A W. R. GREG, ESO
Tu obtiendrais, je crois, une certitude plus complète si lu t'adressais à une grande bibliothèque publique (s'il en existe à Vienne, comme je le suppose), ou même à un grand libraire de livres de droit, une espèce de Rondonneau autrichien.
J'ai retrouvé dans toute l'Allemagne, avec un profond chagrin, les sentiments que tu as vu paraître à Vienne à l'égard de la France; souvent la crainte, ordinairement la haine.. . Comment pourrait-il en être autrement? Nous avons bouleversé le monde, troublé toutes les nations, versé des torrents de sang, renversé ou ébranlé les trônes, remué jusqu'aux bases delà société; partout au nom d'idées, de sentiments, de croyances que nous semblons avoir abandonnés misérablement nous-mêmes ensuite. Comment s'étonner de l'opinion do l'Europe à notre égard ?