CHAPITRE X
ÇIGMES QVI UiPîiSTRENT I.A LEPBE E8TBE H CONFIRMÉE
Suiuant la doctrine des anciens , il faut examiner toute la teste, et principalement la face du malade, en laquelle apparoissent les propres signes et les plus véritables , pource que la face est molle et rare , et en icelle le cuir de ténue substance : au moyen dequoy l'humeur melancholique et aduste y est facilement conneu , faisant lésion à icelle plustost qu'aux autres parties extérieures.
Premièrement donc faut regarder la leste, et sçauoir si les malades ont vne alopécie , c'est à dire, cheute de poil, assez semblable à celle à laquelle sont suiets naturellement les renards, et régénération de cheueux gresles, courts et subtils : qui se fait, pource que l'action de nature en l'habitude des poils est corrompue par le défaut d'alimens propres, et partant il est nécessaire qu'ils tombent.
Adiouste que les humeurs et vapeurs enuoj'ées et suscitées des parties naturelles et inférieures d'vn ladre , en haut, sont si adusies, que de leur acrimonie ils rongent la racine des poils et aliment qui pourroit estre enuiron icelle, de sorte qu'iceux
1 Ce chapitre est, comme le précédent, de 15G8 ; mais il a été fort augmenté en 1575. Les additions portent sur la plupart des paragraphes, et on peut remarquer, en thèse générale, que presque tout ce qui est de description positive dans l'énumération des signes est de l'édition primitive , et ^ue la plupart des explications sont de l'édition suivante. Je noterai d'ailleurs les principales.
m L/V PETITE VI
m pmmt a^Wmmmit siijjsislerl:
cl 4 pausp (Je rimbi'L-iJliit; de l;i par- Im, ils y j"euie{if)cn|, dIjjs jjeliés et gresles. PareiljpmienI, on U)^v arrachera ^jes j)Ueuu)ii^ pi de |a Jjarixî, et dps SMVircjls, e,t verra-on si ajjocquos Içnr facipe on jifTaphe quelque portff)n de cji^jr: p^r (elle clique ne se fljjjtqpe par pourrilifrepî cQnupiiqn Je sifp alinientairp.
Pour le secQRd signe, faut /gsler du jloigl les sourcils el derrière Jes oreill^s, sçauQir s'Ms ont des tubercules granuleu:^ , c'est à dire grains ronds et durs, à caijse qu'en la lèpre la Vprfw assimiJatiMe défaillant, fait que 1^ ïioprrissepaeql venant au2^ parties pfi se peMt assimiler entièrement et parfailppient : parguoy arresté et çojjime conglqb.é e» lieu estroit , poinifle derrière les oreilles , de sa Pfoprp crassitie et lerrestrité, il de- Sjeurp grafluîeux: laquelle cliose apport et se nionslre principalement au visagp pt aux parties desnuées de chair : et tel signe est fort certain.
P'an3»^age, ils ont les orei.les rondes . DQyr Ja consomption de leui-js lopps .et parties pharneuses par djsfajjt d'aljmeot suffisant , grpsses, espaisses et luhercmLeuses à cause dp la crassitie et terresirité de l'aliment gui afflue à fa partie ^:ee que aous piettrons pouf le {./-gisiéme signe.
Pour I.e quatrième , ils .ont le froijt ridé comme yn lion, aont aucuns ont appellé ceste maladie morbus Uoninus. Et ^elle siccité vient de toute l'habitude diji cpfps : aussi voyonsnous Tescorce d'yn vieux cbesne et
J hc commencement de cette phrase est J^fle addition xle 1576.
^ L'édition de portait seulement : ils oui les oreilles rondes, grosses, espaism el tuberculeuses: le reste est de 1675.