DE T.A
tes (le putréfaction en temps Ç{e peste, se tournent facilement en telle corruptiou extraorUii^ajro et (lu tout estrange. Et parlant, en telle constilutipn de temps, il fait boq euil^iV les lieux iufepU la frequeptatip.n des pestiférés, de peur qi.ie par la vapeur et exhalation de l'air corrompu uous ne sqyofls ^nftiçtés : cqui^en q\i'i\ii^si il n'pst pas ^^ecessaire que ^qi^s ceux qui attirent l'air pestiféré pre^^i^çnt pestç : car on ne }a peut prepdre q^i'il n'y ait qupjqqp preparatiq^^ dispqsitipp : çe que l'expérience iournaliere demonstre. Aussi Gi^liep le dpplqre au Ijure d/çs çLiffçrçiiçes c^gs fiçurçs, disî|nt que îiulje cause ^^e peut pr()di|ire son effet sans que le corps y sqU apte et préparé, i^ptrement ^,pl]S serqjeut infectés de mespie cause- Neaufimq^i^s paf pQnt|i^ue frequenlfition {}ps liei^x et perspnpes enjjeiùn^éps tje tpl yppin , qq pe^t acquérir vpp (jispositipp qi prppaf qtiqp à ^ecqupir icpllq ppste : caf popabien q^p le bqis vpfd'pe sqit disposé ii ^J^:^§ler, si est-ce que pour pstre long fe|:flps £||i feu, il bfusjp. Partapf ifî pon^ejUp de se preseruer tqusiqiifs, pt puitej: les lieijx pf persQîjnes ppsUfpféps : car le Yepin prjs par l'qdeur t|es vapeurs Yppifiipuses , est qier^eilleitspment spudain, et n'a affaire d'aucun huvçim\ qui Ipy serup {|e cqf^duile pour entrer ei) poslre corps pt agir en ipe- Ipyj conime pq]|s auons (lit par cy (leuant. Car les(lifes yape^rs, estîjps si}f|tilps, sqnt facilefnepf attirées aupc l'aif dedijps les pouln^qn^, et fl'iceux deflai^s le cœur ( dqnijcile (^e la yjp ), puis passent par le^ artecps, pt d'elle^ se cqmmuniquepl par tqut le ppfps, gqstans prejTiierepientles esprits, puis les humeurs, pj en la pu \^ si}|^stai|cp ipc^me des parties sqlides
! Toutes les éditions portent ici simple-
Pr quana flq^^s PHVloj^s de l'ajr pesfilpflf, ^oii^ ne Yq^^lQus soit es- ^jmpf'p pt eiqçpçntq^v^ : çav pstapt Sii^ple, ianv:»!^ n'acquicil Ç|p ïipurvifurp, mais par addition ^t ipcslange jle§ Y^tPPm'S po\ivr^ps çsparscs çn fuj. Parqqqy veu que f'air (lui uqqs ejiuironue et e^t coqfijïu, est perpetijéllepaenf pecpssç^irp à postrp vie, et q^ie saris iiiy W ponuons viqrp, if faut qup^ splop la (fisposiliqn , pqslrc cqrps sqjf pu plusie^irs et diuersps raaqierp^ altprq , fi Cïipso que cqpfinqelfempnt nqi^s l'attirops par j'aftrçictiqu se fait deg poulmon§ ps p£jrties pectorales dédiées à Ifi respir, ratipp, et parpi|!ement par la li'iinspiratiqn qui se fait par les pores pf petits pertuis insensibles de tout le.
cqrps, et des îirtpres espantlues aii cuir : ce qui se fait tant pour fa generatipn de l'esprit de vie, que pour rafraîchir nqstre çhalpur naturelle.
A peste cause, s'il pst immqderémpnt chaud, froid, huinicle, ou sec, if altère et change la feniRer£(ture du corps en sembiable qonsfitutipq qpe la sippne. Mais enfre iputes Ips ponstifutions (fp l'air, cpflegui pst ct(avi(fp et humide est fort dqngevpuse , par teljes qualités spnj; pause dp puffpfactiqn : ainsi gue l'experipncp nous fait voir és lieu^f où le veptrparfp en Esté exerce sa tyrannie, psguejs vnp viandp, fanf sqit plie fraicl^p, se pqy-
raent : la substance même des par{ies. Majs cela vient de ce qu'elles ont copié Irop fidèlement l'édition primitive de 1568, sans faire attention à Vermtum unique de cette édition , ainsi conçue :
« AV LECTEVR.
» Amv LECTEVR, ^ la pagc IG. ligî^e 9. après ce mot, parties, faut adiousterce'mot, solides. S'il se trouue d'autres fautes, elles sont ou de petite conséquence, ou aisées à vn chacun de corriger. »
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rompt ot pourrit en moins de demie heure. Semblablement nous voyons que l'abondance des pluyes engendre beaucoup de vapeurs, lesquelles lors que le soleil ne les peut résoudre et consumer, altèrent et corrompent l'air, et le rendent idoine à la peste. Mais il faut icy noter que la pourriture qui vient des corps morts des hommes , est plus pernicieuse aux hommes que celle des autres animaux : aussi celle des bœufs aux bœufs, des chenaux aux cheuaux, des pourceaux aux pourceaux, ainsi des moulons et autres animaux : ce qui prouient pour la sympathie et concordance qu'ils ont les vus aux autres, comme on voit qu'en vue famille et personnes qui sont de semblable tempérament, si l'vn est espris de peste , elle se communique ordinairement à tous. ToulesTois on a veu aussi pour escorcher des bœufs et autres bestes mortes de peste, l'escorcheur mourir subitement, et le corps d'iceluy deuenir tout enflé.
Le tonnerre et esclairs, par son grand bruit et tintamarre, esmeut si véhémentement l'air, qu'il fait renforcer la peste
Or pour conclure des effets diuers de l'air, nous dirons que, selon qu'il est diuers et dissemblable , aussi il rend dissimilitude d'affections et différons effets, mesmes es esprits, lesquels il rend gros et hébétés, ou subtils et aigus : et pour le dire en vn mot, l'air a empire sur tous les hommes et autres animaux, plantes, arbres, et arbrisseaux.
1 Cctie courte phrase, qui rompt la liaison des idées, a été intercalée ici en 1585.
lEME LIVRE,