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faisions de bonne volonté : et croy qu'ils n'eussent fait le semblable enuers les nostres, parce que l'Espagnol est Ires-cruel, perflde et inhumain , et partant ennemy de toutes nations": ce qui se preuue par Lopez Espagnol et lienzo Milanois, el autres qui ont escrit l'histoire de l'Amérique et Inde Occidentale , ont esté contraints confesser que la cruauté, auarice, blasphèmes et meschanceté des Espagnols , ont du tout aliéné les panures Indiens de la religion que lesdils Espagnols disoient tenir ; et tous escriuent qu'ils valent moins que les Indiens Idolâtres, par le cruel traitement fait ausdits Indiens.
Et quelquesiours après, enuoya vue trompette à Thionuille versles ennemis , qu'ils eussent à renuoyer quérir leurs blessés en bonne seureté : ce qu'ils firent auec charrettes et chariots, mais non à suffisance. Monsieur de Guise leur flt bailler charrettes et charliers, pour les aider à conduire audit Thionuille. Nosdits chartiers estans de retour, nous rapportèrent que les chemins estoient tous paués de corps morts , et n'en ramenèrent iamais la moitié, car ils mouroient en leurs charrettes : et les Espagnols les voyans estre aux traits de la mort, aupai-auant qu'ils eussent ietté le dernier souspir , les iettoient hors leurs charrettes, et les enseuelissoient en la bouë et fange, disans qu'ils n'auoient nulle commission de remmener les morts. D'abondant nosdits chartiers disoient auoir trouué par les chemins beaucoup de charrettes embourbées, chargées de bagages, qu'ils n'osoient renuoyer quérir , craignans que ceux de Mets ne leur courussent sus.
le veux encore retourner à la cause de leur mortalité, qui estoit princi-