‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 168 sur 602 · Succi ebuli D. j. G · texte numérisé non relu

Succi ebuli D. j. G

Olei communis 1. j.

Misceantur simul et ponantur in vase ficlili, cuius orificium sit strictum admodum, et cum luto bene obturatum : postea bulliant in duplici vase cum yino ad medias diluto, per spacium decem vel duodecim horarum : refrigerentur et seruentur vsui, addendo vnetionis tempore gultas aliquot aquæ witæ.

Inungi poterit bis aut ter in die, longe à pastu.

Pareillement les racinés et fueilles d'hiebles cuites en eau, pistées, et appliquées sur la douleur, la sedent.

2/43 Semblablement l'huile dhiebles extraite en quinte-essence, est singuliere pour seder les douleurs.

Or si la douleur estoit si rebelle qu’elle ne peust estre sedée par lesremedes susdits, et qu’elle fust intolerable, auec vne tres-grande chaleur et ferueur en la partie, tellement que les esprits fussent resouts et les forces abbatues, et que le malade tombast en syncope : il faut alors vser de remedes narcotiques et stupefaclif , combien que par iceux la temperature de la partie soit dissoJue, et la chaleur naturelle diminuée, voire esteinte, si on en vsoit trop longuement:

neantmoins ils doiuent plustost estre appliqués, que de permettre que tout le corps perisse de douleur intolerable. Leur vertu est de grandement refrigerer et seicher, et d’hebeter le senliment de la partie : et qui plus est, ils espaississent et incrassent les humeurs subtils, acres et mordicans, comme est l'humeur cholerique. Si la matiere estoit crasse et impacte en la partie , alors les faut euiter, ou pour le moins en vser auec grande discretion, de peur d’induire stupeur,.

Exemple d'un medicament narcotique.

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