‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 123 sur 602 · DE LA SYPPRESSION D’VRINE · texte numérisé non relu

DE LA SYPPRESSION D’VRINE

Des trois empeschemens qu’il y a à l’vrine, sçauoir de la dysurie, quand on a douleur en pissant, de la strangurie, quand on pisse goutte àgoutte, et de l’ischurie, quand l’vrine est supprimée et arrestée, la derniere est la pire , et celle aussi qui vient plus ordinairement aux febricitans, Or telle suppression est ou critique, ou symptomatique. La critique, comme enseigne Galien, vient deuant les rigueurs, et est comme vn auant-coureur d’vne crise qui se doit faire par les sueurs: les sueurs et les vrines ayans vne mesme matiere. Pour la symptomatique, elle arriue ou la vessie eslant vuide, ou la vessie estant pleine.

Quand on reconnoist en la suppression de l’vrine que la vessie est pleine, s’il n’y a tres-grande inflammation au col de la vessie, il n’y a rien de plus prompt pour soulager le febricitant que la sonde creuse, laquelle si tost qu’elle est introduite, vuide l’vrine qui est retenue en la vessie. Que sil y a inflammation et obstruction, ou à

LE VINGTIËME LIVRE»;

la vessie, ou aux vreteres, ou aux reins, il faut recourir aux remedes particuliers de ces maladies, desquelles tous les praticiens ont parlé fort amplement: c'est pourquoy il faut auoir recours à leurs liures.

Page 1