‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 465 sur 515 · DES MONSTRES MARINS · texte numérisé non relu

DES MONSTRES MARINS

Il ne faut douter qu'ainsi qu'on voit plusieurs monstres d'animaux de

1 Le travail qu'on va lire faisait suite, dans toutes les éditions de Paré, au livre rfcs MoHsires; j'ai exposé ailleurs (voyez ci-de- ■vant page l ) pour quelles raisons j'avais jugé à propos de l'en séparer. Il faut dire ici un mot de sa composition.

Dans les deux Hures de Chirurgie de 1573, il constituait le 32-^ chapitre du livre des Monstres; et tandis que les 31 premiers chapitres étaient rangés sous ce titre courant : des Monstres terrestres, il portait ce titre courant spécial : des Monstres marins. En effet, 11 ne s'y agissait encore que des animaux vrais ou fabuleux que l'on disait vivre dans les eaux, à part cependant quatre petits articles sur l'autruche, l'oiseau de paradis, le rhinocéros et le caméléon, qui terminaient le chapitre et le livre.

En 1575, il y eut peu de chose de changé; c'était toujours un chapitre unique, intitulé : des Monstres marins , avec l'histoire des quatre animaux indiqués en dernier lieu. Mais en 1579, avec l'histoire de l'autruche et de l'oiseau de paradis, à laquelle il ajouta deux autres articles. Paré constitua un deuxième chapitre intitulé : des Monstres volatiles j avec l'histoire du rhinocéros

diuerse façon sus la terre, aussi qu'il n'en soit en la nier d'eslrange sorte : desquels les vns sont hommes depuis la ceinture en haut, nommés Tritons, les autres femmes, nommées Serenes, . qui sontcouuerts d'escailles, ainsi que

et du caméléon, augmentée de bon nombre d'autres , il lit un troisième chapitre qui reprit l'ancien titre des Monstres terrestres ; le tout couronné par un quatrième consacré aux Monstres célestes. En 1582 et 1585, il reprit les histoires des monstres à cornes pour les transplanter dans le Discours de ta licorne le livre des Venins ; mais il ajouta un dernier chapitre sans titre, et qui n'est vérilablementque la suite du quatrième, tel qu'il avait été conçu en 1579.

Il n'y a pas dans tout ceci un mot qui ait trait directement,à la médecine ou à la chirurgie , sauf deux ou trois annonces de vertus fabuleuses attribuées à certains animaux. Aussi me suis-je peu occupé de rechercher les sources où avait puisé l'auteur; il les annonce d'ailleurs lui-même presque à chaque article. Il y avait une grande quantité de figures d'animaux, les uns purement imaginaires, les autres qui représentent peut-être des êtres réels, mais grossièrement défigurés; quelques uns enfin assez bien tracés d'après nature. J'ai tout retranché, à l'exception de la figure d'un squelette d'autruche préparé par Paré lui-même. J'ai dù en conséquence éliminer du texte

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