‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 370 sur 602 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Idatz Aga, orateur de Soliman, atteste auoir veu en l'Arabie deserte des Licornes courantes çà et là à

1 Ce paragraphe a été emprunté au livre des Monstres de 1579, ainsi qu’une méchante figure que j'ai supprimée. Voyez l’Appendice, à la fin du volume. L'animal était alors appelé Camphurch; et après sa description, Paré ajoutait :

« Le roy de l’isle porte volontiers le nom de ceste beste, comme les autres seigneurs des plus grands apres le Roy prennent le nom de quelque autre beste : les vns des poissons, les autres des fruicts, comme nous a laissé peint et descrit André Theuet en sa Cosmographie. »

Et en marge : Liu. 12. chapitre 5. tome 1.

2 Ce paragraphe manque dans l'édition de 1582, et date de 1585,

grands troupeaux. Quant à moy, ie croy que c’estoient plustost des daims ou chéures de ce pays-là , et non des licornes.

Philostrate en la vie d’Apollonius Tyaneus, chapitre 1. liure 3. dit, qu'aux marests voisins du fleuue Phasis se trouuent des asnes sauuages, portans vre corne au front, auec laquelle ils combattent furieusement comme taureaux : de laquelle. corne leS Indiens font des tasses qui garantissent l’homme de toute sorte de maladie Le iour qu'il y a beu, et s’il est blessé ce iour là, il ne sent aucune douleur. D’auantage il peut passer par le trauers d’vn feu sans se brusler nullement :. Mesme il n’y a venin ny poison beu, ou autrement pris, qui luy puisse nuire : et que pour ceste cause il n’y a que les Rois qui boiuent dans lesdites tasses : de fait que la chasse desdits asnes n’est permise qu'aux Roïs du pays : et dont on dit qu'Apollonius , philosophegraue, regarda curieusement eeste beste sauuage ,etauec grande admiration considera sanature.Quoy voyant Damis, luy demanda s’il croyoit ce qu'on disoit de la vertu desdites fasses : Ie le croiray, dit-il, quand rentendray que le Roy de ce pays sera immortel. Response que ie delibere d'oresnauant faire à {ous ceux qui me demanderont si ie croy ce que l’on dit des vertus de la corne de Licorne.

1 Croyéz ce portéur. = À. P.— Cette note ne se lit qué dans l'édition de 1582.

DISCOV RS

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