‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 87 sur 515 · DES FIEVRES EXTRAORDINAIRES · texte numérisé non relu

DES FIEVRES EXTRAORDINAIRES

Nostre première diuision des fiéures a esté en ordinaires et extraordinaires, dont les premières ont esté exposées iusques icy. Restent donc les extraordinaires seulement, qui pour le dire sainement, ne sont point nouuelles différences et espèces de fiéures, ains sont les mesmes que nous auons expliquées, mais qui ne sont pas seulement accompagnées de leurs symptômes et accidens ordinaires , mais aussi d'autres qui sont plus estranges et plus extraordinaires, et pour la pluspart tous dangereux et mortels. A ces fiéuresicy ie rapporte toutes celles que l'on appelle malignes, peslilcndelles, contagieuses, purpurées, les tierces quotidianes et quartes pestilentielles, Vephemere des Anglais, que l'on appelle î<îpovoû<7ov, les fiéures epidemiques accompagnées de coqueluche, de pleurésie, pcripneuraonie, dysenterie pestilentielles et contagieuses : bref toutes celles qui ont quelquenialignité extraordinaire,

desquelles loutosfois ie ne prelens

DES FIÈVRES

point en ce discours parler plus amplement, d'autant qii'icellcs fiéures se peuuent commodément rapporter à la peste, de laquelle nous auons l'ail vnliure particulier '. C'est pourquoy

1 11 renvoyait déjà pour le même objet à son livre île la Pe\te dans le traité des Fiéures de 1575. Voyez ci-devant la dernière note du chapitre 13.

ce seroit chose superflue que de vou" loir derechef m'estendre sur ce suiel : qu'on ait recours à mon discours particulier, et on trouuera dedans assez de matière pour contenter l'esprit curieux du chirurgien. Et que cecy sufflse pour la première partie du discours des fiéiires, l'ordre nous appelant à la seconde partie.

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