‹ Œuvres complètes: Avec un commentaire historique et critique, Volume 1Chapitre 47 sur 78 · ODE I · texte numérisé non relu

ODE I

O (de qui la vive course Prend sa bien heureuse source D'une argentine fontaine, Qui d'une fiiite lointaine, Te rens au sein fluaueux.

De l'Océan monstrueux), Loyre, hausse ton chef ores Bien haut, et bien haut encores.

Et jette ton œil divin Sur ce pays Angevin, Le plus heureux et fertile, Qu'autre où ton onde distille.

Bien d'autres Dieux que toy, Père, Daignent aymer ce repaire ,

A qui le ciel fut donneur De toute grâce et bonheur.

Ceres, lorsque vagabonde Alloit querant par le monde Sa fille dont possesseur Fut l'infernal ravisseur, De ses pas sacrez toucha Geste terre et se coucha Lasse sur ton verd rivage, Qui lui donna doux breuvage.

Et cestuy-là qui pour mère Eut la cuisse de son père, Le Dieu des Indes vainqueur Arrosa de sa liqueur Les Monts, les Vaulx et Campaignes De ce terrain que tu baignes.

Regarde rrion Fleuve aussi Dedans ces forêts ici.

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