‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 213 sur 602 · DES DIVERSIONS · texte numérisé non relu

DES DIVERSIONS

Les diuersions sont bonnes etnecessaires, à cause que non seulement empesthent que le venin r’aille au cœur, mais au contraire elles Pattirent du dedans au dehors : et partant les ligatures fortes , faites aux bras, cuisses et iambes, sont bonnes. Aussi les grandes ventôüuses äuëec grande flambe, appliquées sur plusieurs parties du corps. Pareillement le bain d'eau chaude , auec des herbes coniraires aux venins, comme l’aurosne, le cälament, rue, betoine, moulaine blanche, marrubium, pouliot, laurier, le scordium , lache, scäbieuse, menthe, valerienne, et autres semblables. Aussi les éstuués seiches, et y l'äire suer longuément le malade, prenant tousiours indication de sa force et verlu.

Or si lé patient est grand séigneur, en lieu de bains et éstuues, il sera mis dedans le véntre d’'vn bœuf ou d'vne vache, ou d’vñ chéual où muület, à fin de le faire suer, et attirer par cé moyen le venin au dehors : ét quand ils seront réfroidis, il sera mis dedans vn autre, et fera-on toutes autres choses nécessaires et réquises en tel cas, et tout par le conseil du docte Médécin , sil se peut trouuër.

DES VENINS

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