‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 4 sur 602 · DANS CETTE MAISON EST NÉ AMBROISE PARÉ · texte numérisé non relu

DANS CETTE MAISON EST NÉ AMBROISE PARÉ

Quant à la date de sa naissance, ilne paraît pas qu'on ait dans le pays même aucun moyen de la fixer ; mais il y a unetradition perpétuée, dit M. le docteur Hubert, par de vieux manuserits, qui à la vérité n’ont pas une authenticité bien constatée. Ïl eût été à désirer peut-être que la commission de Laval s’expliquât mieux sur ces manuscrits ; mais elle se borne à la simple mention qu'on vient de lire, et s'en tient ensuite à la tradition.

«Suivant cette tradition, poursuit M. Hubert, Ambroïse Paré serait né vers l’année 1809 au petit village du Bourg-Hersent, près Laval, dans une dépendance de la maison seigneuriale du comfe de Layal , et dans la domesticité de ce seigneur, dont son père aurait été le valet de chambre-barbier, »

Le narrateur passe sous silence les autres détails donnés par Percy; mais il conjecture que ce fut sans doute quand le comte de Laval, remarié en troisièmes noces en 12, conduisit, dans une des années suivantes, sa femme à la cour, que la famille de Paré suivit ee seigneur à Paris. J'ai dit, et ne yeux pas y revenir, ce qui paraissait le plus certain, Une fois Paré loin de Laval, ses compatriotes le perdent de vue et n’ajoutent rien à ce que nous en savons ; je ne veux pas omeftre cependant une noie curieuse de lanotice déjà citée.

« La Commission avait espéré un moment pouvoir publier des renseignements inédits sur 1a famille d’Ambroise Paré, et sur les premières années de sa vie ; elle avait découvert à Amsterdam un sieur Paré, ferblantier, qui se dit descendant direct d’Ambroise Paré , et possesseur de tous les papiers de famille ; mais comme il a refusé d’y laisser fouiller sans recevoir par avance une somme d'argent, nous n’avons pas cru pouvoir engager les fonds de la souscription sans savoir ce que pourraient amener ces recherches, et nous n'avons pas donné de suites à sa proposition. »

De ce peu de détails nouvellement recueillis , on ne saurait

PRÉFACE: XI

tirer grande lumière, On voit pourtant qu'en réalité des membres de la famille de Paré ont émigré en Hollande; mais est-il bien vrai de dire que la révocation de l’édit de Nantes fut la cause de cet exil? Dans tous les cas, l'exil n'aurait point frappé la famille entière; car outre M, Louis Bourlier, que nous avons vu tout-àl'heure réclamer cette parenté glorieuse, je trouve inscrit sur la liste des souscripteurs, le nom de mademoiselle Bourlier d'Avesnières, sans doute de la même famille, et celui d'une dame de Laval qui porte encore ce beau nom de Paré, M, le docteur Hubert, dans la notice déjà citée, nous apprend qu’on retrouve à Laval, depuis 1740, une famille du mâme nom dont les descendants portent pour prénom habituel le nom d’Ambroise, sans pouvoir établir aujourd’hui une filiation plus directe ; et que cette famille, avant la révolution de 1789, était exempte de capitation et de l'impôt de gabelle, comme issue de notre grand chirurgien, Comment donc M. Villaume, en parlant de la mission donnée à Lassus (et non à M, de Lasuse, comme il l'avait imprimé par erreur) de rechercher à Laval les descendants de Paré, ajoute-t-il qu'il ne s’y en trouva point? M. Hubert rapporte à cet égard « qu’en 1804, lorsque le professeur Lassus vint présider le jury de médecine à Laval, il était porteur d’une lettre du cabinet de l'Empereur qui lui enjoignait de rechercher à Laval les descendants de Paré, qu’il voulait honorer de ses bienfaits ; » mais 1l ne dit rien des résultats de cette recherche,

Avant d'abandonner ce qui regarde la famille, je dois dire que Claude Viart, beau-frère de Paré suivant M. E. Bégin (voir mon Introd., page coxxvu), est cité à plusieurs reprises dans lesœuvyres de Paré, notamment dans la grande Apolosie, à la date de 1585, et toujours sans aucun titre de parenté.

Nous avons yu que Paré ayait d’abord été recu maître barbier chirurgien ; etaux documents que nous avons réunis sur l’état des barbiers à cette époque est venue s'ajouter depuis une curieuse planche , insérée par M. Dusommerard dans sa grande et belle publication, / Album des Arts au moyen äge, et calquée sur un

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