chapitre
tutélles , qWon doit ordonner par la voye dé contrarieté à la cause desdites fiéuüres, En premier lieu, les bains d’eau tiede et naturelle sont tres- Ytilés, pourüëu que le malade ne soit point plethorique, plein d’excremens, ou autreñient suiet à catarrhes et defluxions : pource qu’en fondant et liquefiant les humeurs , et en relaschant les parties, on seroit cause dexciter ou augmenter le catarrhe :
c’ést aussi pourquoy en tel accident on doit euilef les frictions et onctions faites auec les huiles tiedes, qui d’ailléurs sont fort vliles à ces fiéures , ptincipälement quand elles sont causées par trauail excessif , par adstriction des pores, et par les bubons!. Que la nourtfituré soit rafraichissante et hüumectante, faite de viandes legeres, de bon suc, et aisées à cuire et à distribuër, Pour le boire on peut donner de petit vin, et Bien trempé, d'autant qu'il rafraichit, prouoque les vrines et les sueurs , humecte et fortifie l’estomach , et recrée les esprits. Qu’on se donne loulesfois bien garde de le donner lorsqu'il y aura douleur de teslé , ét quand là fiéure Séra excitée
1 Le texte variait ici en 1575 et en 1579.
On lisait :
« Au reste que céste regle te soit generale, d’opposer à chaque cause dont ceste fieure aura esté excitee, son contraire pour remede, comme au trauail le repos, aux veilles le dormir, à la colcre et fascherie toutes choses plaisantes , propos ioyeux et recreatifs : au bubon la curation de l’vlcere dont il aura esté excité, en apres celle du bubon, enfin de la fieure. Le vin mediocrement trempé, selon la coustume du malade, est viile en toutes les causes de la fieure diaire, excepté quand il y aura douleur de teste, quand elle estexcitee de courroux, et d’yn bubon, elc. »
Dans son nouveau traité, il a réservé cette règle générale pour la conclusion du chapitre.
g2 LE VINGTIÈME LIVRE,
de courroux et d'vn bubon: car, principalement en ces derniers Cas, il faut retrancher tout à fait le vin, iusques à tant que linflammation ayant passé son estat vienne en sa declinaison f.
Pour la cure particuliere, il faut tenir pour regle asseurée qu'à chaque cause qui aura excité la fiéure , il est necessaire d’opposer son contraire pour remede, comme au trauail le repos, aux veilles le dormir, à la cholere et fascherie,. toutes choses plaisantes et agreables, propos ioyeux et recreatifs : au bubon la curation de l'vlcere dont il aura esté excité , en aprés celle du bubon,et enfin celle de la fiéure. le ne parle point icy ny de la saignée, ny de la purgation, d’autant que la fiéure estant courte, sans peril, et sans l’impureté du sang et des humeurs , tels remedes genereux scroient icy hors de saison.