‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 156 sur 482 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DES SIGNES DES FliACTVIlES •

Les signes des f raclures sont assez euidens et manifestes : desquels le premier et plus|certain est, quand, en maniant la partie fraclurée, on trouue les parties des os séparées, et sent-on vue crépitation et attrition , ou croquement : c'est à dire, vn bruit qui vient du frayement des os qui touchent les vus contre les autres. Semblablement on connoist la fracture par l'impuissance de la partie, et principalement si ladite fracture est aux os adiutoires , et au gros os de la ïambe. Car n'estant seulement qu'à vn des petits fociies du bras, ou de la iambe, pour cela le malade ne laissera de manier aucunement le bras, ou de cheminer sur le pied, pource que ce petit focile ne sert qu'à soustenir les muscles, et non le corps, comme fait le grand os. D'auantage la fracture peut estre conneuë par la figure de la partie changée : qui est caue au lieu d'où est parti l'os, et

chapitre se retrouvent, au moins quant au fond, dans l'édition de 1564.

J'ajouterai que dans celle de 1575 A. Paré a ajouté louchant les causes des fractures, un paragraphe qu'il a placé assez mal à propos au chapitre 3, et dont la place était beaucoup mieux marquée à la fin de ce premier chapitre. Mais comme toutes les éditions complètes sont uniformes à cet égard , je n'ai rien voulu changer à l'arrangement fait par l'auteur, et je me contente de signaler cette légère erreur dans la disposition du texte.

* Ce deuxième chapitre, à l'exception de rpiclqucs mots changés à la fin et sans aucime importance, est reproduit intégralement d'après l'édition de Ibd'i.

DV.S FRAr.TVRKS DKS OS. 297

bossue au lieu où il s'est arrcsté , accompagnée d'vn(! Ires grande douleur, qui vient à cause de la blessure de la membrane dite Périoste, et de celle qui couure la moelle, et des autres parties qui sont pressées ou picquées , et les nerfs qui sont peruertis de leur lieu.

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