livre réussissait, et doni de déposer d'avnnee le
M iirjA connue du publie,
no COIIRESPONDANCE.
j'ai essayé de montrer quelle influence régalité des conditions avait obtenue sur les lois et les institutions politiques du pays ; dans la seconde , je voudrais faire connaître la puissance exercée par le même fait sur l'organrsation de la société civile, sur les idées et sur les mœurs des Américains. Je ne sais si je réussirai à peindre ce que j'ai cru voir: mais je suis assuré du moins que le sujet est digne d'ôlrc examiné; et qu'un habile écrivain pourrait en tirer la matière d'un volume.
Vous voyez, monsieur, que je compte sur l'intérêt que vous avez bien voulu me témoigner, puisque je vous entretiens si longuement de moi. J'espère, la première fois que j'aurai Thonneur de vous voir, trouver Toccasion de vous dire des choses plus intéressantes en vous parlant de l'Angleterre et surtout de l'Irlande, que je viens de parcourir avec détail, et qui m'a paru un des pays les plus curieux du globe.
Agréez, etc.
P. S. M. deBeaumnnI, qui m'a quitté à Dublin pour visiler l'Ecosse, n'est point encrrc de retour à Paris.
A MADAMK l>\ COMTESSK DE CHANCEV
Paris, ce 22 septembre 1855.
J'attendais, pour vous écrire, ma chère cousine, que j'eusse, non pas de bonnes nouvelles, nous n'en espérions guère, malheureusement, mais de moins mauvaises à
A SAliANK LA COMTESSE DE GRAXCEY. 157
•MUS apprendre. Les érénemenls fîeheiix n'ont pas be- ^Àn qo'oa se charge de les faire connaître. Ils courent imi seols. Je puis tous mander aujourd'hui des choses un peu nmns déplorables que ce que j'aurais été obligé J>e TOUS a[^ireiidre il y a cinq ou six jours. Marie, def4iîs quarante-huit heures, va un peu mieux. Les digestions se font bien ; le sommeil est tranquille et le pouls csl rde\é ; mais b faiblesse est effrayante. On dit, car je ne l'ai pas Tue, qu^elle ne peut plus remuer son bras Vtatseul ni s'aider elle-même en quoi que cesoil. Cette biblesse, sans antre maladie, serait déjà fort dangereuse ; mais, malheureusement, la maladie principale n'est pas •i'-troite...
Excepté ces pauvres Rosarabo, il n'y a personne à Paris : ainsi n attendez pas que je vous parle du prochain; pour moi, si je pouvais faire revenir ou aller voir ciaq ou six personnes de ma connaissance, que j*aime l^ocoup à rencontrer, je prendrais très-facilement mon fârti de Tabsence de toutes les autres. Je deviens de [•lus en plus ours. J'ai peur de finir par marcher à quatre {»^lfe?; comme Nabucliodonosor ; j'esf ère cependant que cï'la ne m'arrivera pas en punition de mes pécht's. Quei'e que soit ma position dans le monde, horizonl.ile ou verli'tile, je n'en conserverai pas moins une très*Yive amil^ié pour vous; et je vous prie, très-chère cousine d'en agréer encore cette fois-ci Tbommage.
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A G. DE BEAUMOiNT
Baugy, 15 Dovembrc iSTù^.
Mon cher ami, je ]>asseinon temps très-agréablement; mais je ne fais absolument rien, ce qui commence à me jieser. Cependant, ma paresse actuelle est à la rigueur excusable, tandis que celle dans laquelle je suis sûr que vous êtes plongé ne peut qu'exciter l'indignalion. Vous avez tout le temps de travailler et je parie que vous ne faites rien. Je ne crains pourtant pas de vous dire, quelque hardi que cela soit, que nous sommes arrivés, aujourd'hui, au 15 novembre, époque à laquelle les animaux à sang-froid s'endorment, mais où l'homme se réveille ol s'enflamme d une nouvelle ardeur. Pensez à cela et écrivez-moi...
L'autre jour, causant avec ***, il m'arriva d'exprimer une idée qui me revient en ce moment et que je veux vous faire connaître. Je ne suis pas sûr qu'elle soit nouvelle, mais je la crois jusie. Ce qui se passe en ce moment en Angleterre, lui disais-je, présente un spectacle singulièrement curieux. Les précédentes révolutions qu'ont subies les Anglais étaient essentiellement anglaises, pour le fond et pour la forme. Les idées qui les faisaient naître n'avaient cours qu'en Angleterre; U forme doni ces idées se revêtaient était inconnue sur le continent ; les moyens qu'on mettait en usage pour le^ faire triompher étaient le produit de mœurs, d'habi-