‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 111 sur 515 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

DES SVEVRS IMMODEREES.

le ne m'estens point icy sur la différence des sueurs et leur signification , veu que cela appartient à la semiotique : ie m'arreste seulement à la sueur immodérée : laquelle, soit qu'elle vienne par voye de crise ou autrement, précipite le malade en de grandes foiblesses, et en suite, si on n'y remédie, à la mort.

C'est pourquoy lors qu'on voit telle sueur immodérée, il faut recourir aux medicamens qui repercutent et qui bouchent les pores du cuir. On fera donc des fomentations d'eau de rose, de plantain, de morelle, y adioustant la sixième partie de vinaigre rosat : ou bien on fera vnc décoction dans l'eau des mareschaux , de roses rouges, de balaustes,de noix de cyprès, d'escorce de grenade, de morelle, de plantain, de ioubarbe, d'absinthe, de penlaphyllum, de centinode , de tapsus barba^us et autres

On aura aussi recours à ces medicamens que les Grecs appellent diapasmala et alispasmaia, faits de poudres de roses rouges, de bol armenc,de terre sigillée, de croye, d'alun, de plomb bruslé , de piastre laué , lesquels on seme sur le corps du malade, à fin que par leur vertu emplastique ils empeschent la sueur de sortir, pn donnera aussi cependant au malade des iuleps et apozemes adslringens et incrassans pour le mesme effet , les nourrissant bien au reste de viandes aisées à cuire , mais qui ne puissent nullement eschauffer.

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