» amans de la gloire gazetière^t de tous les dilettanti de l'art militaire. Ses dépêches , rédigées en style magnifique ,. annonçaient la nomination au commandement de ce favori des batailles ^ le feld-maréchalSuwarow. .

40. La lettre que le prince adressait par la même voie au maréchal eût été digne d'un Spartiate, s'il s'était agi d'une cause faite pour embraser un grs^nd cœur , telle que la défense de la liberté , de la patrie ou des lois^ mais comme elle n'était inspirée que par l'odieuse ambition de tout fouler aux pieds, elle n'a droit qu'à de faibles éloges , si ce n'est pour la précision de son style, a Vous prendrez Ismail , )) contenait-elle , à quelque prix que ce soit. »

41 . « Dieu dit : Que la lumière soit, et la lu- » mièvre fut faite ! » Et l'homme : a Que le sang )) coule , et il en jaillit une mer ! » Ainsi \efiat de cet enfant dégénéré des ténèbres (car le jour ne prête guère sa lumière à ses exploits) produit en une heure plus de maux que n'en, pourraient réparer trente, beaux étés/ fhssent-ils ravissans comme ceux qui mûrissaient les fruits d'Éden. La guerre ne se contente pas de couper la branche , il faut qu'elle ronge en-

, core la tige.

42. Nos amis les Turcs, qui déjà commençaient à signaler de leurs bruyans Allahs l la retraite des Russes , étaient dupes d'une méprise tres-condam* nable, non que Ton ne soit disposé facilement à croire des ennemis vaincu ( ou vaincus , si vous ii^-

CHANT SEPTfiEME. 419

^i$tez sur la grammaire que j'oublie daBs là ^àleuip de la compofiitioQ). Mais ici le« Turc» «'abusaieiit groasièremeikt ea ce qu'ayant en horreur le. porc ila espéraient cependant préserver leur lard dudanger ' .

43. En effet, le i6, arrivèrent au galop deux cavaliersque de loîp on prenait pour des cosaques. Us n'avaient derrière eux qu*un mince iMigage et trois chemises pour deux. On ne distinguait que lea coursiers de 'l'Ukraine qui les transportaient , jusqu'au moment où l'on reconnut, dans ce couple ^ Sawarow lui-même et son guide.

44. Grande JQW à Londres aujourd'hml ne manque pas de s^écrler plus d'un sot, dès qu'à Londres une illumination est ordonnée. C'est là Fillusion première de tous les rêves de ce bon ivrogne de John Bull ^. SitAt que les rues sont garnies de lampions coloriés » ce prudent personnage (le susdit John ) livre à dis^ crétion sa bourse > son ame> sa raison^ sa déraison, et tout cela pour payer ce divertissement insipide^.

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