‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 54 sur 515 · VRES · texte numérisé non relu

VRES

che, il faut rafraîchir et humecter:

eu pareillement esgard à la cause matérielle de la fleure, qui est la bile aussi chaude et seiche, il ne faut faire autre chose que rafraîchir et humecter. Mais lorsque deux indications ne s'accordent pas , comme és fleures pituiteuses et melancholiques , alors il faut prendre indication de la chose qui presse le plus et qui apporte plus de peine ou de péril au malade , ne négligeant pas tout à fait neantmoins l'autre indication. En vu mot , il faut s'adresser premièrement et principalement au plus nécessaire et plus vrgent, et puis après à ce qui presse le moins. L'autre chose à obseruer est pour la seconde indication , que nous auons dit eslre prise du retranchement de la cause.Or ce retranchement ne se peut faire par vn seul remède, mais par diuers moyens , à cause qu'il n'est pas question d'vne seule cause en la fléure, mais de plusieurs, comme nous auons donné à entendre cy-dessus.Par exemple l'estoupement des pores et conduits du cuir, et la suppression de l'excrément acre et fuligineux qui se fait par ces pores , sont ostés par les medicaraens relascbans, résolutifs et digestifs : lapourriture par ceux qui euacuent , cinsent, contemperent , atténuent, incisent et ouurent : l'obstruction des vaisseaux, si elle est faite par humeurs crasses , lentes et froides, par ceux quieschauffent puissamment et qui incisent et atténuent : si elle est causée d'humeurs bilieuses, par ceux qui rafraîchissent : et ainsi des autres , comme nous dirons au progrés de ce Traité , en la cure de chaque fiéure en particulier.

ClUPiTRE V

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