‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 227 sur 602 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

DE LA CVRE DE CEVX QVI SONT JA TOM- BÉS EN HYDROPHOBIE, ET NEANTMOINS SE RECONNOISSENT ENCORES EN VN MIROIR !.

Ceux ausquels le venin n’a encores occupé les facultés animales, il les conuient grandement purger par medecines bien fortes. Et en cela il me semble que l’antimoine seroit profitable, d'autant qu'il prouoque la sueur, flux de ventre, et vormissement ?. Car ce seroit grande folie bailler en tels cas medicamens legers, quand le venin est fort malin, et ja imprimé aux parties interieures.

Semblablement les bains leur sont bons pour leur prouoquer la sueur :

la saignée ne doit estre faite, de peur d'attirer le venin du dehors au dedans. Aussi il faut qu'ils vsent souuent de theriaque ou methridat. En ce temps-là pareillement leur faut faire boire de Peau, &t la baiïller aux malades dedans quelque vaisseau couuert, de peur qu'ils ne la voyent, pour les raisons susdites.

1 Ce chapitre est le même que le chap. 2 du livre de 1575.

2 Voici un premier endroit où Paré recommande l’antimoine ; mais pour connaitre toute sa pensée à cet égard, il faut lire le chapitre complémentaire que j’ai ajouté au livre de la Peste, d’après un long passage écrit en 1568 et supprimé en 1579.

LE VINGT-TROISIÉME LIVRE

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