‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 547 sur 602 · DES ARMES DES BESTES · texte numérisé non relu

DES ARMES DES BESTES

Les bestes ont toutes leurs armeures naturelles : parquoy elles n’ont besoing d’en faire forger d’autres, ou d'emprunter, d’ailleurs comme les hommes. Il y en a mesmes de celles qui ont telles armes,qu’elles prennent par icelles ceux qui les veulent prendre. Et pour exemple, la torpille ne blesse pas seulement ceux qui la touchent à nud: mais aussi par entre les refs, elle iette vne distillation qui stupefie et engourdit les mains des pescheurs, en sorte qu’ils sont contraints de tout lascher : et par ainsi la torpille se sauue.

André Theuet escrit ! que la mer Persique, vers l’Arabie, nourrit vn poisson de la grandeur et grosseur d vne carpe, garni d'aiguillons et pointes, comme nostre herisson, auec lesquelles il combat contre tous autres poissons. C’est chose toute asseurée, que s’il en a donné vyne atteinte à vn homme ou beste, comme aussi de ses dents, en vingt et quatre heures on se peut tenir prest pour mourir ?.

! Liu. 10. çh. 10. tome 1. de la Cosmographie. — À. P. 6 2 Après ce paragraphe , auquel était jointe

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Les cancres et escreuisses, encore qu'ils soyent petits animaux à comparer aux susdits, si est-ce qu'ils se seruent de leurs pieds de deuant, qui sont fourchus, non seulement à manger, mais aussi à se defendre ou assaillir,

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