A M. LE COMTE MOLE. 1S
terre un certain nombre d'idées nouvelles (pour moi), qui pourront m'êlre utiles un jour; mais je n'ai jamais eu l'intention d'écrire sur le pays que je parcourais. J'ajoute que si j'avais eu cette pensée en partant, je ne Paurais point rapportée au retour. Il faudrait être doué d'une grande fatuité philosophique pour imaginer pouvoir juger l'Angleterre en six mois. Un an m'a toujours jiaru un espace trop court pour pouvoir apprécier convenablement les Ëtats-Unis ; et il est infiniment plus facile d'acquérir des idées claires et des notions précises sur ITnion américaine que sur la Grande-Bretagne. En Amérique, toutes les lois sortent en quelque sorte de la même pensée. Toute la société, pour ainsi dire, est fondée» sur un seul fait; tout découle d'un principe unique. On pourrait comparer rAmériepie à une grande forêt percét^ d'une multitude de routes droites qui aboutissent au même endroit. Il ne s'agit que rencontrer le rond-point, et tout se découvre d'un seul coup d'œil. Mais en Anf^^leterre les chemins se croisent, et ce n'est qu'en suivant chacun d'eux qu'on peut se faire une idée nelte de l'ensemble.
Puisque vous voulez bien, monsieur, vous inléresscr îi ïiiis Min^ujx, ji* \iKi- nini <)iu' mkhi -^*u1 projet, dansée enl, serai! iledoniUM^ ;* uirm mivrage sur la Démnle dernier dévelûpp'mi n* i\\u* j'ai toujours eu